Maristella Svampa : C’est une grande victoire pour les mouvements qui l’ont soutenue. Les
zones glaciaires et péri-glaciaires qui sont les régulatrices d’eau
douce de bon nombre de régions, notamment en Argentine qui est un pays
semi-aride à 70 %, pourront donc être en partie protégées. L’expansion
des méga-projets miniers à ciel ouvert qui utilisent des quantités
inimaginables d’eau – l’entreprise Bajo La Alumbrera, dans la province
de Catamarca utilise ainsi 6 millions de litres d’eau par jour – est
donc pour partie remise en cause.
Quand je lis ça, je ne vois pas une problématique de lutte contre la fonte des glaciers (le mot « fonte » ou équivalent n’est jamais prononcé dans l’article), mais plutôt un basique problème de lutte contre l’accaparement par les activités minières de la ressource en eau délivrée par les glaciers.
En plus cette « cause » ne pourrait pas être invoquée pour au moins 90% des glaciers du monde dont je rappelle qu’ils sont quasiment tous en régression (notamment au Groenland et en Antarctique ouest).
"En 1909, Robert
Williams Wood (1868-1955) construisit deux serres similaires, l’une avec
des plaques de verre (transparent au visible et opaque aux
infrarouges), l’autre avec des plaques en halite (transparent au visible
et aux infrarouges). Dans les deux cas, l’air ne peut sortir. La
température dans les deux serres augmenta de la même façon, démontrant
ainsi que cet effet thermique s’explique essentiellement par l’absence
d’advection."
C’est ce que j’appelle un mensonge par omission car voici ce qui manque :
Pour résoudre ce problème, j’ai construit deux enceintes avec
du carton noir, l’une avec un couvercle de verre, l’autre avec un
couvercle de halite d’égale épaisseur. Un thermomètre a été insérée dans
chaque enceinte et le dispositif a été emballé dans du coton, exceptés les
couvercles transparents restants exposés. Une fois exposé au soleil, la
température s’éleva graduellement jusqu’à 65°C.
Or le GIEC dit que le rechaussement climatique se traduira essentiellement par une élévation des températures : la nuit, aux hautes latitudes et en hiver c’est à dire aux moments et aux endroits où le soleil est le moins actif, par conséquent hors du domaine de validité de l’expérience de Wood caractérisée par une irradiance solaire qui écrase l’effet de serre.