• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Dwaabala

Dwaabala

« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

Tableau de bord

  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 140 1496 2239
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 308 185 123
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 17 novembre 2014 14:41

    Pas plus que je ne suis pour quelque chose dans ses formes actuelles, il ne m’appartient en tant qu’individu de déterminer les formes de la société de l’avenir : elle sera l’œuvre de ses membres eux-mêmes.
    Ce qui est certain c’est que, quelle qu’elle sera, le producteur (qui n’aura pas disparu !) ne pourra prétendre disposer directement de l’intégralité de son produit, fût-ce en valeur ( celle-ci utilisée comme simple moyen comptable) : une part en revient nécessairement à l’ensemble de la société qui en redistribue l’usage, et non plus au possesseur privé des moyens de production. C’est cela le socialisme.



  • Dwaabala Dwaabala 17 novembre 2014 14:06

    La grande production capitaliste est socialisée, c’est en cela que le capitalisme est l’antichambre du socialisme. Ce n’est pas le travail ouvrier qui disparaîtra, mais son exploitation par la propriété privée.
    Sous l’effet de la concurrence, le capital tend à automatiser la production, ce qui lui permet de lancer sur le marché des produits à moindre coût, mais en plus grande quantité.
    Le taux de la plus-value diminue car la part de travail vivant incorporé dans la marchandise diminue du fait de l’automatisation. C’est cela la baisse du taux de profit. Elle est compensée par la production de masse (le capitaliste gagne moins sur chaque unité produite, mais en produit davantage), l’ouverture de nouveaux marchés, et le développement du secteur de la production des moyens de production (section II du capital).



  • Dwaabala Dwaabala 17 novembre 2014 13:40

    Ce n’est pas parce que les automobiles Renault sont montées sur des chaînes automatisées que l’exploitation du travail salarié disparaît : il ne s’agit là que de l’étape ultime d’un processus aux ramifications innombrables chez les sous-traitants qui travaillent eux-mêmes sur des produits qui leurs sont fabriqués depuis les matières premières.
    La baisse tendancielle du taux de profit est une loi du capitalisme de libre concurrence, qui lui-même connaissait d’ailleurs un développement inégal suivant les branches d’industrie.
    L’époque est depuis longtemps celle des monopoles : pour revenir à Renault la production automobile par exemple est le monopole de quelques firmes, dont le capital n’est plus seulement industriel mais financier et dont le champ d’action ne se limite pas à ce que nous, Français, avons directement sous les yeux. Pour vous faire rire au nez, allez donc dire en Inde comme en Chine ou ailleurs que les ouvriers disparaissent...



  • Dwaabala Dwaabala 3 novembre 2014 22:38

    Oui, cet article d’aérogare est très intéressant.
    Pour la part de la France :
    Perdant son Blaise, la France, clairement, a perdu un pion majeur sur son échiquier en Afrique et notamment, bien sûr, en Afrique de l’Ouest.
    Ici : http://www.legrandsoir.info/burkina-francafrique-un-a-zero-la-france-doit-se-retirer.html



  • Dwaabala Dwaabala 3 novembre 2014 20:04

    Bonsoir siatom,
    j’ai bien aimé L. Fabius jurant ses grands dieux que la France n’intervenait pas dans les affaires intérieures des autres pays.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv