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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 22 août 2010 00:27

    Vous n’y êtes pas Fofana.
    Les djeuns ne veulent pas sortir de leurs murs et en tous cas pas par ce savoir qui les humilie après avoir humilé leurs pères.

    Je conviens parfaitement que s’ils s’y mettaient, comme ils ont les mêmes capacités que n’importe qui, ils réussiraient autant que n’importe quel autre jeune c-à-d galère pareille et taux de performance idem.

    Or ils ne veulent pas se retrouver à mendier un job comme les autres le mendient.
    C’est exactement comme pour les gens du voyage qui eux non plus ne veulent pas obéir à un Sarkozy.

    Ils ne veulent pas !

    Et ils ne se plaignent pas. Ils dénoncent mais ne se plaignent pas.
    Leur devise serait « Plutôt crever » . Idem pour des tas de Peaux-Rouge qui dénoncent toiut en refusant de jouer le jeu de ce système qui avait humlilié leur père.

    Ce n’est que quand ceux de la société malade les interrogent sur leur glandage ou galère qu’ils bredouillent quelque chose qu’on peut vaguement entendre. Mais dès que l’interwiever est reparti, ils reviennent à leurs glandages en toute conscience.

    Bien sûr qu’ils en voudraient du fric mais ils ne veulent pas passer sous quelque fourche caudine que ce soit.

    Nos djeuns sont des gens qui sont passés en résistance depuis leur enfance alors que des Gandhi n’ont viré leur cuti que bien plus tard, après avoir singé l’Anglais en costard cravate pendant 30 ans.


    Vous connaissez la meilleure recette pour réussir vaguement dans la société actuelle et vous voudriez, par générosité et prométhéisme, qu’ils l’adoptent. Mais ils n’en veulent pas. de votre bonne solution.

    « Plutôt crever »
    Et en effet, ils crèvent.

    Cela dit, il y en a une pincée parmi eux qui sont tout de même tentés et qui essayent de jouer le jeu. Occupez-vous de ceux-là, conseillez-les, aidez-les. mais laissez les autres dans le cloaque dont ils ne veulent surtout pas sortir.

    Vous n’avez pas encore remarqué qu’ils sont très nombreux les SDF à refuser de se rendre dans les centres d’hébergement et qui préfèrent rester dans leur carton sous les ponts ?

    Cela dit, quand ils arrivent à la trentaine, la plupart ddes anciens djeuns remettent leur casquette à l’endroit, entrent peu ou prou dans le système et vont jusqu’à bosser dans la Police, chez Mac Do, l’Eléphant Bleu ou Carrouf.

    Tant qu’ils sont djeuns, ce qu’ils attendent éventuellement de vous, c’est que vous ne vous vous occupiez pas d’eux, que vous ne parliez pas d’eux en donneur de leçon et en juge comme vous le faites ici, sur un forum où aucun d’eux ne vient, que vous ne vous vous fassiez pas des plumes de coq sur leur compte.

    Essayez de piger ce que Lacan a dit « L’amour, c’est donner à quelqu’un qui n’en veut pas, quelque chose que l’on n’a pas » et vous comprendrez que vous ne pourrez apporter qu’à ceux qui veulent bien recevoir de vous et qui vont très vite dénier avoir demandé et reçu quoi que ce soit. (même votre douce et tendre, il viendra peut-être un jour où elle hurlera que vous ne lui avez strictement rien apporté).



  • easy easy 21 août 2010 23:02

    Merci Morice



  • easy easy 21 août 2010 22:45

    Wharffff ! l’école de Jules Ferry érigée en exemple !

    Qu’elle était belle l’écriture de nos Poilus ! Et puis pas une seule faute d’orthographe
    « Chère Adeline, je profite d’un moment de répit pour t’écrire un peu sur ce morceau de papier encore à peu près sec. Veuille bien me pardonner qu’il soit si sale... »

    Je passe sur les discours racistes de Jules Ferry (Victor Hugo, oui le grand Victor Hugo n’en n’était pas loin). Sur les manuels d’Histoire, ohhhh oh la la, Jules, comment tu nous as manipulés !

    Vous n’avez pas remarqué. Clovis, quand il fend le crâne de son sujet-soldat ; bin il n’y a pas de commentaire. Ce qui veut dire quoi ? Bin que le chef peut fendre le crâne de son sujet et que le peuple n’a rien à y redire.
    Il n’y avait pas de commentaires, sur aucune page de l’Histoire où se sont illustrés les chefs héros choisis par Lavisse de Jules Ferry.
    A part les rois Fainéants à rejeter, et pour cause, tout est dans leur nom, les autres étaient à arborer.

    Vrai qu’ils sont incultes nos Djeuns au regard de la définition qu’on donnait de la culture en 1900.

    Mais ce que j’aime chez notre jeunesse, c’est qu’elle ne s’en laisse pas conter. Elle sera difficile à envoyer dans les tranchées.


    Nos djeuns incultes, donc bêtes et violents ?
    Ils tuent combien de personne par an nos barbares ? 10, 30 personnes ?
    Jules Ferry ; avec sa politique raciste, colonialiste et aussi impériale que celle de N III, il a, par procuration bien entendu, provoqué à lui seul des milliers de morts pendant son règne et des millions dans les générations suivantes qui prenaient Roland de Roncevaux et Jeanne d’Arc pour modèle.


    Oui, ils sont incultes nos Djeuns, comme le sont les gens du voyage et les Massaïs. Oui, on ne peut pas parler de Camus ou de Dostoievski avec eux. Mais comme les gens du voyage, ils sont rebelles. Plus que les autres, ils refusent ce savoir qui n’a conduit qu’à des abus élitistes.


    Ahh Fofana, si vous saviez ce que Jules Ferry pensait de votre arrière-arrière grand-père !



  • easy easy 21 août 2010 21:51

    Je trouve curieux que nous acceptions depuis toujours quelque chose qui me semble veule.

    Alors que pour avoir commis une faute valant une contravention routière, un rappel à la loi, une peine d’un mois avec sursis, on passe quand même devant un tribunal qui vérifie le A, le B et le C, on peut se retrouver à devoir subir les plus lourdes peines sociales qui soient avant la violence physique qu’est l’expulsion, sans passer devant des juges.


    Que pendant une manif, en raison de l’urgence et de la dangerosité de la masse, les CRS embarquent, why not puisqu’ils relâchent dans les heures qui suivent. C’est donc un excès de force sans procès mais à durée très limitée et sans conséquence terrible.

    Mais de la même manière qu’en d’autres temps, un commando pouvait débouler chez les gens, les embarquer et modifier considérablement leur destin sans le moindre procès, des CRS embarquent des gens du voyage et impactent énormément leur vie sans qu’il y ait eu le moindre passage devant des juges.


    Devant le constat qu’une personne a commis une faute, même grave, on examine avec attention son cas, on pèse, on soupèse, on repèse et on juge sans forcément appliquer la peine maximale prévue, loin, très loin de là.

    Mais depuis toujours, tels des soldats de Clovis, nous trouvons normal que nos chefs puissent, sur un coup de sang, infliger à des gens la pire sanction sans forme ni procès.

    Nous survivons certes à cette bizarrerie, mais nous le payons forcément en termes d’angoisse.
    Il est impossible, même pour ceux qui se réjouissent de ces peines sans procès, de ne pas ressentir une peur sourde qu’un tel fait du prince s’exerce un jour contre eux.



    Alors que nous considérons être une démocratie, c’est à dire un régime où le peuple décide ce son destin, nous acceptons que sous prétexte qu’on l’a élu au sommet des affaires, un type puisse décider depuis sa salle de bain ou sur son chiotte qu’il faut éliminer quelqu’un et qu’il puisse mettre sa sentence à exécution.

    Nous sommes royalistes et peut-être même plus que ça encore. Royalistes et angoissés de l’être.

    Ce que ça veut dire alors, c’est que nous sommes lâches au sens où nous tenons à éviter de prendre nos responsabilités, nous adorons déléguer, laisser un dieu ou son incarnation juger à notre place. Plus que royalistes, nous sommes ordalistes et nous déléguons l’ordalie à un chef. Qu’il tranche pour nous.



  • easy easy 21 août 2010 10:30

    Bien.

    Mais ce qui me trouble dans tous les articles du genre disons alertistes (et c’est un vaste domaine) c’est qu’on n’y dit jamais non seulement notre besoin de nous adosser à disons une croyance simple (dire simpliste serait unitilement connoté péjoratif) mais aussi notre besoin d’alerter.

    Passons sur notre besoin d’alerter, de faire les suricates, ça a une énorme dimension socialisante en même tempos que prométhéenne. OK.

    Ce qui est plus délicat à admettre c’est ce besoin que nous avons de croire en un truc simple, rassurant, connu et réputé ou « ayant fait ses preuves »

    Que les produits portant transcendance de terroir soient fabriqués ailleurs, on n’aura pas attendu notre ami Cabanel pour le savoir (précisément sur quelques cas et aussi globalement). Et pourtant, à peine une info sur la vérité beaucoup moins rassurante nous a-t-elle été délivrée, que déjà, nous nous remettons à croire quand même.


    Nous avons beaucoup plus envie de croire que de nous méfier.

    Il n’y a pas les malins qui profitent de ce besoin d’un côté et les naïfs de l’autre.
    Chacun de nous est abuseur sur un ou quelques produits mais abusé sur mille autres.
    Même dans le sport commercial, même dans l’amour, le trucage, l’abus de ce besoin de croire est courant (et c’est un jeu auquel on s’abuse soi-même, évidemment)

    Je ne vois que les robes présentées par Yves Saint Laurent de son vivant et des choses de ce genre, qui sont réellement ce à quoi on croit quand on les considère. La transcendance qu’une robe YSL véhicule est fondée car elle résulte d’une somme de volontés de perfection de la part de tous les acteurs de la chaîne de fabrication, sans que nulle part, il n’y ait de zone d’ombre (contrairement à une rivière de diamants de chez Cartier)

    Hormsi quelques rares exceptions il y a sur tous les produits une transcendance, une mystification acceptée et plaisante qui dépasse amplement ce qu’est vraiment le produit.

    Tout, y compris l’ARC, Nietzsche, l’ONU, la France, Einstein, l’Amour, le Bouddha bar, Greenpeace, la Liberté, la Fraternité, l’Armée du salut, l’alerte, tout est perçu par nous en toute transcendance d’abord.

    Nous adorons la magie, le merveilleux.


    Et sur ce sujet, il me semble que ça vaut plus pour les garçons que pour les filles. Et cela toujours parce qu’elles, elles enfantent ; ce qui est banal d’un certain point de vue, ou merveilleux d’un autre point de vue (sans qiu’il soit possible de trancher quel est le point de vue le plus juste) 


    Oudini profitait à sa manière de ce besoin de mystique ; Spielberg, Disney, Marlboro aussi, Nestlé aussi. Et quand des Montsanto ou des BP galèrent parce que leur mystification s’écroule, il est très probable que d’autres (des producteurs de miel, de panneaux solaires ou de fromage), profitent d’un effet de vase communicant.

    Nous sommes des croyants, des gnostiques avant d’être des buveurs de lait et des mangeurs de viande.
     

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