• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

emma plaf

Je suis née en 1971 et je porte un prénom qui a eu son pic de popularité cette année-là. A 28 ans, l’âge moyen du premier enfant à ce moment-là, j’ai eu ... mon premier enfant. J’en ai maintenant quelques uns de plus, ce qui classe ma famille dans les 4% de celles de quatre enfants ou plus. Les naissances de mes enfants m’ont donné l’occasion de m’intéresser à tout ce qui entoure la grossesse, l’accouchement, la petite enfance.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 30/07/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 3 56 176
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires



  • emma plaf 29 avril 2009 12:56

    ***pour la première partie, l’auteur de l’article s’est peut être emmêlée les crayons, il faudrait que Emma réponde ...***

    La personne concernée par ce jugement du tribunal de la sécu est désignée par E.G. et ce n’est pas l’auteur de l’article. J’ai relu l’article et je ne vois pas de changement de personne. Help, je ne vois pas le problème !

    (comme E.G. a mis ses témoignages en accès public, j’ai utilisé comme sources ses écrits, j’aurais donc bien pu laisser passer une première personne... mais non non je ne vois pas) 

    Emma




  • emma plaf 28 avril 2009 17:49

    @chris ***S’il existe des moyens, de surcroit jugés suffisants sur le plan de la garantie de la sécurité et pour l’enfant et pour la mère, la sécu (donc l’Etat français) ne voit pas pourquoi une femme irait à l’étranger pour après faire prendre en charge l’accouchement par la collectivité nationale. C’est à la fois une position de principe et une position qui se justifie en pratique. En conséquence, le reproche de ne pas avoir fait appel à une sage-femme faisant des accouchements à domicile ne semble pas si étrange que cela. L’Etat semble dire : « vous ne voulez pas accoucher à l’hôpital, soit, alors démerdez vous pour trouver qq’un pour le faire (sous entendu sur le territoire national) »***


    Il y a en effet des moyens pour accoucher sur le territoire national.

    Mais pratiquement tous ces moyens proposent un degré de médicalisation haute, à forte technicité. L’Etat les juge, apparemment, suffisants sur le plan de la sécurité. Soit. Parmi les personnes concernées, certaines ne les trouvent pas suffisantes sur le plan de leur propre sécurité, à elles, pour cette grossesse-là. La sécurité s’entendant alors au sens large : assurance que des actes médicaux seront proposés uniquement s’ils sont réellement et médicalement nécessaires, par exemple.

    Quelles possibilité d’accoucher pour ces personnes-là ? Il y a des alternatives, en effet, mais elles sont limitées.

    1. maternité qui accepte de discuter d’un « projet de naissance »

    2. sage-femme qui suit toute la grossesse (si elle se déroule normalement) et accouche la femmes dans une maternité avec laquelle la sage-femme a passé une convention. Rare, très rare ; voir le site de l’Association nationale des sages-femmes libérales ANSFL, références dans l’article

    3. accouchement à domicile. Même référence (site ANSFL) : une cinquantaine de sages-femmes. La superficie de la France métropolitaine étant d’environs 500 000km2, ça fait une sage-femme dans chaque carré de 100km sur 100 km. Paglop.

    En cours d’accouchement, il peut y avoir besoin de transfert non urgent (besoin d’analgésie, ou juste que l’accouchement ne se déroule pas de manière normale). Là, la réception en maternité peut être plus ou moins empathique. Pour les « vraie » urgence maternelles ou pédiatriques... je ne sais pas si on peut faire un bilan de ce qui marche ou pas (j’ai entendu le cas d’un transfert maternel pour hémorragie de la délivrance qui a été ok, par Smur - mais on n’a pas de vue générale)


    Et il faut savoir qu’on prend « des risques » en prévoyant d’accoucher à domicile : c’est très mal vu dans bcp d’hôpitaux. Donc, si les projets changent en cours de grossesse (changement d’avis, indisponibilité de la sage-femme, apparition d’un facteur de risque incompatible), il y a risque de se faire mal, très mal recevoir. 

    Et puis : tout le monde n’a pas envie d’accoucher chez soi. On peut aussi vouloir un accouchement avec une médicalisation très raisonnée, mais pas à la maison. En 2009, c’est spécial, quand même, d’accoucher chez soi.

    Et aussi : les sages-femmes qui font des accouchements à domicile n’ont pas pu obtenir d’assurances professionnelles pour cette activité. Elles excercent donc en non conformité avec le code de la santé publique. 

    Et : la sécurité sociale refuse de rembourser les frais de déplacement des sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile. Deux cas, dans deux régions différentes, ont été signalés ces derniers mois.

    Voilà les raisons pour lesquelles cette suggestion de recours à l’accouchement à domicile est, de la part du Tribunal de la sécu, amusante : « vous pouvez avoir recours à une des 50 sages-femmes qui font des accouchements à domicile, elles n’ont pas d’assurance professionnelle, vous ne serez pas remboursée de ses frais de déplacement, et en cas de complication en cours de grossesse ou d’accouchement on vous considérera comme une délinquante », semble-t-elle dire.

    Emma






  • emma plaf 28 avril 2009 16:44

    @Chris ***Cela dépasse à mon avis très largement la simple question pour la femme de décider de sa vie de femme, c’est davantage une question de liberté personnelle et de choix individuel pour un citoyen.***


    Je suis farpaitement d’accord avec vous.

    J’ai cru, mais peut être ai-je eu tord, que la question du choix (du non choix) des conditions d’accouchement étaient un problème de « genre ». Je constate que les femmes sont en grande, grande partie, effectivement maitresses et leur citoyenneté (elles votent) et de leurs corps (controle de la fécondité). Mais que ça s’arrête à la grossesse (désirée). 

    Dès qu’elles sont enceintes, je vois des femmes redevenir mineures. Elles ont le droit de poser des questions, mais doivent accepter les réponses du corps médical et s’y conformer. Elles ont le droit de choisir dans quelle maternité elles s’inscrivent (pour celles qui ont encore le choix dans leur zone géographique...) mais pas celui de rechercher un type de prise en charge, un degré de médicalisation qui leur convient.

    J’ai cru que cela était un vieux reste de mise sous tutelle des femmes parce qu’elles sont des femmes.

    En fait, peut être pas. Face à une certaine conception de la médecine (paternaliste, le patient subit, le médecin sait ce qui est mieux pour son patient et décide pour lui), hommes et femmes sont peut être tout à fait égaux.

    Qu’en pensent les autres ?


  • emma plaf 28 avril 2009 16:19

    @Vienzy : quel parallèle entre accouchement et consommation de cigarette ?

    (je ne pense pas que vous voulez dire que la procréation est un choix personnels que la société ne devrait pas peser financièrement sur la société ?)


  • emma plaf 28 avril 2009 16:00

    @Internaute (xxx.xxx.xxx.98) ***Il faut une réflexion plus large sur l’acceptation du risque personnel. La contre-partie doit être l’absence de recours aux tribunaux et d’aide de l’Etat en cas de problème.***


    Dans le domaine de la mise au monde, ce qui amène le risque, c’est de faire un enfant. En contre partie de cette prise de risque, faut-il renoncer au recours aux tribunaux et à l’aide de l’Etat ?

    A moins que vous ne considériez, dans votre propos, que l’accouchement hors structure médicalisée équivaut à du hors piste. Si c’est le cas, il faudra qu’on en rediscute, car ceci me semble être défendable en tant qu’opinion personnelle mais pas en tant que fait établi.

    Emma
Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv