Il fut un temps, pas si lointain, où l’on pouvait être fier du travail que l’on avait accompli.
Aujourd’hui, personne ne peut être satisfait de son travail : il y a toujours quelqu’un pour dire que l’on aurait pu mieux faire, que la production est insuffisante, que c’est nul.
Autrefois on encourageait, aujourd’hui on dénigre pour stresser et, de cette façon, obtenir toujours plus,jusqu’à l’extrême limite pour certains.
On joue sur la fierté des gens pour les faire douter d’eux-même et de leurs capacités à accomplir leur tache. Ca marche effectivement très bien au Japon où ne pas "perdre la face" est extrêment important.
C’est une entreprise de déstabilisation constante pour "tirer le maximum" d’un individu qui sera toujours tenté de vouloir prouver qu’il est meilleur qu’on ne le prétend.
A quoi devons-nous cet abaissement perpétuel de la personne au travail ?
A des rapaces qui en tire profit en ne le laissant pas respirer et en le pressurant jusqu’à l’extrême limite.
Le premier des droit de l’homme est le droit à la vie, mais pour vivre il faut manger !
C’est un impératif auquel personne ne peut déroger.
Le seul problème c’est que près de 20% des citoyens français doivent se contenter de manger ce dont les autres ne veulent pas : la vache laitière de réforme qu’on a engraissé avec on ne sait quoi avant de l’abattre pour en tirer un maximum de profit au lieu du boeuf charolais ; le poulet d’élevage gavé d’antibiotiques au lieu du poulet élevé en liberté etc.... et encore quand ils peuvent se le payer....
Je ne parle même pas de tous ces légumes poussés sous serres et hors sol qui sont plus ou moins génétiquement modifiés pour avoir un bel aspect et une longue conservation. Même en pleine saison ils sont hors de prix.
Est-ce vraiment bénéfique pour la santé d’être contraint par la nécessité de manger ces produits ?
Est-ce normal de s’en satisfaire sous prétexte qu l’on est pauvre ?
Dans ma vie, j’ai eu des hauts (pas très élevés) et des bas (très bas)et il m’est arrivé d’aller dans ces magasins de hard discount, je sais donc par expérience que ces produits ne sont pas de qualité quoi qu’on en dise ni sur le plan de la composition, ni sur le plan gustatif. A moins de les avoir consommés toute sa vie, et ne plus pouvoir faire la différence, on ne peut s’en satisfaire.
Quand j’entends des nutritionnistes nous dire que tous ces aliments à bas prix sont néfastes pour la santé et que pour se nourrir correctement il faut "consentir "à payer plus cher des aliments de meilleure qualité, ça me fait bondir de rage. C’est du pur cynisme envers tous ces gens qui n’ont pas le choix.
C’est reconnaître que les personnes qui n’ont pas de moyens sont condamnées à bouffer de la merde nocive à la santé.
Une autre organisation du commerce permettrait sans nul doute des prix plus abordables : aux deux bouts de la chaîne, producteur et consommateur, les gens sont lésés.
Il est inadmissible au XXI° siècle que des gens se nourissent de ce dont les plus nantis ne veulent pas et d’en faire un commerce. On se croirait revenu au XIX° siècle.
Ce maire a bien raison de trouver indigne la seule pensée de le mettre en oeuvre.
Pourquoi se satisfaire de cette situation et la croire inéluctable ?
Ce n’est pas seulement de la mauvaise foi de la part des journalistes, c’est de la malhonnêteté car ils montrent ainsi qu’ils n’enquêtent pas. Ce n’est donc pas de l’information et ils en deviennent incrédibles sur la plupart des "informations" qu’ils distribuent ,et à diviser les Français
Ils relaient la propagande gouvernementale qui consiste à dire et à enfoncer dans les crânes que les fonctionnaires sont des "privilégiés" à qui il convient d’ôter des "privilèges scandaleux".
Les seuls fonctionnaires qui bénéficient de primes sur leur bulletin de salaire (et au noir) se sont les hauts fonctionnaires qui travaillent dans les ministères et je suis prête à parier qu’on n’a pas touché à leurs primes et à leurs avantages en nature ni même à la durée de leur temps de travail. Mais de ceux là, les journalistes n’en parlent pas.
Institutrice, en retraite depuis 2 ans, j’ai terminé ma carrière à l’échelon le plus élevé, (le 11°) avec 1980€ et sans prime. Et ce n’est pas avec 1% d’augmentation annuelle que mes collègues en activité vont devenir richissimes !
Depuis quelques temps, je suis "hérissée" par un autre discours que tiennent ces mêmes journalistes et qui est de la même eau : ils décrivent les "seniors" comme des personnes détenant du fait de leurs retraite un haut pouvoir d’achat comme si chaque retraité disposait de 4 ou 5000€ mensuel. Du coup, ils montent les plus jeunes contre ces vieux qui ont tout et qui soi-disant les empêchent de vivre. Les "seniors" sont censés ne se priver de rien, de voyager, de faire de gros cadeaux à leurs petits-enfants etc...
Il mettent en avant une minorité de la population comme si c’était une vérité universelle.
Ils contribuent à monter une partie de la population contre d’autres parties : le privé contre le public, les jeunes contre les vieux.
A l’émission "ce soir ou jamais", j’ai entendu un jeune dire qu’il ne voulait pas payer les retraites des vieux qui lui prenaient déjà tout et qu’il serait bien de les supprimer.
Dans un dictionnaire, jai lu un jour que le pédagogue ( à rapprocher du pédant) était celui qui voulait apprendre aux autres ce qu’il ne savait pas lui-meme.
J’appelle donc la pédagogie "la science des ânes" !
Toute plaisanterie mise à part, depuis 30 ans l’école est en voie de destruction. On complique tout sans nécessité pour faire croire que l’école est "moderne". Et on la détruit à coups de réformes.
La plupart des réformes se sont révélées désastreuses, mais on a poursuivi leur application pendant au moins 20 ans. Tant pis pour les élèves !
Je vous donne un exemple : dans les années 70, on a décidé en "haut-lieu" que l’enseignement de maths, notamment au CP était complètement rétrograde. Pensez, on apprenait le calcul avec des bûchettes et les tables d’additions devaient être sues par coeur !
Pour être modernes, on devait donc enseigner des "maths modernes" : plus de nécessité d’apprendre les tables d’addition,il fallait faire confiance à l’intelligence "innée des élèves" qui sauraient trouver les résultat d’une autre façon et non comme des perroquets. Plus de bûchettes mais des diagrammes de Ven avecbijections, inclusions etc...
Le seul problème c’est qui’il a fallu 20 ans pour qu’en "haut-lieu" on s’aperçoivent que les enfants ne savaient plus compter.
Mais peut-on admettre en "haut-lieu" qu’on est d’une nullité absolue ?Bien sûr que non ! Alors on fait un mélange de maths "modernes" et de maths "traditionnelles", mais attention ! pas d’apprentissage par coeur ! Et on ne sait toujours pas compter.
Prenons l’exemple de la grammaire dont on parle aujourd’hui : on ne peut guère la changer mais on a voulu une "grammaire moderne" parce que tout doit être moderne. Ne pouvant changer le fond on a changer le vocabulaire s’y rattachant pour arriver jusqu’au ridicule.Intégrer ce vocabulaire est plus ardu que de comprendre la grammaire elle-même.
Tout ce qui est simple doit devenir compliqué pour être "moderne".
Or rien de ce qui est annoncé ne changera quoique ce soit aux problèmes de l’école.