Franchement, votre projet, Mr Allard, ce serait génial qu’il se réalise un jour. C’est une belle et noble idée, et peut-être vais je m’égarer, mais je crois qu’elle ne concerne pas seulement la littérature. A mon sens, nous ne devrions plus échanger d’ « argent », mais de vraies valeurs (la confiance, la solidarité, le savoir...) Enfin, c’est un autre débat, mais je trouve que que ce que vous proposez ressemble beaucoup au SEL.
Le « Khmer vert » est une fabrication de la presse Algérienne (dans les années 90) pour qualifier les membres du FIS.
Ce genre de belle formule qui claque et instaure d’emblée un climat de guerre, ne contribue pas à développer la réflexion sur l’écologie. J’ajoute que cette expression fût largement relookée (ces deux dernières années) par des braves gens comme P. Bruckner et ses copains ultra libéraux qui appartiennent à je ne sais quel Think Tank à la con.
Le problème c’est que l’écologisme n’est pas une religion, l’écologie n’est pas une secte et qu’aucun écolos n’a jamais tué personne.
Votre Khmer vert n’existe pas. Il n’y a que des politiciens corrompus. Et tant que les profits immédiats primeront sur l’humain, il n’y aura jamais d’écologie en politique. Il n’ ya que le bon sens de chacun qui puisse nous sortir des logiques auto destructrices du Marché.
En ce qui concerne l’article de Dugé, j’avoue avoir éclaté de rire à l’idée qu’une route puisse être défigurée par un portique. Défigurer une autoroute, j’avoue que c’est balaise.
JMBERNIOLLES : « C’est pour cela que je conseille aux gens de s’informer et de réfléchir par eux-mêmes. »
Disant cela vous sous-entendez que les gens ne sont pas informés, et qu’ils ne réfléchissent pas par eux-mêmes. En plus d’être présomptueux, ce type d’injonction paradoxale a la vertu de clore le débat. ( Débat qui n’a jamais eu lieu puisque le programme nucléaire français n’a jamais fait l’objet d’une consultation démocratique.)
Si les gens suivent votre conseil, ils ne pourront plus prétendre avoir réfléchi par eux -mêmes puisqu’ils auront eu besoin d’un tiers pour réfléchir.
Vous êtes bien urbain de nous proposer des « éléments » du type : « il faut prendre le temps de convaincre les populations et les responsables de Préfectures et de Municipaltiés qui sont très réticents, cela prend du temps. »
Vous voulez vraiment que je réfléchisse par moi même. Tenez, un exemple.
Pourquoi les japonais sont -ils« réticents » ?
Au passage je salue l’euphémisme, ils sont morts de trouilles oui, et ils n’ont plus confiance. Ils ne croient plus à la probabilité « quasi nulle », et cela, non pas à cause des médias, mais à cause de la réalité. Car dans le monde réel, il est possible qu’un accident majeur survienne. La preuve, il est survenu. Voilà pourquoi les gens sont « réticents ».