Nous sommes loin du liberalisme en France ; celui-ci prone une faible imposition (nous sommes dans le trio de tete) et une faible intervention de l’etat (il intervient partout). Par contre, il est vrai que le profit boursier n’est pas taxe au meme niveau que le travail et ca ce n’est pas normal mais malheureusement pour maintenir les capitaux ici il semblerait que nous n’ayons pas le choix.
Si la methode choisit par le maire d’Argenteuil est reprehensible, je ne peux m’empecher de penser que bon nombre de gens qui ont repondu sur cet article seraient les premiers a se plaindre si un SDF s’installait devant chez eux.
Je vis dans le 14eme arrondissement de Paris (arrondissement de gauche). Un jour en allant au RER, il y avait un SDF allonge tete la premiere sur le trottoir avec sa bequille allongee contre lui. Il y a a peu pret 30 personnes qui sont passees autour de lui sans s’arreter pour voir comment il allait. J’imagine que parmi ces 30 personnes, il y avait quand meme quelques personnes de gauche (resultat de la gauche dans cet arrondissement 55%), peut etre meme quelques personnes qui ont exactement les memes discours que des personnes sur cet article. Mais il aura fallu qu’un mec de droite et sa femme americaine (donc forcemment individualiste et anti-sociale) s’arrete pour voir comment il allait. Donc ne forcons pas trop le clivage gauche-droite sur ce sujet car meme si les gens de gauche parlent de la misere, ils ne font pas plus dans leur vie de tous les jours.
"mais si c’est logique, comme les salaires ne suivent pas et qu’il faut consommer pour faire tourner la machine, il faut libérer le crédit. C’était d’ailleurs un projet du président.
La logique néo-libérale c’est la fuite en avant perpétuelle, on verra bien après pour le moment j’encaisse."
Encore une fois, nous sommes loin d’une politique neo-liberale en France. Une telle politique commence par une faible taxation et intervention de l’etat or la France est a l’oppose : forte taxation et forte intervention de l’etat.
Et c’est là tout le paradoxe de la politique de l’emploi, où il nous est demandé d’être mobiles sans que rien ne soit fait pour nous garantir l’accès au logement. L’explosion des loyers locatifs et l’absence d’une politique activiste en termes de logement social font que nombre de ménages « sur le fil » n’ont que le recours d’aller s’installer dans des coins retirés où les loyers sont encore abordables, mais où les possibilités de retrouver un emploi sont quasiment nulles. C’est alors l’abonnement au RMI,que les zélateurs du productivisme et autres thuriféraires de la croissance à tout prix (et à n’importe lequel) qualifient d’« assistanat »... tant qu’ils ne se trouvent pas eux-mêmes au coeur de cette problématique douloureuse.
On est là, aussi, dans ce curieux paradoxe consumériste où on nous pousse à acheter, à consommer, à prendre des crédits, à nous engager sur de très longues durées dans des investissements onéreux, alors que les salaires non seulement ne suivent pas, mais sont continuellement grevés par des foultitudes de charges incompressibles et autres ponctuelles ponctions du genre redevance télé et TEOM. Sans parler de la multiplication des emplois précaires, et des critères d’embauche sans cesse réévalués à la hausse pour le moindre emploi rémunéré au Smig !
Il n’y a décidément aucune espèce de cohérence dans le système néolibéral... si ce n’est dans l’art de poser des pièges à c..s !
Quand l’equivalent de 50% de votre salaire net part en charge patronale, que vous payez encore 22% en charge salariale et 5-20% en impot sur le revenu, nous sommes quand meme loin d’un systeme purement liberal, non ?