"Le nucléaire n’est donc pas la bonne réponse au défi énergétique qui
nous est lancé, et au moment ou les énergies fossiles voient leur stock
entamer leur décroissance, il serait temps de se tourner définitivement
vers les énergies propres et renouvelables, afin de se mettre au
diapason de la majorité des états européens."
Le stock des énergies fossiles étant déterminé, il a commencé sa décroissance dès le début de sa consommation.
Le véritable problème est que ce désastre va arriver indépendamment de la volonté et des actes des humains.
La civilisation industrielle ne va pas s’écrouler et voir sa population diminuer parce que des écologistes intégristes l’auront voulu et déclenché mais tout simplement du fait de l’épuisement relatif des ressources : nul besoin que les gisements de pétrole et autres matières premières soient à sec car il suffit simplement que leur flux d’extraction diminue de quelques % par an pour que ça arrive.
Votre cécité vient de ce que tout semble aller bien pour le moment voire même que ça n’a jamais été aussi bien alors qu’en réalité nous sommes à l’apogée de la « création de richesses » dont la contrepartie est la destruction des ressources.
Pourtant les signes avant coureurs sont déjà là : - effondrement des stocks halieutiques - destruction massive des forêts qui ne compense même plus la stérilisation des terres cultivées - pic pétrolier global d’ici 2015 (conventionnel passé officiellement en 2008) - une crise financière depuis insoluble 2008 car elle n’est qu’un symptôme
Mais comment pouvez-vous croire qu’un système basé sur la consommation de ressources non renouvelables et la destruction du support des ressources renouvelables puisse être durable ? Parce ce que c’est impossible.
Entre le 14 janvier 1986, date de son couplage au réseau, et la fin de 1996, Superphénix n’a produit qu’environ 5 milliards de kWh ; pendant ces années, il a été à l’arrêt environ 10 ans, consommant 13 milliards de kWh, et depuis sa fermeture il continue à consommer du courant.«
1996 - 1986 = 10 donc selon Cabanel Superphénix n’a jamais fonctionné durant cette période, mais alors d’où sortent ces 5 milliards de Kwh ?
En fait selon le rapport d’enquête de l’assemblée nationale (http://www.assemblee-nationale.fr/rap-enq/r1018-1.asp#P827_69844) Superphenix a fonctionné 53 mois (4,5 ans) sur cette période pour une production de 8 milliards de Kwh dont 3,5 pour la seule année 1996 (disponibilité de 95% hors arrêt programmés). Le rapporteur écrit même : »Par un paradoxe difficile à admettre, c’est au moment où les problèmes semblent résolus que la décision de fermeture intervient. "
Quant aux périodes d’arrêt, sur 91 mois , 66 sont dues à des attentes de décision administratives et politiques donc seulement 25 mois d’arrêts techniques.
La véritable raison valable de l’arrêt de Superphénix est son manque de compétitivité du à un coût de production de 25 ct au Kwh, mais avec ce critère Phebus n’aurait jamais du être construit non plus au vu de ses 50 ct au Kwh.