Evidemment la conjoncture doit être prise en compte. Ceci tout le monde en est conscient. Mais c’est l’écart entre les intentions affichées et la réponse apportée qui pose problème, « mon adversaire c’est la finance » par exemple. Quant au rôle uniquement consultatif du jury, je ne vois pas alors où est le progrès ; s’il faut attendre les élections suivantes pour la sanction, où est le progrès ? On ne règle pas un problème dynamique avec des solutions statiques.
Bonjour Fergus, évidemment à elle seule l’idée ne peut régler tous les problèmes puisque tout dépendra des conditions de sa mise en place, en particulier le poids des décisions du jury, mais elle représenterait déjà un grand progrès. Le mandat représentatif strict a depuis longtemps montré ses limites, c’est pourquoi les institutions européennes qui ne vivent que par lui se sont senties obligées d’en exclure tout autre. Comme le dit adeline, pour que ce mode de fonctionnement devienne un vrai contrôle qualité, il faut que le programme du candidat devienne un contrat suffisamment détaillé. Et bien entendu, en aval la justice doit devenir complètement indépendante du politique, ce qui est encore loin d’être le cas aujourd’hui. L’humain étant ce qu’il est, il faudra garder à l’esprit qu’un jour il y aura dérive et que le contrôle des décisions du jury est à envisager.
Ce qui nous ramène à la question de l’intention de ceux qui ont propagé l’info en France, ou de leur compétence de « journalistes ». Décidément le web devient une vraie poubelle. On en finirait presque par regretter la petite lucarne qui transmettait la voix de son maître...