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Ecureuil Bleu

Ecureuil Bleu

Chasseur de noisettes et collectionneur de coquilles, un peu chèvre par foi.
Amen
ps : n'aime pas les glands.
 
 

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Derniers commentaires



  • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 14 janvier 2014 19:06

    Très bon article, en ce sens qu’il a le mérite de soulever de véritables questions : invention de la monnaie ; progrès technique ; effondrement du capitalisme ; agrobiologie...


    Toutes ces notions mériteraient en elles mêmes un développement particulier. Sur la monnaie par exemple, on a l’impression qu’il s’agit de quelque chose de relativement moderne, mais il s’agit en réalité d’une pratique très ancienne et donc, qui relativise la notion de « progrès ».

    Les chasseurs-ceuilleurs échangeaient déjà entre eux, tantôt de manière immédiate, tantôt de manière différée. Dans ce cas ils ont eu besoin de preuves. Les bâtons, ou os entaillés n’étaient pas que des moyens faciles de comptage. Partagé par le milieu, refendu, chaque moitié du bâton entaillé peut être remis à chacun des contractant, et cela constitue une preuve très facile à fabriquer, et très difficile, voire impossible à falsifier. C’est pourquoi ce moyen simple a été utilisé depuis plus de 30.000 ans : Un tel système servait encore en Angleterre au XIXe siècle pour certifier le paiement d’impôts ou comptabiliser les entrées et sorties d’argent. Les bâtons furent abolis en ... 1826....

    cf : C. et E. GILLON, Histoire de chiffres, site internet :http://histoiredechiffres.free.fr/IE5/compter/entaille.htm ]


    Dans la mesure où nous continuons d’utiliser un système vieux de trente mille ans, il va de soi, que nous sommes pas tout à fait modernes (cf. Bruno Latour). 

    Quant à l’effondrement du capitalisme, alors là, je pense que ce système se nourrit de son effondrement, c’est le principe de spéculation, un système de croyance en somme, et qui repose sur la monnaie.

     Il y aura révolution le jour où les hommes échangeront de réelles valeurs sans l’intermédiaire d’une monnaie pour représenter la dette. Cela suppose une confiance absolue, aucun besoin de reconnaissance de dette.

    Nous en sommes loin, mais comme le dit votre ami Africain, si vous nous empêchez de rêver, nous vous empêcherons de dormir. smiley


  • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 13 janvier 2014 11:47

    Bonjour,


    C’est un réel plaisir de vous lire Alinéa. Je me sens un peu moins seul.

    Ayant assister à une représentation du cirque Romanès le 24 décembre dernier, j’ai fait une découverte qui m’a laissé sans voix. Un détail. Quelque chose qui ne se voit presque pas mais qui en dit long.

    Sur un coin de parking, à l’abri de quelques bâches, coincés entre un bloc de béton et un serpent d’asphalte, j’ai dans la chaleur d’un chapiteau vu chanter, danser et rire les derniers hommes libres.

    Malheureusement, le jaune éclatant et le rouge vif des caravanes, ce ciel d’été à roulette qui déambule depuis des siècles dans nos campagnes, a laissé la place aux vert foncé du maquis et au rouge vineux des feuilles d’automne. Nos amis saltimbanques ont laissé leurs habits de lumière pour revêtir ceux de la discrétion sage qui les a maintes fois sauvés de la vindicte populaire. Sic.



  • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 8 janvier 2014 20:28

     smiley


    Tout cela est bien risible. Nos campagnes sont désertées, nous industrialisons les espaces ruraux, nous transformons les hommes en lapins dans des clapiers, abrutis par la sacro sainte consommation. 

    Nous vivons au milieu de centrales nucléaires désuètes et obsolètes. Nous mangeons des boeufs boostés au round-up, des poulets aux hormones, nos instances politiques nous trahissent en permanence, bref, c’est un merdier pas possible, et ...

    lorsqu’on vous laisse la parole, qu’en faites vous ? Vous parlez de Dieudonné. 

    Sérieusement, je n’en ai rien à cirer.

     Il est à mille lieux de mes préoccupations. Tout cela n’est qu’un écran de fumée qui au mieux permettra à la société Cybion de vendre quelques expertises de gestion de crise smiley


    Bye les lapinoïdes !

    L’écureuil ne vous salue pas bien bas


  • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 11 décembre 2013 14:06

    Je pense effectivement que nous sommes sur la même longueur d’onde l’enfoiré smiley


    Evidemment qu’on fait tous partie du problème. Et quand je parle du corps, ou de l’ego, je parle de « chez soi » (oïkos = le foyer). C’est ça l’éco logie.

     Avant de vouloir changer le monde, j’essaye de penser mes propres habitudes.J’ignore si Wittgenstein a eu tord ou raison, mais si on regarde sa vie, je pense qu’il avait bien compris le problème, puisqu’il a renoncé à sa fortune, pour vivre frugalement en toute simplicité.

    @ bientôt donc,


  • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 11 décembre 2013 12:29

    Plus fondamental...hum


    Les événements, comme je l’entends, c’est à dire, au même sens que Wittgenstein les entendait, les événements c’est « Tout ce qui m’arrive ». 

     Comme il est nécessaire de mettre de l’ordre dans son corps pour mettre de l’ordre dans sa conscience. Le plus fondamental, est mon corps.

    Or, il m’arrive de manger. Ce que je mange, d’où vient-il ? comment-est il arrivé là ? Qui l’a produit ? et comment ? 

    Si je ne sais pas, que je ne peux pas avoir confiance ou si l’aliment a été produit et conduit jusqu’à moi selon une méthode qui n’est pas viable à long terme, je ne le consomme pas. Sinon, je fais partie du problème.

    Si je ne peux pas = si je dois faire confiance absolu au Système et en ses agents ; j’examine ce qui m’empêche de faire autrement, et je m’adapte.

    La meilleure solution est de cultiver son jardin, et si je ne peux pas cultiver mon jardin (qui correspond à la troisième étape) alors je m’efforce de connaître celui qui a pris le temps de cultiver autrement. J’apprends à connaître mon voisin, à lui donner la main, à lui faire confiance. Je l’aide, et je m’aide.

    C’est la base du mutualisme, et pour moi, c’est réellement fondamental. Si le Système est pourri, alors comme disait Descartes, il faut vider le panier, et examiner les pommes une à une, plutôt que de regarder le ciel en espérant qu’une nouvelle pomme tombe...
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