L’éducation populaire aura un avenir lorsque les couches populaires seront a nouveau représentées sur le terrain politique. Au début du siècle dernier elles étaient représentées par le PC et le PS ces partis étaient présents dans les quartiers populaires et avaient leurs associations qui faisaient de la formation de l’éducation populaire, créaient du lien social et une conscience politique.
Il y a des décroissants qui pensent qu’il n’y a pas a choisir entre la question écologique et la question sociale car les 2 sont liées, or dans ces revendications il n’y a pas grand chose pour la question sociale a part quelques bonnes intentions comme diminuer les inégalités ou créer des emplois de qualités.
Ces listes veulent instaurer un revenu minimun alors qu’il existe déjà, c’est le RMI. On va finir par compendre pourquoi les écolos n’ont jamais été pris au sérieux.
Il y a fort a craindre que ces listes ne représentent qu’un énième groupuscule écolo pour classes moyennes. Pour résoudre la question écologique apparemment il n’y a pas de nouveaux droits a conquérir. Pour résoudre la question sociale il y a des nouveaux droits a conquérir.
Au début du siècle dernier les pauvres (les prolos), étaient représentés sur le terrain politique par le PS(SFIO) et le PC. En ce début de siècle, ils sont représentés par quel parti politique ?, avec quel nouveau projet politique ?, avec quel nouveau projet de société ?
Dans un des 7 pays les plus riche de la planète, la moindre des justices sociales, le moindre des progrés social serait d’assurer un logement a tous ceux et a toutes celles qui en ont besoin. Cela fait partie des priorités de quel parti politique de droite ou de gauche ???
Quand on a des diplomes, une" bonne situation"comme on dit, que l’on fait partie des classe moyennes aisées et que l’on se retrouve au chômage, l’image de soi en prend un coup. Si on ne retrouve pas de travail et qu’on est obligé de descendre l’échelle sociale en ratant quelques barreaux, cela devient dur, si on rate tous les barreaux et qu’on se retrouve avec le RMI, c’est la catastrophe a moins de changer de système de valeurs et de mode de vie. C’est ce qu’a fait Jérôme Akinora auteur du livre "les aventuriers du RMI" au éditions l’insomniaque. Akinora est issu de la bourgeoisie.
La majorité des chômeur-ses ne se recrutent pas dans les classes moyenne aisées mais en bas de l’échelle sociale, dans les couches populaires, les quartiers populaires où on est précaires de père en fils et de mère en fille. Le chômage ils le connaissent depuis plus de trente ans, ils sont plus ou moins habitués.
Si la crise dure quelques années pour la partie des classes moyennes qui va être déclassée ça va trés dur.