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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 22 août 2012 14:14

    Entendu, je vous remercie.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 22 août 2012 12:22

    - Mon article est trop long je pense, ça ne va pas plaire. -

    Je comprends mieux votre point de vue en sachant votre histoire, c’est tout à fait intéressant.
    Pour ma part, je suis issu, du côté de mon père comme de celui de ma mère, d’une famille 100% bretonne depuis trois ou quatre siècles (non par peur de l’autre, simple hasard). Et lorsque je vous dirai que, fils de militaire, habitué à voyager et à m’adapter à cet « autre », j’ai fini par épouser une femme moitié alsacienne moitié algérienne, heureux d’introduire, en quelque sorte, un chouïa de diversité dans mon pedigree, vous comprendrez, je pense, que je sois, à l’inverse, attaché aux « différences », aux particularismes qui sont autant de richesses. Mon fils n’a qu’un an, mais je lui prépare une bibliothèque où se côtoient le Coran et la Bible, l’histoire du monde et la philo tous azimuts, et je ne tiens pas à lui inculquer que tout n’est qu’équivalences, que tout est interchangeable.
    Nous sommes, vous et moi, le produit d’un vécu, mais je comprends parfaitement que votre souffrance ait pu orienter vos convictions. Ce que je désire surtout, c’est mettre en évidence le besoin de jugements de valeur, au rebours de l’air du temps, d’une certaine hiérarchie qui se veut ouverte sur le monde, non pas cantonnée à une communauté en particulier qui serait meilleure qu’une autre, mais au sein de l’espèce tout entière : il y a du génie, il y a du médiocre, et différencier le génie du médiocre, c’est réhabiliter un mot honni, le mot « discrimination », dans son acception première, celle qui distingue, qui opère des choix.

    Bon appétit.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 21 août 2012 18:25

    @ easy :

    À ce compte là, nous pouvons tout relativiser et trouver du même partout. Si Staline et Gandhi se valent, à quoi bon se lever le matin ?

    Si votre remarque concerne quelque valeur absolue, i.e. valable de tous temps, en tous lieux, pour les siècles des siècles, si c’est là l’immutabilité dont vous parliez, je souscris.
    Mais si pour vous un Athénien du IVe siècle et un Français du XXe sont interchangeables, j’aurais bien du mal à vous suivre.
    Alors, certes, les donneurs de leçons sont pénibles, surtout lorsqu’ils serinent « c’était mieux avant » - ce qui n’est pas exactement mon cas - mais doit-on pour autant refuser de voir combien l’homme évolue d’un point de vue anthropologique ? Combien il perd d’un côté ce qu’il gagne de l’autre ? Combien le progrès est relatif ? Combien tout culte rendu au progrès de commande est fatalement voué aux désillusions ?

    ... Et c’est là, moi, que j’interviens : lorsque le citoyen lambda actuel perd de vue tout ce dont il a fait rapidement son deuil pour davantage de confort, et qu’il en vient à espérer le retour de certaines choses, je lui susurre : ça a un coût, et il va falloir en rabattre. Le bien commun, c’était finalement pas mal, et pour le reconquérir, il faudra inévitablement être un peu moins centré sur SA personne, sur SES droits, sur SON pouvoir d’achat, sur SA retraite, sur SA carte Vitale, etc. Bref, il faudra tôt ou tard ne plus compter sur SES représentants : se sortir les doigts, et mettre la main à la pâte.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 21 août 2012 11:03

    Je ne me réfère aucunement à Sparte, bien qu’elle soit un magnifique exemple de la supériorité d’un peuple austère par habitude sur un peuple - Athènes - épris soudainement de grandeur et d’impérialisme, de monétisation et de commerce international.
    Que chaque peuple soit mû par un intérêt quelconque, qui lui est propre, en lequel il reconnaît ses valeurs fondamentales, je ne le nie aucunement.
    En revanche, il me semble que vous ne faites pas de distinction entre le principe d’intérêt et l’acception que le mot revêt de nos jours.
    Autrefois, l’intérêt était le moyen par lequel on atteignait une certaine fin. Aujourd’hui, l’intérêt est la fin à soi seul. Il y avait donc un intérêt commun, motivé par une fin commune. À présent, toute fin commune est abhorrée comme un retour à l’ordre ancien, au carcan prescripteur des sociétés dites « closes ». À chacun de se confectionner sa fin dans son coin, et à autant de fins, autant de moyens, donc autant d’intérêts à ménager, susciter, entretenir, jusqu’à péremption et passage au nouvel intérêt du moment.

    Aristote faisait de l’homme un animal politique, c’est-à-dire un être assujetti entre un déterminisme, des causes efficientes, et un finalisme, des causes finales. Il était condamné en quelque sorte à vivre avec ses semblables, et se joindre à eux en vue du bien commun. Rien de tel dans un monde atomisé. Plus rien de commun, si ce n’est le produit du moment, apte à se faire une place au soleil s’il parvient à fédérer suffisamment.
    Je fais donc un distinguo entre l’intérêt en tant que cheminement vers une fin commune, nécessaire à tout homme - et même Kant, dans son formalisme moral, botte en touche et renvoie l’intérêt d’un devoir sans concession dans une vie future - et l’intérêt individuel, momentané, conflictuel, capricieux et matérialiste. Il y a un intérêt à se nourrir comme il y a un intérêt à changer de voiture tous les six mois, mais ils ne sont pas du même ordre.

    En outre, j’ai envoyé un nouvel article sur Agoravox qui, s’il est accepté, pourra vous intéresser et prolongera éventuellement notre débat actuel.
    Bien à vous.
    EG.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 21 août 2012 08:16

    Vous êtes décidément fan du tir à l’arc... smiley
    Je vous réponds plus en détail plus bas.

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