• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 18 août 2010 20:20

     « la vie est trop courte pour être petite »

    J’aime bien ce jeu de mots que je mettrais volontiers sur ma bannière. (étant entendu que grande ou petite vie, c’est subjectif et culturel)

    J’ai à dire sur ce sujet de l’ampleur éthique d’une vie, que c’est une quête qui affecte surtout les garçons. J’ai l’impression que les filles n’auraient jamais inventé « grand » et « petit ».

    On n’y changera sans doute jamais rien à ce fait, piuisque définitivement les filles enfanteront pendant que nous les garçons nous chercherons à nous valoriser en inventant des bidules grandioses. Mais chaque fois que nous, les garçons, nous brûlons de notre feu prométhéen, nous devrions nous rappeler que nous risquons d’en faire trop et de faire subir à nos compagnes qui n’en demandent pas tant, les vicissitudes de nos agitations démesurées.



  • easy easy 18 août 2010 20:08


    La révolution des oeillets était en fait un coup d’état. Comme dans la plupart des coups d’état, c’est un groupe armé, l’armée souvent, qui prend les commandes. Pour peu que le peuple n’y trouve pas d’inconvénients, il y a aucune raison pour que ça fouraille dans tous les sens.

    Dans le Monde, il y a eu beaucoup plus de coups d’états que de révolutions ou soulèvements.


    En France, en ce moment, j’ai peine à imaginer l’armée s’emparer du pouvoir, mais sait-on jamais.


    Comme exemple de soulèvement populaire qui passé sans trop d’effusion de sang, il y a l’Argentine avec ce que j’appelle sa révolution des casseroles de fin 2001.



  • easy easy 18 août 2010 19:23

    Un peu plus haut, notre pote Cabanel dit que ça fait du bien de rêver.

    Oui.

    Mais

    Il y a une chose essentielle que chacun doit garder à l’esprit sur le plan politique : En dernier ressort, le peuple est souverain (et ça vaut à partir de quelque régime que ce soit)
    Peu importe les lois, les codes, les habitudes et les constitutions, lorsqu’un jour, sous l’effet de telle ou telle régression de trop, le peuple se soulève et se révolte, il a toujours raison (non de manière absolue évidemment car ça ne peut pas exister, mais par le bête principe du nombre).


    Tant qu’on ne sent pas la goutte de trop, on discutaille de lois, de textes, de règlements, de police, de droit, de préférence, de constitution, d’honneur ; de patrie, de tas de belles choses du genre. Et de ces discussions encadrées implicitement par des symboles d’Autorité, on peut tirer des plans sur la comète, faire de beaux projets,de belles propositions, ou de beaux programmes, se faire des promesses, des serments, etc.

     Mais le jour où un groupe attaque la Bastille et que le reste de la masse emboîte le pas de la colère, plus aucune valeur ne tient. 
    Seule la rage opère.

    Et ce n’est qu’après des rivières de sang qu’on se remet à vouloir se soumettre de nouveaux à des lois à des idéaux, à un constitution.


    C’est après le coup de chaud, qu’il arrive que des utopies élaborées plus tôt reviennent sur la table et fassent florès.
    Mais le plus important, le plus marquant, ce qui aura marqué une rupture, ce sera le soulèvement du peuple souverain. Etant à comprendre que c’est une hystérie collective qui ne se commande pas et qui met chacun en situation extrêmement périlleuse.

    Quand une révolution se produit, personne ne s’y attendait la veille encore.


    Alors, sur le plan individuel, oui les rêves font du bien. Mais ça ne se traduit par rien de spécial même quand ils sont partagés. Alors que les coups de sang, les hystéries collectives, les mutineries, ça renverse tout parce que chacun voit très clairement le jusqu’auboutisme d’une masse de gens sortis de nulle part et complètement excédés. Un tel spectacle crée la panique, terrorise chacun et plus personne n’a idée de brandir même la Constitution tellement figeante ou fixante. 

    Il est logique et normal, qu’avant la révolution, chacun en soit à astiquer la Constitution, ajoutant une pincée de sel ici, une pincée de poivre là. On la bichonne, on l’adore à la discuter autant. Mais quand le peuple encoléré attaque même le Palais et le Temple, les constitutionnalistes ont intérêt à décamper fissa en retroussant leur robe.

    A ce sujet, ce qui s’est passé en 2005 n’avait rien d’une colère populaire contre un pouvoir qui aurait imposé une régression de trop. Personne n’a attaqué le Sénat, les prisons ou les banques. Le Pouvoir n’avait pas été remis en cause de façon très explicite. Ce qui s’était passé était beaucoup plus proche d’une volonté de certains d’affirmer leur autorité sur des territoires (en fait extrêmement réduits en termes de m²) 

    Il y a donc les rêves, sans effet notable sur la réalité. Et il y a les révolutions populaires qui offrent parfois de sérieuses opportunités aux rêves partagés de se réaliser.



  • easy easy 18 août 2010 17:35

    D’accord avec notre pote Cabanel.

    Mais l’accent mis sur le martyr des Gitans occulte queque chose qui nous concerne davantage. 

    Nous avons nos Bretons et nos Auvergnats qui se retrouvent, pour diverses raisons, sans domicile.
    Il faut tout résoudre en bloc.

    On meurt rarement de faim en France (mais on meurt parfois assez tôt de malnutrition et de malbouffe)
    Par contre on est très nombreux à se retrouver sans toit.
    Et quand on a un toit, on stresse à en devenir malade à l’idée de le perdre et de se retrouver ensuite sans aucun endroit avec des droits.

    Il faut sans délai inventer un système relativement simple au fond.

    Chacune des personnes vivant ou s’installant légalement en France devrait avoir des parts sans une mutuelle ou SCI peu importe sa forme juridique, parts lui donnant droit à un espace vital minimum, disons à une place de caravane. Le financement de cette part ou droit inaliénable se fera soit par lui en priorité, par ponction sur ses premiers revenus, soit sur ses géniteurs ou parents (on peut même prévoir une péréquation des contributions en fonction du degré de parenté. Un père donnerait 1000€, un oncle 300€, un frère 200€ etc, yaka s’inspirer des donc qui se pratriquent lors des Noëls ou baptêmes). Soit par l’Etat. Soit par une formule mixte.

    Que chacun de nous puisse disposer d’une place ultime et nomade (c’est à dire interchangeable) ainsi que de l’eau froide et propre, sur le territoire national serait la moindre des choses quand on vient au monde. Car le jeu du capitalisme ou du capitalisme rendu fou par la cartélisation (même non organisée en authentique complot) de l’alimentation, de l’énergie et de la finance, est également en train d’accaparer le sol ou logement.

    Le fait qu’un brave cadre ne puisse plus se loger est la conséquence non du capitalisme normal mais du capitalisme fou.

    La plupart d’entre nous n’exercera probablement et heureusement jamais son droit à des parts dans cette mutuelle des endroits ultimes. On en tiendra compte pour prévoir un nombre réel d’emplacement limité à 500 000 ou 3 millions de places et on réservera néanmoins et par principe, un total de 60 millions de fois 10 m² de terres à toute fin utile.

    Et comme nous serons tous concernés par ce droit pour nos enfants et nous-mêmes, je suis certain que nous saurons les choisir ailleurs que contre des décharges.

    Si une place bitumée et pourvue d’un robinet revient à 20 000€ maintenance comprise, c’est 20 000€ qu’il faut financer dès la naissance ce chaque enfant. 


    Mettre des enfants au monde sans leur garantir un espace vital minimum et ultime c’est irresponsable.
    Il se trouve que si l’on enfante d’un trisomique, il aura une place dans un bâtiment confortable (même si c’est souvent super galère pour lui trouver ce logement) Il n’y a pas de mongolien ou de phénylcétonurique ou de débiles mentaux qui dorment dans des cartons). Je ne vois pas pourquoi un enfant né normal ne serait pas assuré d’avoir, lui aussi, un endroit ultime où se réfugier et dormir sans craindre pour sa vie.


    Et dans un tel projet, tous les nomades actuels s’inscriront de la même manière que n’importe qui d’autre.



  • easy easy 18 août 2010 16:09

    Deneb a dit quelque chose de fondamental à mes yeux

    «  »«  »«  »«  »Je suis pour le respect des personnes et des faits. Respecter les croyances, ça n’a pas de sens. Sinon, il faut aussi respecter la croyance qui dit que la volonté divine est de lapider les femmes adultères.
    «  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »"

    Par principe même, une croyance a tendance à cloisonner et, in fine, dans bien des cas, à rejeter celui qui ne croit pas en la même croyance.

    En conséquence, tout discours soutenant la thèse d’une croyance, d’une tradition ou culture, génère ou alimente des conflits.

    Une seule considération ou philosophie devrait dominer, celle du respect de la vie d’autrui. Ne jamais tuer quiconque volontairement ou par déni de sa vulnérabilité, c’est la seule obsession que nous devrions avoir.


    Or, la France qui, à l’échelle de l’Histoire, sort à peine de la torture, de l’écartèlement, de l’ébouillantage, de la roue et autres réjouissances de ce genre, parfois pour des attitudes irrespectueuses envers La Croyance, continue d’articuler tous ses grands discours sur la tradtion, sur la culture, sur son passé, sur ses gloires, sur ses grandes Lumières venues des temps où il y avait encore des esclaves et des colonisés.


    Tant que les Français se réclameront de Versailles et du Roquefort avec une assurance puisée sur dans de vieux puits, elle fera synergie avec les pays qui se réclament aussi de vieilles visions.


    Que faire de Versailles alors ou comment en parler quand on vise d’abord le respect de la vie humaine ? Il faut le regarder comme on regarde Dachau par exemple. Il faut s’y receuillir, non y faire des fêtes.

    Difficile n’est-ce-pas ? Difficile de tourner vraiment le dos à tant de merveilles n’est-ce-pas ? 

    Voilà pourquoi c(est aussi difficile pour beaucoup d’autres de renoncer à leurs vieilles visions.


    On tient des discours, comme celui de Dominique de Villepin à l’ONU, s’appuyant sur le fait que l’Europe croit en son vieux passé malgré sa Révolution et on reproche à d’autres pays de tenir des discours fondés, eux aussi, sur des vieilleries.

    La valorisation du vieux, de l’archéologie en général, nous empêche de tourner une fois pour toute le dos aux anciennes visions ayant toujours trouvé normal de condamner des vies au profit de croyances, de cultures ou de traditions.



    Que nous ayons envie ou besoin d’abuser des autres pour leur force de travail, pour leur inventivité ou pour leur beauté, ça se comprend, c’est encore positif malgré l’abus. Mais tuer quelqu’un, qu’est-ce que ça rapporte vraiment à soi ? 

    Rien n’est plus inutile à quiconque que le meurtre.

    Si on est contre le meurtre de qui que ce soit, on doit tourner le dos à toutes les époques où l’on trouvait ça logique et utile.



Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv