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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 24 octobre 2014 13:52

    Vous feriez mieux d’économiser vos forces pour vanter les mérites du système de production capitaliste qui va de périodes d’euphorie en crises, crises qui se soldèrent aux vingtième siècle par deux guerres mondiales ; système dont chacun, à part les actionnaires qui souffrent, éprouve les bienfaits à l’heure actuelle.



  • Dwaabala Dwaabala 24 octobre 2014 13:47

    PS Dans le capital constant il faut aussi inclure la matière à transformer.
    La loi de l’accroissement du capital constant par rapport au capital variable ne tombe pas du ciel : elle résulte de la concurrence entre les capitalistes qui ont intérêt à réduire la part du travail vivant dans leur marchandise pour la présenter à meilleur prix sur le marché.



  • Dwaabala Dwaabala 24 octobre 2014 12:57

    Quant à l’automatisation de la production, c’est une loi du capitalisme : la part du capital constant (bâtiments, machines) s’accroit relativement à celle du capital variable (salaires). Le taux de profit tend à diminuer mais concrètement, la diminution du travail est relative, cependant qu’il augmente pourtant absolument. Le nombre d’exploité ne cesse de croître.
    Autrement dit : le capital emploie de moins en moins de monde à produire tel bien donné, mais globalement il en exploite de plus en plus.



  • Dwaabala Dwaabala 24 octobre 2014 12:30

    L’opportunisme des dirigeants n’a aucune noblesse comme cela se constate aisément aujourd’hui. Ce qui s’appelait social-chauvinisme quand il s’est agi de faire partir les travailleurs à la guerre au nom de la défense de la patrie (mais en réalité pour les industriels), s’appelle aujourd’hui social-libéralisme quand il s’agit de les faire travailler pour les actionnaires.



  • Dwaabala Dwaabala 24 octobre 2014 11:13

     - L’opportunisme se constate aujourd’hui en France : c’est l’adaptation et la soumission aux intérêts de la bourgeoisie de ceux qui se posent comme représentants de la classe laborieuse .
    - Tous les historiens admettent que la Révolution fut bourgeoise et menée par la fraction éclairée de la bourgeoisie qui sut faire appel aux masses paysannes et sans-culottes aux moments décisifs. L’enjeu était de débarrasser la société des entraves des restes de la féodalité qui empêchait le progrès économique, tandis qu’en Angleterre la révolution industrielle battait son plein.

    - Il ne s’agit pas du temps mais de l’histoire, comme l’indique le bref rappel historique du début : toute société subsiste, s’entretient et se développe sur le travail des producteurs. Sur ce chapitre comme sur les autres, la société capitaliste est l’héritière du passé. La question posée est théorique : comment la richesse créée par les mains de l’ouvrier sous la houlette du capital au lieu de rester dans la sphère de la production et consommation des intéressés passe-t-elle dans tout le corps de la société ?

    - Une mise en garde ? Plutôt une observation sur le caractère a priori parasitaire dans l’organisation relativement spontanée actuelle de ce que l’on considère communément comme le corps de la société..

    Enfin, votre dernière question : je parle du moment où la société (au sens large et pas seulement nationale) reconnaîtra l’importance du producteur au lieu de faire comme si sa richesse venait de l’air du temps.

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