Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
Pour être plus clair, quand je parlais de « m’encarter », je voulais dire que fut un temps, les idées et la démarche du PS me semblaient aller dans le bon sens.
Aujourd’hui c’est plus simple, ils ne vont nulle part, si ce n’est là ou le vent populiste les mènent, sous la houlette d’un capitaine qui ne fait pas la différence entre un sextan et un gouvernail...
Mais qui sait fort bien se placer devant une caméra. N’est-ce pas Mme Royale ?
En ce qui concerne le FN, on peut reprocher à juste titre à tous les partis politiques un tant soit peu représentatifs de lui avoir laissé les valeurs d’amour de la patrie. Le simple fait de parler de cela maintenant vous vaut deux étiquettes pour le prix d’une : « ringuard » et « facho ».
La lacheté et l’inconséquence des politiques depuis 25 ans ont érigé Le Pen en défenseur de la patrie, et l’amour de la patrie en fascime avéré. Nous sommes l’un des rares pays dans le monde - peut-être le seul - ou l’on ne peut pas dire aimer son pays sans être classé d’extrême-droite. J’emmerde l’extrême-droite et je trouve cela profondément regrettable.
Je ne reviens pas sur votre sentiment pour Mitterrand, il faudrait pour cela rentrer dans des détails longs et superfétatoires.
Par contre, si je reconnais à Tonton des qualités d’homme d’état que Chirac n’aura jamais, même de loin, il y a d’autres attitudes que je n’oublie pas.
J’aurais pu moi aussi, fut un temps, m’encarter au PS. Mais leur lâcheté récurente et leur refus de voir la réalité telle qu’elle est m’insupporte de plus en plus. Comment se rallier en 2002 à un DSK qui affirme avec aplomb que « l’insécurité est un mythe » ?
Par ailleurs, hormis les racines 68ardes du mal qui mériteraient à elles seules un article de fond, je pense sincèrement que les socialistes des années 80 ont largement aidé à créer la situation que nous connaissons aujourd’hui, notamment dans les banlieues.
Rappelez-vous l’attitude dégoulinante de bons sentiments d’un Jack Lang qui refusait, quelles que soient les circonstances, d’accabler un délinquant de moins de 20 ans.
L’agresseur « victime de la société », c’est une invention dont la paternité revient principalement à des Mitterrand et des Lang. Ca n’enlève pas de son bilan nombre d’actions éminemment positives, mais il m’est difficile de leur pardonner cela.
On peut aussi débattre sur la lacheté des gouvernements successifs qui n’ont rien fait pour inverser la vapeur, préférant se mettre la tête dans le sable.
Mais c’est Jack Lang qui a érigé la notion de « jeunes » en entité à part, victime de tout et responsables de rien. Nous en payons encore aujourd’hui le prix.