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emma plaf

Je suis née en 1971 et je porte un prénom qui a eu son pic de popularité cette année-là. A 28 ans, l’âge moyen du premier enfant à ce moment-là, j’ai eu ... mon premier enfant. J’en ai maintenant quelques uns de plus, ce qui classe ma famille dans les 4% de celles de quatre enfants ou plus. Les naissances de mes enfants m’ont donné l’occasion de m’intéresser à tout ce qui entoure la grossesse, l’accouchement, la petite enfance.
 

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  • Premier article le 30/07/2007
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Derniers commentaires



  • emma plaf 29 juillet 2008 21:13

    @belbernard

    Effectivement, les experts de l’Académie de médecine ont merdé. Balancer dans un communiqué des affirmations non prouvées, c’est un risque pour leur crédibilité.


    Ahem. En allant voir comment les membres de cette Académie sont désignés (ils sont élus par leur pairs), je découvre leur âge moyen : 76 ans. Ce n’est pas grave, l’accès aux connaissances de la médecine factuelle ne dépend pas de l’âge. http://www.academie-medecine.fr/histoire_statuts_et_missions.cfm



  • emma plaf 27 juillet 2008 23:13

    @Claude, lorsque vous dites : "Cette prise en charge technologique a permit de sauver tant de vies que ce soit celles des mamans ou des bébés ! "

    C’est possible.
    Ce serait bien de le prouver quelles prises en charge technologiques ont permis de sauver des vies.
    La supposition qui amène à dire "plus il y a de technologie, plus c’est sûr" n’est-elle pas juste une croyance ?


    @Claude encore. Vous dites "il faut se méfier de ces modes "retour au naturel" qui se font souvent aux dépends de la sécurité des mères et des enfants ! "

    J’ai du mal à voir quel retour au naturel prône cet article. Mme Chaumont ne parle pas de naturel. Le mot "naturel" n’apparaît d’ailleurs pas dans son article. Mme Chaumont demande à ce que soient utilisées les technologies et interventions dont l’utilité est démontrée. Pas celles dont l’inutilité est démontrée. A plus forte raison lorsque ces interventions génèrent de l’inconfort, voire introduit des risques.

    @Claude à nouveau. Vous dites : "entre le tout "technologie" et le retour à la nature, il y a certainement un juste milieu à trouver pour sauver le plus de vies possible ! "

    Quelles pistes avons-nous pour déterminer ce "juste milieu" ? (et le juste milieu est-il le même pour chaque accouchement, même s’il est parfaitement normal ?).


    @belbernard. Vous dites : "1) Ne pas confondre "mortalité infantile" et "mortalité infantile périnatale". "

    Quelle définition de la mortalité périnatale ? Est-ce la même dans chaque pays ?

    @belbernard. Vous dites : "si l’on cherche à justifier une pratique médicale c’est la médecine factuelle qu’il faut interroger et non les affirmations d’experts autoproclamés, fussent-ils membres d’une académie par ailleurs très respectable... "

    Bien que je n’aime pas que vous qualifiiez l’académie de médecine d’expert Autoproclamés, je vous suis tout à fait dans l’utilisation de la médecine factuelle (Evidence base medicine ou EBM, en anglais - on fonde les recommandations médicales sur des faits, et non des suppositions. Des faits, c’est des résultats qu’on a prouvés sur plein de vrais patients que, par exemple, on sépare en deux groupes et à qui on applique des traitements différents. Puis on regarde les résulats obtenus dans chaque groupe).





  • emma plaf 25 août 2007 00:22

    La question de la publicité est essentielle : des informations sponsorisées par l’industrie de la santé sont à prendre comme... des informations sponsorisées par l’industrie de la santé. Pas de l’information médicale.

    Sur le sujet internet et santé :
    - En France, la Haute autorité de la santé (HAS) semble avoir pour missiion de se pencher sur le sujet des sites d’information en santé, mais son action ne me semble pas bien visible.

    « La HAS va proposer des mesures visant à encourager les sites à respecter certains principes de bonne conduite, portant notamment sur la confidentialité, l’origine et la datation des informations fournies, les informations portant sur les auteurs, l’origine des fonds, la politique publicitaire et éditoriale. »

    "http://www.has-sante.fr/portail/display.jsp?id=c_334538

    - La radio RFI présente une émission sur le thème « internet aide à lutter contre les maladies rares », entièrement disponible en ligne

    http://blogs.rfi.fr/atelier/emission_n13/index.html

    - Le dossier médical informatisé arrivera, arrivera pas, un jour, en France. Voir http://www.dossier-medical.info/



  • emma plaf 6 août 2007 23:17

    @AubeMort sur « les problèmes ne sont pas toujours prévisibles ». Oui.

    @AuberMort sur « la femme qui ne souhaitait pas de péridurale changer finalement d’avis ». Oui. Pour moi, une demande de transfert vers une unité médicalisée pour demande de péridurale est tout à fait valable.

    @AuberMort sur « les femmes ayant des enfants de plus en plus tard, les pépins vont automatiquement devenir plus nombreux ». Je ne vous suis pas. En faites un argument pour médicaliser « tout le monde » ? Ce pourrait en être un pour assurer un meilleur suivi de ces patientes à risque, si elles sont considérées commme telles : permettre aux bas risques d’être suivies ailleurs, ce que libère des ressources (obstétriciens, pédiatres, structures spécialisées)

    @AuberMort sur « (on n’accouche d’ailleurs pas chez soi après 40 ans, et pas après 35 ans pour un premier enfant). » Dans quel pays ? En France, il n’y a pas de telle règle pour l’accouchement à domicile. IL n’est pas exclu que certaines sages-femmes posent leurs conditions individuellement, mais ce n’est en aucun cas une obligation.

    @AubeMort sur la Hollande : j’ai entendu dire que les accouchements à domicile baissent en effet, et que la raison est la demande de péridurale. Ce sont des on-dits. Avez-vous des données là dessus ?

    @AubeMort Sur la méfiance vis à vis de la médicalisation : disons, plus que méfiance, un coup d’arrêt à la confiance absolue, parce qu’on découvre que des actes ne sont bons ni pour la mère, ni pour l’enfant, mais juste pour l’organisation.

    @AubeMort sur les sages femmes : Oui pour se préoccuper des conditions de travail des sages femmes, de leur nombre et de leur formation (mais non pour que ce soit moi qui le fasse)

    @AubeMort sur la miniaturisation : Non au remplacement de l’humain par la technique. La miniaturisation du monitoring permettrait une surveillance continue, éventuellement d’un poste de contrôle central (tous les monitoring de l’étage sur l’écran d’une sage femme). Je préfère, de loin, la présence continue d’une sage femme, attentive à mon état (et qui fasse un monitoring de temps en temps). Surtout si, comme dit dans l’article, le monitoring continu n’est pas plus efficace et génère plus d’interventions sur faux positif.



  • emma plaf 6 août 2007 22:55

    @lambertine. D’abord merci de continuer la discussion.

    *** Sur « profession de foi » : ce sont donc vos expériences personnelles et dans votre entourage qui vous font dire que les accouchements sont dangereux, si je comprends bien.

    Cette position, lorsqu’elle influe sur des décisions qui vous concernent vous et votre famille, mérite d’être considérée et respectée.

    Ce que je récuse, c’est que la même démarche soit appliquée pour prendre des décisions sur les politiques de soins.

    Je ne m’attends pas à ce que les décideurs fondent leurs décisions sur leurs propres perceptions.

    Je m’attends à ce qu’ils fondent leurs décisions sur des faits, attestés, mesurés, vérifiables - et heureusement critiquables, mais critiquables avec des arguments, pas des sentiments.

    La position politique « aucune grossesse n’est à bas risque, tout accouchement doit avoir lieu près d’un bloc opératoire » peut être discutée selon cette méthode de confrontation de faits mesurés.

    Mais pour pouvoir même imaginer que cette affirmation puisse être remise en question dans le cadre d’une démarche scientifique, juste pour envisager de se poser la question, il y a des certitudes ancrées à bouleverser, ces certitudes qui disent que plus de médicalisation est forcément plus sûr que moins de médicalisation.

    Moi, ça m’a pris deux ans. Deux ans pour arriver à envisager que, statistiquement, l’hôpital (pour des grossesses à priori normales) ne soit pas forcément plus sûr que hors l’hôpital.

    Après, on peut se battre à coup de statistiques pour savoir si c’est vrai ou pas, pourquoi et dans quelles conditions. On peut se battre à coup de cas pour savoir si unetelle serait morte en accouchant à domicile, ou si, pour celle qu’on a sauvé de justesse à l’hôpital, tout se serait bien passé ailleurs.

    Ce n’est pas la difficulté principale. La difficulté, à mon sens (ou pour moi) c’est vraiment d’imaginer que la question puisse être posée.

    *** Sur idéalisation de l’accouchement naturel, refus des médicaments :

    Rien de cela dans ma démarche. Je souhaite le respect du choix des parents dans le cadre d’une politique publique dont les décisions sont fondées sur des faits.

    Les médicaments que je refuse sont ceux administrés en routine hors considération de mon cas personnel, ou utilisés pour des contraintes non médicales.

    Vous aussi, j’imagine.

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