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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 3 juin 2014 22:53

    @ Fergus :

    J’oubliais : je ne dis pas qu’il faille prendre exemple sur nos ancêtres qui, comme vous le rappelez, n’avaient pas nécessairement le sentiment de faire partie d’une même nation. Je dis qu’il ne faut pas les oublier, et dans ce trait de caractère en particulier. Il nous faut tout assumer dans le passé, tout.

    Robespierre ne fait pas partie de mon Panthéon, mais je trouve tout à fait légitime qu’il y ait autant de rues à porter son nom en France. Personnellement, j’aimerais seulement qu’il y en ait autant du nom de Bonaparte. Il y a en moi, comme en vous, que nous le voulions ou non, et du Robespierre, et du Bonaparte. smiley

     

    Renan emploie une formule qui scelle la continuité nationale, il appelle ceci l’hymne spartiate s’adressant à leurs aïeux : « Nous sommes ce que vous fûtes, nous serons ce que vous êtes ». J’aime beaucoup ça.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 3 juin 2014 22:45

    Gaspard, il a du sens à mes yeux. Je n’emploierai toutefois pas ce mot, je parlerais alors plus volontiers du sentiment d’appartenance à l’humanité. Mais celui-ci ne peut être, à mes yeux, qu’engendré par l’instruction, celle qui nous fait sortir de nous-même, apprécier le génie d’où qu’il vienne et en redemander toujours davantage. Osons le gros mot : République des « âmes », tiens ! Celui que l’on ressent en écoutant Beethoven... pas Yannick Noah.

    En tous les cas, je ne pense pas qu’un tel « mondialisme » soit envisageable dans la petite vie mesquine et étriquée de consommateur que nous vendent aussi bien l’Europe que les USA. Péguy disait : « Tout ce qui élève unit ». Voulons-nous l’union ? Eh bien il faudra se résoudre à l’excellence édifiante et abandonner en conséquence le relativisme des individualistes socialistes ou libéraux.

    J’espère avoir correctement répondu à votre question, Gaspard.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 3 juin 2014 22:36

    Je comprends votre point de vue, Fergus, mais ne le partage pas.
    Je me sens pour ma part bien plus proche d’un Alsacien ou d’un Auvergnat que d’un Espagnol ou d’un Suédois. La langue y fait déjà beaucoup, la culture également, et je dis ceci sans esprit de chapelle, je le dis spontanément.

    Cela dit, je peux très bien me sentir plus d’affinités avec un Polonais ouvert d’esprit, curieux, honnête et ayant le sens de l’humour qu’avec un Breton chromé, renfrogné, syndicaliste et procédurier. Sans problème. smiley



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 3 juin 2014 21:01

    Vous savez quoi Fifi ? Je suis purement et simplement pour la dissolution des partis politiques, ce qui inclut et l’UMP, et l’UPR, et le FN.

    Il va falloir se résoudre à glisser lentement vers d’autres façons de faire de la politique avant qu’un semblant de politique, durci par la crise, ne fasse ce qu’il veut de nous.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 3 juin 2014 19:16

    Fergus, ce que vos deux commentaires mettent conjointement en évidence, ce sont les paradoxes démocratiques, et pas uniquement en France.

    Imaginez que le gouvernement organise un référendum à ce sujet, sans avancer ses propres tendances quant au nouveau découpage à promouvoir : les gens vont dire OUI, puis une fois le choix opéré, nombreux seront ceux qui crieront à la traitrise et à la démission.
    Imaginez à présent que le référendum soit organisé après avoir donné les tenants et aboutissants du redécoupage : eh bien cette fois le NON l’emportera, les gens ne voteront pas contre le remaniement régional en soi, mais contre le découpage envisagé.

    Le référendum est parfois un faux ami démocratique...

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