« La plupart des réacteurs à neutrons rapides ont été stoppé. Vraiment une technologie d’avenir... »
Ah Traroth, suffit de vous renseigner un peu : * L’inde construit PFBR, divergence prévue en 2011. Son objectif est de devenir leader mondial dans les réacteurs rapides au sodium, place que nous avons perdue, et pour longtemps à cause du chantage électoral de Voynet en 1997. Son objectif est d’ailleurs d’utiliser ses immenses ressources de thorium (4 fois plus abondant que l’uranium). FTBR fonctionne depuis 20 ans, sur le dessin Rapsodie (français) * La Russie construit BN-800, fin de construction en 2012 * La Chine a construit CEFR, qui devrait démarrer sous peu * Le Japon va probablement redémarrer MONJU l’année prochaine et à 10 voire 20 années d’avance pour le JSFR.
Si nous avons arrêté la filière (également capable de recycler les déchets) c’est pas le lobbying de quelques acharnés antinuc’. Mais la France n’est pas le monde, et le monde nous dépasse, vous savez
Que vous soyez contre, c’est votre opinion, mais ne dites pas des bêtises : cette filière est réellement une technologie d’avenir.
Surtout, que lorsque vous touchez les pastilles d’uranium elles n’émettent « presque pas » de rayon gamma, c’est la désintégration d’un noyau radioactif qui produit des gammas. Autrement dit, quand il y a réaction nucléaire et vous n’êtes pas à coté à ce moment là.«
Toute radioactivité (alpha, beta, neutron, gamma) est due à la désintégration d’un noyayu radioactif, non ? O_o
»Surtout que votre argument « tout le monde utilise un portable alors pourquoi avec peur des gammas » ne vaut rien. La lumière visible est une onde électromagnétique et on en meurt pas. «
L’auteur ne compare la dangerosité relative des différents rayonnements mais compare le taux d’exposition du public. Dans le nucléaire, chaque salarié porte un badge, contrôlé, re-controlé, la qualité est surveillée par des gendarmes sévères (l’ASN). Pour les portables, tout le monde est exposé à fond dans son oreille (ou proche de ses couilles), et on est même pas capable d’en mesurer éventuellement le danger (vous vous rappelez, ce débat, il y a quelques mois).
»Vos occultés compléments le problèmes des déchets en les mettant dans un coin de la nature. Dans un coin de la Russie par exemple comme le dénonçais un article de Avox !«
L’uranium 238 (uranium appauvri) il est stocké dans des containers étanches dans une zone contrôlée à l’accès restreint : ce n’est pas à l’air libre. de plus, il n’est PAS un déchet. Il peut être utilisé comme matrice d’enrichissement, ou comme combustible dans les surgénérateurs, réacteurs dont par ailleurs dispose la Russie, à ce jour.
»Enfin, le nucléaire n’est en rien la solution car « il y a encore assez d’uranium pour répondre à la demande mondiale pendant un siècle et demi.[8] A condition que cette demande n’augmente pas, la consommation d’uranium représente 8% de la production énergétique contre 80% pour le pétrole, si l’uranium devait remplacer le pétrole il faudrait diviser par dix cette durée. »
Les précurseurs du nucléaires civils n’ont jamais imaginé que l’on se baserait sur les réacteurs à ’neutrons ralentis« pour produire de l’énergie. Ils pariaient plutôt pour les réacteurs »à neutrons rapides" pour pouvoir utiliser l’uranium naturel ou l’uranium appauvri, c’est à dire 99.5% de l’uranium qui existe. En France, par l’arrêt de la filière surgénératrice en 1997 par un trucage électoral non démocratique, ne peut pas utiliser l’uranium appauvri. Il faut attendre quarante ans pour que les GenIV soient disponibles. Mais pendant ce temps, Japon, Chine, Inde (l’Inde veut être leader dans 20 ans dans la technologie surgénératrice) développeront le leur, et nous vendront de l’électricité.
Eh bien, moi, ce qui ne m’étonne pas du tout, c’est le parti pris systématique des « ingénieurs » à noyer le poisson par un tas d’ informations techniques, en évacuant, sous le tapis la question ESSENTIELLE que pose le nucléaire ; à savoir le problème, irrésolu et irrésolvable DES DECHETS qui sont ; soit rejetés dans la mer, soit entassés dans des conditions précaires, et qui continuent de s’entasser, irrémédiablement, comme une épée de Damoclès, en gageant gravement l’avenir, au profit d’entreprises monopolistiques, aprement défendues par les « ingénieurs » qu’elles emploient.
Concernant le déchets nucléauires, quelques éléments, pour que vous ne répétiez plus cette expression fausse : « problème irrésolu et irrésovables » Les déchets nucléaires sont constitués d’uranium 238 (la « matrice » du combustible, pour l’instant inutilisable en france), de plutonium (90% de l’activité (la radioactivité) à long terme), d’un peu d’uranium 235 (utilisable), des actinides mineurs (américium, neptunium, curium 9% de ce qu’il reste en activité) et le reste sont les produits de fission (terres rares etc...) [http://www.laradioactivite.com/fr/site/pages/CombustiblesUses.htm][http://www.laradioactivite.com/fr/site/pages/RadiotoxiciteCU.htm] Qu’en faisons-nous : * le retraitement réutilise l’uranium 235 pour le réinjecter dans la filière : ca dope le rendement * le retraitement sépare l’uranium 238 (uranium appauvri, moins radioactif que l’uranium naturel) et le stocke en attendant de s’en servir comme matrice ou comme combustible dans les surgénérateurs. Le considérer comme est déchet est FAUX : c’est une ressources stratégique pour tout pays doté de surgénérateur (ce qu’est la Russie) * le retraitement sépare le plutonium (la plus grosse partie de l’activité à long terme) et l’injecte dans le MOX pour l’utiliser en tant que source d’énergie. * le reste (actinides mineurs, produits de fission) est, pour l’instant, mis sous verre. Que pouvons-nous faire de plus : * utilisation d’un surgénérateur pour utiliser l’uranium 238 et multiplier par au moins 70 la quantité d’énergie nucléaire disponible. * utilisation d’un surgénérateur pour recycler les actinides mineurs et les transmuter en produits stables ou à demi-vie moins longue
Le problème du stockage de l’uranium appauvri (énorme source d’énergie) et de gestion des actinides mineurs est devenu préoccupant quand le chantage électoral anti-nucléaire de 1997 a stoppé la filière qui devait s’en occuper. Les antinuc’ sont donc à l’origine du problème actuel des déchets. Aujourd’hui il va falloir patienter encore une quarantaine d’année pour que les GenIV soient disponibles, soit quarante ans de retard et un grand nombre de déchets qui vont s’accumuler et auraient pu être recycler.
une provision bien sur a été prévue, mais
largement insuffisante
Ah ! je suis curieux de voir vos éléments sur ce sujet !
la gestion des déchets (vu qu’on se sait pas
comment s’en débarrasser, le prix est difficile a estimer, mais il sera
important)
Mais non ! on sait comment faire (surgénérateur) et en plus ca produira tellement d’énergie (utilisation de 99.5% de l’uranium) qu’on peut s’en sortir.
et les répercussions sur la santé : le CANCER le prix du traitement d’un cancer, vous connaissez ? 3000 à 6000 euros par mois, un français sur trois qui meurt, meurt à cause d’un cancer, combien sont imputables aux lignes tht, aux pollutions nucléaires ?
« The Eurobarometer on Radioactive Waste shows that only 12% of European citizens have confidence in the nuclear industry as a source of information on the management of radioactive waste in their country. »
donc les européens n’ont pas confiance à 88% sur l’industrie nucléaire comme source d’information sur la gestion des déchets radioactifs.
Soit.
Avouez quand même votre manque de précision sur votre phrase : "D’après une étude récente de l’Union Européenne, 75% des Européens
pensent que les tenants de l’industrie du nucléaire mentent. C’est
vrai, ils mentent. Alors à quoi bon continuer à les écouter ?«
Avouez également avoir tiré le passage le plus »savoureux« pour votre article.
»Support for nuclear energy has increased considerably in the European Union since 2005 and the share of supporters is now nearly identical (44%) to the share of opponents (45%). Respondents in countries that have operational nuclear power plants are considerably more likely to support nuclear energy than citizens in other countries. It moreover appears that the safety aspect of managing radioactive waste is crucial for opponents of nuclear energy. Nearly four in ten of these respondents would change their opinion about nuclear energy if there was a permanent and safe solution for managing radioactive waste. The majority of opponents would however remain opposed to this type of energy or think that there is no solution for managing radioactive waste. Europeans, moreover, widely recognise some of the beneficial effects of nuclear energy ; the vast majority of the European public agrees that nuclear power usage is advantageous because it allows EU countries to diversify their energy sources (64%), decrease their dependence on oil (63%) and because it emits less greenhouse gases than, for instance, oil and coal (62%)."
Le résultat de ce sondage est clair : l’industrie nucléaire doit résoudre le problème des déchets. A ce titre quelques informations : * l’utilisation du plutonium dans le MOX réduit de 90% l’activité des déchets à long terme * les actinides mineurs, l’essentiel de ce qui reste, est utilisable dans les surgénérateurs, filière étudiée depuis les années 60 en france et qui a été brutalement arrêtée par un chantage électoral en 97 (Voynet et Jospin)
Ces élements ne méritent donc pas une place dans votre article objectif et citoyen ?