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emma plaf

Je suis née en 1971 et je porte un prénom qui a eu son pic de popularité cette année-là. A 28 ans, l’âge moyen du premier enfant à ce moment-là, j’ai eu ... mon premier enfant. J’en ai maintenant quelques uns de plus, ce qui classe ma famille dans les 4% de celles de quatre enfants ou plus. Les naissances de mes enfants m’ont donné l’occasion de m’intéresser à tout ce qui entoure la grossesse, l’accouchement, la petite enfance.
 

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  • Premier article le 30/07/2007
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Derniers commentaires



  • emma plaf 28 avril 2009 15:46
    @Chantercler. ***Mais j’aimerais te dire que ma belle fille qui a accouché dans un centre hopitalier compétent ne doit sa vie que parce qu’elle a été extrêmement bien prise en main par une équipe qui a fait tout ce qu’il fallait faire face à un accident gravissime et rarissime***

    Oui. il y a des risques rarissimes et gravissimes auxquels, hors hopital, on ne peut pas faire face de manière optimale. Même en ciblant les grossesses à bas risques et les accouchements sans facteurs de risques prévisibles.

    Il y a aussi les risques inhérents à l’hôpital en lui même, et aux actes qui y sont systématiquement pratiqués. Fréquent, souvent bénins d’un point de vue strictement sanitaire, mais qui peuvent être lourds de conséquence sur le vécu des premiers jours avec un bébé. On peut aussi se demander si on veut prendre ces risques. La réponse n’est pas universelle, elle existe uniquement à titre personnel.

    Le tout, à mon sens, c’est de pouvoir choisir le degré de médicalisation que l’on souhaite, en étant informé des risques associés à ces degrés de médicalisation. Bien sûr, cela dépend de la grossesse (jumeaux, localisation du placenta ....). Ensuite, le choix ne peut être que strictement personnel.

    La proximité des structures hospitalières est un élément tout à fait important et je vais aller cherche l’émission d’Inter que vous mentionnez. merci.


  • emma plaf 28 novembre 2008 17:38

     @Appoline. Qu’entendez-vous quand vous dites qu’il est temps que les femmes prennent leurs responsabilités ? Que croyez-vous qu’elles doivent faire ?



  • emma plaf 28 novembre 2008 17:37

     Bonjour Appoline. A qui vous adressez-vous lorsque vous réclamez qu’on laisse les femmes maitresses de leurs choix ?

    Je vous suis parfaitement. Qu’on laisse les femmes maitresses de leurs choix, qu’on ne leur impose leur conduite par aucun moyen. 

    Pour le sujet qui nous occupe, ce libre choix n’est pas respecté dans plusieurs cas :


    - équipe médicale qui refuse une péridurale que la femme demande, pour des causes non médicales ("c’est votre 3ème, ça ira vite")

    - péridurale impossible pour des riasons d’organisation des soins (présence de l’anesthésiste, indisponibilité des salles d’accouchement)

    - péridurale refusée sous raisons médicale non prouvée, san rechercher de solution (je crois, à vérifier, que les femmes tatouées dans le dos en font les frais)

    OU

    - pressions idéologiques pour la péridurale ("vous verrez, dans 1h vous nous supplierez pour l’avoir")

    - protocoles des maternités qui favorisent la douleur (perfusion d’hormones pour accélérer les contractions, position couchée obligatoire, mobilité interdite)

    Auprès de qui pensez-vous qu’il faille demander des comptes sur la manière dont on traite les femmes ?

    Emma



  • emma plaf 28 novembre 2008 17:27

     Objection, la Taverne.
    Ce n’est ni l’écologie, ni les avantages en terme de santé qui motivent à allaiter.
    Mais alors pas du tout.

    C’est le plaisir qu’on peut avoir à tenir un petit contre soi et à ainsi le nourrir.
    (plaisir qu’on *peut* avoir. Pas qu’on *doit* avoir)

    (puis en plus, c’est pratique)
    (puis en plus, on a découvert qu’on peut allaiter et travailler, plein de monde le fait maintenant)
    (puis si c’est écolo et bon pour la santé, tant mieux)

    Aucune femme ne doit se sentir *obligée* d’allaiter pour des raisons d’idéologie, d’écologie, de santé, de regard des autres, si allaiter ne lui plaît pas.

    Aucune femme ne doit se sentir *interdite* d’allaiter pour des raisons d’idéologie ou d’une certaine idée du féminisme (idée qui a fait son temps. Mais cela a échappé à la journaliste de Marianne)



  • emma plaf 20 novembre 2008 12:48

    Je voulais réagir sur deux commentaires d’Hermes
    ** Pour tout le monde, je precise qu’il faut toujours se mefier des témoignages de patients, il arrive assez souvent que nous praticiens donnions pas mal d’infos mais que le patient integre qu’une partie**


    Je pense qu’il y a bcp de vrai dans ce que vous dites et j’imagine que c’est votre expérience de médecin qui parle. Notez que la loi indique que c’est au praticien de donne la preuve qu’il a apporté les informations au patients, et non l’inverse. Je trouve ça un peu dur pour les professionnels. Mais cela a le mérite de rendre nécessaire une évaluation, de la part du praticien, de ce que le patient a compris et retenu. J’ai entendu suggérer que tout échange d’informations entre patient et professionnels pourrait commencer, ou finir, par cette question de la part du médecin : "qu’avez vous compris de...[votre pathologie, le traitement, etc]". 

     
    "Difficille de donner les critères precis , chaque cas est particulier. Par exemple il est admis que dans un 3eme accouchement cela soit inutile dans la plus part des cas car il se passera en moins de 4heures donc en dehors des temps de peri, mais il arrive que pour un 3eme bébé cel soit plus long que pour un premier "

    Avec tout le respect que je vous dois, j’ai du mal avec les indications médicales non référencées. Que signifie "il est admis que". Consensus d’experts ? Formalisé ? Appuyé par des données assorties de niveau de preuves ? En tant que patiente je ne me contenterai plus d’un "il est admis que" sans plus de précisions. S’il le "il est admis" se base sur le feeling d’un praticien, parce qu’on n’a rien d’autre sur quoi s’appuyer, ok, mais je veux le savoir. Si le "il est admis" s’appuie sur des essais randomisés qui ont conclu à une augmentation de tel risque dans telle circonstance, je veux le savoir.

    Ceci n’est pas une remise en cause de l’expertise, précieuse, des soignants. C’est un souci d’information juste qui me permette de faire des choix éclairés. 
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