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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 18 août 2010 11:14

    J’ai souhaité que cet article paraisse.

    Certes, des milliers de jeunes pourraient écrire le même papier sur le problème de fond mais celui-ci a une tonalité que j’aime.

    Vraiment je souscris ou compatis.

    Mais, en tant qu’étudiant des années 70, ayant ensuite bossé à la façon de carreleur, plombier déménageur ou menuisier et cuistot aussi, je voudrais souligner qu’en gros, il semble y avoir des individus qui espèrent des entreprises et ces individus qui créent la leur.

    Il se trouve que notre ami et auteur a créé la sienne et que ça n’a pas marché alors il a renoncé. Et il se trouve, pardon si je me trompe, que son entreprise était de celles dont la production de valeur ajoutée ne saute pas aux yeux de tout le monde.

    Certes, il est délicat, dans bien des cas de distinguer entre les productions vraiment utiles et celles qui flirtent avec le vent, comme par exemple la publicité, mais vous m’aurez compris, entre le boulot d’un fromager et celui d’un faciliteur de com dans les entreprises, il y en a un des deux qui est compris du Gaulois de base et l’autre qui n’est plus compris que de gens décalés dans une bulle très récente.

    Quand le commerce, domaine de notre ami, consiste à faire le Vénitien, le caravanier ou le marchand de poisson, ça se pige et il y a toujours de la place pour eux. Mais quand il consiste à vendre des espaces de pub sur le Net, ca frise l’irréel.
    Il est logique qu’en cherchant à travailler dans une bulle récente, on se retrouve à pédaler dans le vide.

    Dire qu’on travaille quand on ne fait que clavioter, c’est entendable mais uniquement par les bullistes du clavier.
    Dire qu’on travaille quand on n’exploite que son cerveau, c’est entendable uniquement par ceux qui jouent l’intellectualisme.

    Pour se payer ses études, notre courageux ami a travaillé physiquement dans les Mac Do et il n’y a pas vu d’avenir. Il consentait à un sacrifice temporaire, à une usure de son corps pendant quelques années pour viser à gagner sa vie assis à clavioter.
    Ca peut marcher, il y en a plein qui s’enrichiossent énormément de la sorte. Dans la bulle. Mais pour être sûr de gagner sa vie, vaut mieux persister sur les étals de marché. Au début, on y rame, on gagne peu. Puis, au fil des années, on découvre les astuces, on s’organise mieux. Il y a des poissonniers de marché qui sont propriétaires d’immeubles entiers dans Paris.

    Les parents, les amis, les profs encouragent les ados à faire des études supérieures. Cela sans dire explicitement que c’est pour éviter de faire des boulots manuels. Ce n’est pas dit explicitement mais à force, ça conduit une énorme partie de notre jeunesse à s’imaginer qu’elle pourra gagner sa vie en smoking à déguster des Ferrero, sans une goutte de sueur sous les bras et en frôlant des filles qui sentent Shéhérazade.

    Ou, pour le dire autrement. Le troc, le commerce, l’échange, ça doit se faire d’être humain à être humain avec tous les inconvénients que pose l’humain. Vouloir gagner sa vie sans avoir à supporter les humeurs, volontés et sueurs des autres est certes possible mais incertain.



  • easy easy 17 août 2010 14:30


    Concernant les compétences Rony, il y en a une que nous devrions tous avoir, en plus de celle de savoir boire et manger, c’est celle de la psychologie. Dans cette matière, il suffit de s’observer et d’observer les autres.


    Concernant donc la psychologie, il n’est pas question de dire qu’on est psychologue au sens d’une quelconque compétence. Mais il est normal de dire qu’on n’aime pas regarder les choses avec un regard politique et qu’on préfère le regard psychologique.


    Concernant le dénigrement des compétences qui n’avait donc pas lieu d’être, vous venez de frôler le très rebattu « Psychologie de comptoir ».

    Figurez-vous qu’il est possible de dénigrer avec la même facilité toutes les prétendues compétences du moment qu’on refuse de s’y confronter jusqu’au bout de la démonstration. Figurez-vous qu’il est tout à fait possible de dire de tous ceux qui se posent en syndicalistes ou en bénévoles, qu’ils font du syndicalisme de comptoir ou du bénévolat à deux balles à condition de jeter ça et de décamper aussitôt.

    Ainsi, je vous propose de poursuivre en profondeur et sur un angle particulièrement psychologique. 



  • easy easy 17 août 2010 14:06

    Toure ma vie, j’ai fait des travaux dont je voyais nettement la finalité. Quelle que soit la peine et les blessures physiques, quand on voit les clients jouir de notre travail et notre famille profiter des récompenses, on aime notre travail (même quand il s’agit de poser des chiottes)

    Mais de nos jours, il y a une masse énorme de jobs où le travailleur ne voit pas la finalité de ses efforts ou, quand il la voit, il observe en même temps que c’est son chef qui récolte les bravos.


    Pendant les années charbon, les mineurs s’étaient fait bourrer le mou avec la notion de service qu’ils rendaient à la France en se sacrifiant au fond des mines. Propagande ou pas, c’était vrai. Oui leurs efforts servaient directement au plaisir et au confort des Français. Mais quand on bosse dans une usine de sushis qui vont partir on ne sait où, qui seront dégustés par on ne sait qui sans que jamais personne ne nous dise « Whahhh que c’est bon ! » on ne trouve pas de plaisir à se sacrifier.

    Dans le cinéma, quasiment tous ceux qui ont participé à un film, d’une part peuvent jouir du film comme tout le monde voire pour moins cher, d’autre part ont leur nom au générique.

    Dans tous les autres jobs, en dehors de l’artisanat, les travailleurs sont déniés du générique. Quand on se rappelle combien un merci ou un bravo font du bien à celui qui s’est défoncé, on comprend que tant de travailleurs soient aujourd’hui démoralisés.

    Le comble c’est que du côté consommateur et en tous cas pour les produits alimentaires (plus évocateurs du foyer) il y a un désir de ressentir la présence d’une personne, d’une personnalité derrière l’étiquette. On a alors des entreprises qui nous vendent du Bonne maman, du Mamie Nova, du Uncle Ben, de la belle des champs, du Monsieur propre, du je le vaux bien, du What else, mais qui dissimulent parfaitement les vraies personnes qui ont collaboré à ce produit.

    Il n’y aurait que dans le commerce équitable où l’on commencerait à voir un peu qui a travaillé, même si c’est encore assez souvent fantasmatique.





  • easy easy 17 août 2010 13:29

    Certainement Philaouer,

    En ce qui me concerne, il est hors de question que je soutienne quelque extermination ou effacement de qui que ce soit.

    Reste à régler les problèmes que pose le nomadisme quand il est complètement sauvage.
    A supposer que le prix de revient d’un emplacement de caravane revienne à 10 000 ou 20 000 € . Au lieu de forcer les communes à créer des campements à leurs frais, on ne devrait les forcer qu’à prévoir une zone que les nomades, organisés en SCI devaient alors acheter, viabiliser et entretenir. S’ils sont 500 000 et bien ils doivent se créer 500 000 emplacements. Ils pourront aller d’une place à une autre avec l’obligation de signaler à la un organisme centralisateur où ils campent.

    Restera ensuite le problème de ceux qui ne pourront même pas se payer des parts de cette SCI et qui se retrouveront absolument sans domiciliation, comme les autres SDF de nos trottoirs.
    Que faire, comment traiter ces SDF en tous genres, qu’ils aient ou pas une caravane ?
    Et bien sans doute faudra-t-il qu’ils soient pris en charge (au point de vue logement) par la communauté (soit française soit nomade) en échange d’un volume de travail communautaire (cela pour les valides). Restera enfin à traiter le cas des SDF incapables de fournir le moindre travail. Ceux là, quelle que soit leur origine ou coutume, devraient résider dans des camps ou logements entièrement à charge de la France. 

    Si le coût de ces lieux pour SDF ultimes représente un millième de nos impôts et taxes, je pense qu’il faut le faire. Chacun de nous saura qu’en cas de panne, il ne sera jamais à la rue et disposera toujours d’un petit endroit où il aura des droits.



  • easy easy 17 août 2010 13:09

    Foufouille,

    OK, vous avez sans doute raison. Ca ne reviendrait peut-être qu’à 10 000 € la place. Dans ce cas, ce serait à leur imposer de faire. Les communes seraient obligées de fournir l’endroit et les nomades seraient obligés de les acheter, les viabiliser et les entretenir.

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