Dans un rapport récent, il rappelle que « la notion de
« dommages-intérêts punitifs » n’est pas reconnue en droit français, et
que les photographies, malgré la précision du point de vue de l’image,
n’établissent pas l’existence d’hydrocarbures, n’identifie pas toujours
le pollueur, et ne tienne pas compte des circonstances dans lesquelles
le rejet s’est effectué ».
Très intéressant et je compatis, mais en quoi le droit pourrait-il changer quoi que ce soit dans le golfe du Mexique ou au Nigeria vu qu’il y serait inapplicable ?
Jean Oudot, professeur au Muséum national d’histoire naturelle va dans le même sens, avec plus de nuances en déclarant : « aucun de ces articles ne permet d’estimer le taux de biodégradation du pétrole ». ». lien
Manque la fin de la phrase : « C’est un peu surprenant car en principe la composition du pétrole donne déjà de bonnes indications. »
Quit par ailleurs Mr Oudot : »Les plus légers s’évaporent ou se dissolvent, et l’estimation avancée de
25 pour cent semble raisonnable pour un pétrole brut léger. Les
composés de masse moyenne sont dégradés par photooxydation et par les
microorganismes. Mais cette dégradation ne représente au mieux que 50 à
60 pour cent du volume.La catastrophe de l’Amoco-Cadiz a bien montré que les 20 à 30
pour cent restants, les fractions lourdes (résines, asphaltènes,
vraisemblablement non toxiques, et HAP, composés toxiques), sont non
dégradables et sédimentent au fond de la mer, où elles demeurent
indéfiniment."
Sédimentent, c’est à dire qu’elles finissent par être totalement recouvertes par les autres débris et deviennent donc inoffensives pour l’environnement.
En résumé selon Mr Oudot, il y a trois catégories de composés : - ceux qui s’évaporent - ceux qui sont dégradés par les micro organismes - ceux qui tombent au fond et finissent par être recouverts.
Conclusion : le problème disparaît de lui-même à terme.
Il y a plus grave, la plateforme Atlantis, située à 250 km de la Nouvelle Orléans, la plus grande connue au monde, pourrait bien provoquer, un jour ou l’autre, une pollution 30 fois supérieure à celle de Deepwater.
Ce qui suppose que les compagnies et les États ne tiennent pas compte des enseignements de Deepwater quant à : - la prévention de la survenue de ce type d’évènement - au retour d’expérience dans le traitement d’un éventuel accident.