Je vous recommande la lecture de « The Hellhound of Wall Street »
par Michael Perino. Ce livre raconte comment, aux Etats-Unis, en
janvier 1933, la veille du jour où mon ancêtre le procureur Ferdinand Pecora fut
contacté par le sénateur Norbeck pour mettre JP Morgan à genoux devant
les médias du monde entier et entrainant la fermeture de Wall Street, la
veille donc, l’ensemble des médias, de la population et Wall Street
bien évidemment disait qu’une plutocratie oligarchique détenait les reines du pouvoir.
C’est grâce à un petit italo de rien du tout, mais qui ne respectait pas cette prétendue élite, que les Etats-Unis,
grâce à l’émission de crédit productif de type hamiltonien, devinrent la
première puissance économique (puis militaire pour éradiquer le
fascisme européen) du monde. Prenons même beaucoup plus de recul : c’est
un humaniste, Roosevelt, qui, en soutenant la Commission
Pecora, fit qu’un pays devint la plus puissante économie productive et
en faveur de l’intérêt général que l’histoire de l’humanité avait jamais
connue.
C’est cette puissance publique de type
hamiltonienne et d’inspiration westphalienne qui vint à bout des
donneurs d’ordre oligarchiques et schachtiens (Hjalmar Schacht, le
banquier d’Hitler, fut promu par Keynes) en Europe.
Aujourd’hui, en France, ce bout d’Histoire occulté des livres d’Histoire est porté bien plus haut encore par Jacques Cheminade.
En fait, on aimerait bien que quelqu’un de vraiment indépendant des intérêts financiers - et qui les a déjà affrontés sur leur propre terrain - ait les tripes de dire la vérité :
1) Londres et Wall Street ont acheté nos gouvernants. 2) Il y a un moyen de mettre en banqueroute organisée le système financier et monétaire international, et en hauts lieux, tout le monde le sait : c’est le Glass-Steagall global. 3) Je prends le risque de me faire tirer dessus pour dire ça et affronter ces intérêts financiers.
Jacques Cheminade dit exactement cela depuis sa campagne présidentielle de 1995. Et il est celui auquel tous les autres partis s’abreuvent en le plagiant (typiquement, la fameuse « séparation des activités bancaires » que tous les partis ou presque ont repris, sans savoir ce que ça implique).