Tout cela donne plus que raison aux solutions prônées par le principal ennemi de Wall Street aux Etats-Unis, le démocrate Lyndon LaRouche, qui n’a de cesse d’expliquer que l’effondrement total MONDIAL de la finance ne peut être résolu qu’en adoptant le Glass-Steagall au niveau MONDIAL.
Paru dans le Wall Street Journal : « Davos : le Congrès du nouveau Moyen-Age » et en français ci-dessous :
« Un nouveau ’momentum à la San Francisco’ 1945 recréant les
Nations-Unies ou même un sommet pour un ’nouveau Bretton Woods’ ne sont
pas en mesure d’assurer la stabilité géopolitique et la prospérité du
monde. Cette forme archaïque de pensée est un vestige égotique d’un
monde mené par l’Occident. Plus fondamentalement, il s’agit même des
restes d’un monde westphalien Etat-centrique. Eh bien c’en est fini. Nous
sommes entrés dans un nouveau Moyen-âge : une ère ressemblant de très
près au monde pré-westphalien d’il y a environ mille ans.
C’est cette période de l’histoire où l’Orient étant aussi puissant
(voir plus) que l’Occident, les villes avaient plus d’importance que
les nations, des dynasties et compagnies commerciales puissantes
étaient le moteur de la croissance et de l’innovation, des mercenaires
privés combattaient dans toutes les guerres, les croisades religieuses
façonnaient les relations interculturelles, et les nouvelles routes
terrestres et maritimes donnaient naissance à la (presque) première
économie globale. » Ca fait rêver ! Dans sa grande sagesse, Khanna,
nous enseigne par ailleurs qui si ce monde idéal avait disparu, c’était
à cause d’un curieux phénomène rétrograde qu’il identifie sous le terme
« patriotisme », qui avait remplacé la diplomatie des puissants par la diplomatie de la souveraineté.
« Le meilleur endroit pour admirer le modèle [ancien] de
diplomatie en plein nouveau Moyen-âge, est sous nos yeux, dans
l’enclave suisse de Davos, où se réunissent chaque année les gens les
plus influents : chefs d’Etat, PDG, maires, leaders religieux,
présidents d’ONG, présidents d’université, célébrités et artistes (…)
ce rassemblement ’de capitalistes, de mondialistes et de futuristes’
sembvle fonctionner précisément parce qu’il n’a ni structure formelle,
ni officielle. Davos n’a rien à voir avec la souveraineté et tout à voir avec l’autorité :
c’est une relation de pairs entre tous ceux qui sont quelqu’un. Où
ailleurs peut-on voir les PDG du Fortune 500, des ministres américains,
le maire de Londres, le Premier ministre de Catalogne, le président de
l’Export-Import Bank chinoise, des investisseurs-hommes d’Etat comme
Georges Soros, des rock-stars militantes comme Bono et des
milliardaires philanthropes comme Bill Gates se parler directement et
honnêtement pour former de nouvelles associations sur le
champ ? A comparer au système diplomatique contemporain inter-Etats,
Davos représente l’anti-diplomatie. »
L’obstacle aujourd’hui est Barack Obama qui, aux ordres de Londres, empêche la réinstauration du Glass-Steagall, ce qui aurait pour conséquence d’instaurer ce standard bancaire au niveau mondial et provoquerait de facto la fermeture de Wall Street.
Vous dites : « Nos dirigeants politiques et financiers n’ont que de la prétention, là où les chinois savent faire et font. Une autre civilisation, au passé brillant, refait surface sur les ruines de nos erreurs. »
L’erreur, aujourd’hui, est de considérer des éléments disparates de la crise mondiale du système monétariste.
La difficulté nécessaire est de penser en termes d’un paradigme radicalement différent : le système de crédit productif public.
En 1933, le problème était national (USA). Roosevelt appliqua la solution radicale du Glass-Steagall (toute dette adossée à toute activité spéculative est reconnue comme nulle et non avenue), à l’échelle nationale.
En 2011, le problème est mondial. Il faut donc non seulement barrer d’un trait et reconnaître comme nulle et non avenue toute dette adossée à toute activité spéculative (Glass-Steagall Global) mais aussitôt Wall Street définitivement fermé, il faut une solution concrète pour l’ère post-financiarisation. C’est le projet défendu au niveau mondial par Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France : 5 projets de reconstruction continentaux : NAWAPA, Transaqua, Detroit de Bering, Pont terrestre eurasiatique et « bouchon » de Darien.
Vous dites : « Putain de loi Pompidou-Giscard de merde !!! »
C’est certes vrai, mais s’arrêter 1) à la contestation de 2) un aspect particulier et national d’un problème paradigmatique mondial, c’est faire le jeu des extrêmes.
Pour sortir de l’impasse épistémologique, rappelons que l’engagement envers un projet de reconstruction peut influer
sur les conflits sanglants en cours, analogue à celui que le traité de Westphalie apporta, en 1648, à une Europe ravagée par les haines accumulées durant les guerres de religions de 1511 à 1648.
En clair : si les intérêts financiers s’attaquent aujourd’hui de manière aussi frontale à l’ordre des Traités de Westphalie (pardon des offenses et avantage d’autrui), c’est la force de cet engagement westphalien sur lequel nous devons nous appuyer pour appeler à une nouvelle conférence de Bretton Woods : des parités fixes entre monnaies, permettant à des économies redevenues souveraines d’émettre du crédit productif pour s’engager mutuellement sur des projets sur 2 à 3 générations. En Afrique, par exemple, c’est tout l’enjeu du projet Transaqua dont la presse nigérienne a encore récemment parlé.