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59 ans
Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 18 septembre 2010 20:33

    Posons que ce flingage soit une anomalie, une de ces anomalies comme il y en a constamment et qui surviennent en situation de surprise.
    Anomalie du même genre que celle consistant par exemple à prendre à pleines mains, un vase Ming de 500 000€ posé dans une vitrine. On sait tous qu’il est risqué de le prendre dans ses mains. Loi ou pas loi, sorti de sa vitrine où il est en sécurité, il peut échapper des mains et se briser.

    On sait tous que dans ce pays, il y a régulièrement des flingages lors de situations de surprise. Alors, loi ou pas loi, chaque prévenu sait, à moins d’être idiot, qu’en faisant des gestes brusques, en créant une situation surprenant ses geôliers, en les humilinant en leur expérience et vigilance, en les prenant pour des cons, il risque fort de s’en prendre une.

    Je ne sais pas dans quel pays, à quelle époque, on pourrait s’enfuir devant des flics ou légionnaires ou cow-boys ou Indiens sans risquer fortement de s’en prendre une. 
    Ca vaut pour Papillon ça vaut pour les évadés d’Alcatraz,, ça vaut pour les évadés des camps de prisonniers de guerres, des camps de concentration, c’est, il me semble, universel.

    En aucun cas, en aucun endroit, en aucune époque, un prisonnier de gens armés ne peut être sûr qu’en s’enfuyant, il ne risquera pas de s’en prendre une voire dix dans le dos. 

    Du coup, les tentatives d’évasions ne sont pas systématiques. 

    Celui qui s’évade, surtout quand il a disposé de quelques minutes pour y réfléchir, prend le risque d’y laisser sa peau et il le sait très bien. Il préfère prendre le risque fort d’en crever que de croupir en prison. Une balle ou dix, bof. ! il s’en fout et préfère p’tet même dix.
     

    Ce qui renvoie alors à une question terrible et extrêmement intéressante : comment se fait-il que face au choix entre avoir à subir le système pénitenciaire et la forte probabilité d’être criblé de balles, certains préfèrent ce risque fatal ?
    Qu’y a-t-il de si terrible dans le système pénitenciaire que certains lui préfèrent clairement la mort ?



  • easy easy 18 septembre 2010 04:29

    S’il se trouve, parmi ceux qui accusent Sarkozy d’élitisme (c’est cette pensée qui conduit au racisme), des braves citoyens de braves villes ayant bravement refusé de construire les aires d’accueil pour gens du voyage (tout en ayant automatiquement touché de l’Etat les allocations pour les construire), ceux-là sont des faux-culs.

    S’il se trouve, parmi ceux qui disent être indignés par les expulsions, des braves gens n’ayant jamais papoté plus de 2 minutes avec des Roms(et ailleurs que sur un carrefour) , ceux-là aussi sont des faux-culs.



  • easy easy 17 septembre 2010 10:44

    On dit aussi que la soluce c’est de faire dessiner la maison par un architecte puis de la faire monter par des artisans.

    Certes, quand on est trop nul et quand on ne sait pas concevoir des espaces ni leurs interférences, il faut appeler un archi. Après tout, il ne prend que 10 % maximum sur le chantier.
    Mais attention, un archi est un technicien des volumes et interférences, il est ergonomiste, un peu urbaniste et esthète ou poète. Il n’y connaît rien en installation de chaudière ou de branchement électrique (sinon d’expérience ou par curiosité)

    Quand on sait dessiner des volumes et deviner les interférences ( Equilibre des masses matières et couleurs, circulations, lumières, températures, humidité, etc) on peut se passer de l’archi et appeler plutôt un BET.
    On ne parle pas assez de ces ingénieurs dont la spécialité est de tout savoir sur toutes les technicités du bâtiment. C’est le BET qui sait vraiment calculer les charges , les reports de charge sur les piliers, les efforts de résistance au vent, les diamètres des canalisations, de ventilation, l’organigramme du tableau électrique, la taille de la chaudière, la qualité des fenêtres, des isolants...

    La plupart du temps, le BET bosse dans l’ombre de l’archi. Quand un archi présente son plan de détail (il ne le produit que tardivement) on ne le sait pas mais il a généralement consulté un BET qui s’est esquinté à faire tous les calculs techniques. C’est évidemment le cas de tous les bâtiments importants de type Lycée, immeuble, piscine publique, métro, etc.

    Quand on bricole soi-même sa cabane, arrive un moment où l’on demande à EDF de nous mettre un compteur. Et bien EDF veut une attestation que l’installation électrique est aux normes. Elle demande la certification APAVE ou CONSUEL etc. Et bien ces organismes de contrôle, quand ils ont la preuve que le chantier a été conçu et supervisé par un BET, ils acceptent de procéder à la vérification. Sinon, ils partent ...en courant.

    En fait tous les drames de la construction (fuites, fissures, infiltrations, déperdition, décollements, effondrements, incendie...) relèvent d’une problématique très technique donc d’un BET, non d’un architecte, non d’un esthète.

    Dessinez la maison la plus délirante, le BET vous la rendra vivable et sans soucis.

    C’est le BET qui est le plus précieux mais personne n’en parle.


    Dans les grands cabinets d’architecture, il y a des personnes quasiment aussi compétentes que les ingénieurs de BET. Elles suivent et épousent les esquisses de l’archi en arrangeant ou solutionnant tous ses délires. Mais in fine, le dossier doit encore passer par un BET indépendant.



  • easy easy 17 septembre 2010 10:12


    Dire qu’en s’adressant à un constructeur, on se couvre, bin non. Puisqu’ils peuvent faire faillite (volontairement ou non). Seuls les constructeurs géants, comme Bouygues, dont la vocation n’est clairement pas de disparaître du paysage, sont sûrs. Mais ils font payer cette garantie de bonne fin. Leurs maisons sont de qualité, leurs chantiers très bien conduits mais c’est cher, évidemment. 

    Quand on sort de ces plans sûrs et chers, quand on cherche la combine la moins chère, on passe en zone de grenouillage et là il ne faut plus se plaindre façon Pinocchio si on s’est fait avoir. Et on s’est fait avoir d’abord et essentiellement parce qu’on n’y connaît rien.


    Quand on apprend tous les jours un peu, au fil de sa vie, afin d’être prêt le jour où l’on achète l’objet le plus cher de sa vie, on peut traiter avec des artisans directement plutôt qu’avec de petits constructeurs. (On peut avoir des discussions directes avec les différents artisans de notre chantier alors qu’on ne peut plus leur parler quand ils bossent pour un constructeur) 


    Ca ne veut en aucun cas dire que ces artisans ne commettront aucune faute. Chaque maison étant unique, prototypique, elle a son lot d’imperfections. Le tout c’est de savoir faire la nuance entre des fautes de bonne foi (où l’artisan en rougit de honte) et les arnaques ou impasses bien volontaires. 
    Oui, même un authentique escaliéteur peut venir livrer un escalier qui s’avère, ouille, trop court. Il en est malade, il va chercher une soluce pour ne pas avoir à tout refaire, mais il sera de bonne foi. C’est très important. 
    C’est l’avantage qu’il y a à s’y connaître. Moi, si je commande un escalier à un artisan et qu’il s’avère trop court, je sais comprendre d’où est venue l’erreur et je sais partager la désolation avec ce pauvre artisan. Je peux me retrouver avec un escalier rebricolé et imparfait mais j’aurais aussi le souvenir d’avoir partagé une galère avec un artisan de bonne foi qui restera un ami. Je ne sais pas si vous saisissez la nuance mais elle est de taille du point de vue psychologique. 

    Ce n’est pas la perfection qu’il faut viser mais la relation de bonne foi.

    C’est comme quand on épouse une personne. L’idéaliser c’est aller à la déception. Il vaut mieux voir et comprendre ses imperfections, ses cicatrices. 


    Il y a un concept qui veut que Pinocchio, lors d’un procès, soit considéré comme innocent ou blanc comme neige et seuls les autres sont les vilains. Ce concept prévaut actuellement dans toutes les affaires juficiaires. 

    Pourtant, à mon sens, Pinocchio est coupable d’ignorance. 

    Est-il absolument innocent ou responsable de laisser son porte-monnaie sur un trottoir ? Est-il absolument logique de porter plainte après une telle négligence ?
    Est-ce vraiment logique de se plaindre en justice que l’escalier posé s’avère être un kit (au dires de l’expert venu vérifier) alors qu’on avait commandé un escalier sur-mesures et alors qu’on est infoutu de faire la différence ? 

    Ou
    Pourquoi a-t-on le droit de commander un produit qui nous dépasse complètement ? 
    Derrière cette question se cache la grande question du consumérisme et notre responsabilité quand nous achetons des choses en ignorant tout de leur alfa et de leur oméga.

    La réponse est : parce que le consumérisme prévaut, justement. Et dans le consumérisme, l’acheteur, le consommateur doit toujours être innocent, quel que soit son niveau de connaissance de la chose consommée.



  • easy easy 16 septembre 2010 23:31

    L’auteur l’a rappelé, l’achat de sa maison est l’acte le plus coûteux de sa vie.

    Alors je comprends mal -et ça va vous choquer- que l’on puisse se lancer dans une tel achat sans rien y connaître.

    C’est comme si moi, j’achetais un avion de chasse, ou pire, comme si j’en commandais un au look plaisant.

    Je ne donne évidemment pas la soluce pour que chacun ait un minimum de connaissance en bâtiment, mais je ne pige pas la folie que font ceux qui n’y connaissent rien en se confiant à un constructeur.

    Non mais attendez les amis, ne vous énervez pas. Oui ça vaut dans tous les domaines en fait. Il n’est pas normal de se confier à un chirurgien alors qu’on ne sait même pas où se trouve notre utérus quand on est un homme (ne rigolez pas, j’en ai connu, qui...)

    Dans tous les domaines, il convient de s’y connaître un peu, d’avoir des notions. Sinon, c’est la loose assurée.

    Récemment j’ai vu une tite vidéo où l’on montre une gentille dame qui nous montre que l’installateur de sa cuisine+ escalier+ portes, l’avait arnaqué.
    M’enfin c’est pas possible ! Elle avait commandé un escalier sur mesures et quand le gus (le même gus pour les 3 postes Whaiiiiiiii) est venu poser (très mal) l’escalier, elle n’a même pas vu qu’il venait avec un kit.

    Ce qui veut dire que cette charmante dame n’a aucune notion de ce qu’est du sur mesures ou de ce que représentait le travail d’un artisan escaliéteur de 1880.


    Bon. Côté cuisine, elle se retrouve avec un meuble central dont la partie supérieure est posée en équilibre précaire sur la base. Quand elle ouvre un tiroir chargé, bin tout le meuble mena de chavirer. Et bien elle n’a aucune idée de ce qu’il faudrait faire pour au moins bloquer ce bazar. Il y a quoi, deux vis à mettre quelque part dans ce foutoir pour que ça cesse de balancer comme ça mais non, elle ne sait pas faire ça. Pas étonnant qu’à ce niveau d’ignorance, elle se fasse rouler dans la farine par le premier idiot venu.

    Il n’y a pas d’honnêteté qui tienne ou qui soit délivrée comme ça, à n’importe qui. Punaise ! pourquoi s’ésquinter la vie à fabriquer un véritable escalier sur mesure à une personne incapable d’apprécier la différence avec du kit de chez Ikea ?



    De nos jours, qu’est-ce qui peut être réellement fait sur mesures ?
    Le vêtement de luxe ; un repas de mariage ; un portrait ; pas grand chose en fait. Il n’y a que dans le grand luxe qu’on peut trouver souvent du sur-mesure.

    Mais aussi dans le bâtiment en fait. C’est certainement là qu’il se fait le plus couramment et quotidiennement, à prix ordinaire, des millions de choses sur mesures.

    Un lycée, un collège, une gare, c’est, depuis le dessin de l’archi, une somme énorme de choses faites sur mesures exactement adaptées à l’endroit. Vous savez, le volume des matériaux pour un chantier de ce genre, est suffisant pour que l’archi puisse obtenir des fabricants par exemple des verreries de luminaires, des plaques de faux plafond, des moquettes, des textiles métalliques...absolument uniques.
    Alors qu’il existe des escaliers en béton standardisés, une bonne partie des escaliers est réalisée sur place à partir de coffrages à dimensions tout à fait uniques. Et même quand l’escalier arrive tout prêt sur un camion, il aura été fabriqué avec des formes, des matériaux souvent uniques.


    Mais bien que le bâtiment soit le premier domaine où énormément se font sur mesures, il y a des limites. Par exemple les portes et fenêtres sont forcément choisies dans les catalogues standards des fabricants au sens où ils ne vont pas inventer un profilé pour un chantier. Ils vont utiliser leurs matérieux de base et la seule chose qu’ils font sur mesure c’est de les couper exactement à la cote demandée avant assemblage-montage.
    Une porte en bois pourrait être 100% sur mesures au sens où même l’essence serait choisie, même le profil serait choisi, même les ferrures seraient choisies. Mais une porte en plastique, même la plus chère du monde, n’aura jamais un profil plastique autre que le standard de l’entreprise interrogée. On voudrait demander à une entreprise une porte plastique fabriquée avec son profil habituel mais de couleur exceptionnelle, il faudrait commencer par poser 40K€ sur la table (à affecter au seul poste couleur) pour être un peu entendu d’elle. (car l’usine qui lui fabrique son profilé, ne lance une extrusion avec un compound autre que blanc ou brun que pour un tirage de 10 km minimum ou contre une pénalité de 40 K€)


    Dans la cuisine, ce qu’on appelle sur mesure de nos jours est fondé sur le principe suivant. Un éditeur stocke des caissons (bloc parallélépipédique en mélaminé blanc) dans toutes les largeurs et par tranches de 10 cm, entre 20 et 60 cm) Ensuite il stocke des portes elles aussi de largeurs correspondantes de 10 cm en 10 cm. Et quand une cuisine mesure 237 cm et bien on finit les assemblages de comptes ronds par un cache misère de 7 cm. C’est ce filer de finition magique, ce morceau de planche qui cache les 7 cm résiduels, qui offre le qualificatif de sur-mesure à cette cuisine.

    Une cuisine véritablement sur-mesure ? Ca fait 30 ans que je n’en ai pas vu. Depuis 30 ans, quand on s’adresse au vrai vrai vrai menuisier du bled, qui jure tous ses grands dieux qu’il va livrer une cuisine absolument sortie de son atelier, c’est faux. (ou il est fou).


    Il faut sortir de la France et aller par exemple au Maroc pour avoir une porte de ryad construite 100% sur mesures.

    Par contre, en matière d’escalier et de comptoir de bar, en France, il y a encore beaucoup d’artisans qui font du sur mesure à 100%


    Il y a aussi dans la clôture, disons le portail qu’on peut trouver des serruriers faisant vraiment tout eux-mêmes à partir de barres de ferraille qu’il découpent, plient et soudent. Il y a les vrais zingueurs et couvreurs qui font aussi du vrai sur-mesure.

    Un plombier, un électricien, un carreleur, un voieriste, un terrassier, ça fait aussi constamment du sur-mesure.

    C’est donc avoir très mal compris le bidule que d’affirmer « Je me suis fait faire une cuisine ou une bibliothèque sur mesures » et d’omettre de dire que l’électricien, le maçon, le plaquiste, le couvreur, le peintre, le paysagiste et le plombier ont fait du sur-mesure.
    Et c’est être à l’ouest que de dire qu’on a un escalier sur-mesures alors que ça saute aux yeux que c’est un kit.

    En ce qui me concerne j’ai livré pendant 30 ans des mobiliers de bureau, d’intérieur et de laboratoire sur mesures (formes, concept, dimensions, couleurs à la guise du client) mais il est vrai que je suis fou.
    Et paradoxalement, dans mes restaurants (car j’ai aussi eu des restaurants) je n’ai presque jamais servi de sur-mesures (en dehors du fameux cuit-saignant-bleu). Pourquoi ? Pourquoi dans un resto ne sert-on pas du sur-mesures ? Bin parce qu’on ne peut pas se lancer dans une histoire de prix sur mesure. On est un peu coincé par le prix affiché à la carte. Le client qui demande double dose de frites nous embarrasse. Lui facturer une pelletée de frite ça fait mesquin non ?

    Alors que dans le mobilier, le client qui me demandait un mouton à 5 pattes, faisait ma joie. Je facturais ce que je voulais, en toute liberté mais en toute décence aussi, je vous rassure.


    Mais puisqu’on parle immobilier, je voudrais faire une remarque. Un vendeur de chaussure convient de consacrer une heure à un client pour lui vendre une paire à 200€.

    Une maison valant 2000 fois ça, on devrait accepter de consacrer 2000h pour en vendre une. Bin c’est très loin d’être le cas. Interrogez, questionnez un vendeur de maison plus d’une heure et vous le verrez commender à fumer.
    Demandez à un particulier qui vend sa maison de vous en fournir un plan et vous le verrez fumer. « Un plan ? Et puis quoi encre, non mais ! »



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