1) Le « capitalisme » n’existe pas, ce n’est qu’un abus de langage, une sorte d’onomatopée inventée par Karl Marx, dont la philosophie et la praséologie sont sufisamment déconsidérées pour qu’on y revienne pas sans cesse.
2) Contrairement à ce qu’affirme l’auteur l’économie financière fait partie intégrante de l’économie « réelle », qu’il ne faut pas limiter à l’économie « matérielle », en confondant les deux mots qui ne sont pourtant pas synonymes.
La valeur d’une monnaie et des actifs, ou des salaires, libellés dans cette monnaie sont bien des grandeurs « réelles ». Quant au taux d’intérêts, ils mesurent des risques dans le temps, or le temps et le risque font bien partie du monde « réel ».
A partir de là, il semblerait que le fait que toutes ces notions n’aient pas une dimension dans l’espace à trois dimensions, ni masse, ni couleur, ni texture, pose un énorme problème à beaucoup de monde, en commencant par ceux qui ne se sont pas encore habitués au fait que « l’argent » ne soit plus « matérialisé » seulement par des piecettes de métal, qui faisaient pourtant un bruit si harmonieux lorsqu’on les remuait dans nos poches.
Cette tentative d’imposer le port du voile en France est à rapprocher de la tentative récente d’imposer le droit de répudiation des femmes que nous avons pu observer lors d’un procès à Lille, au cours duquel la femme, qui était naturellement complice de ce qu’il faut bien appeler un coup monté, avait, comme de bien entendu, déclaré être « volontaire » pour se faire répudier.
Dans les deux cas il s’agit de faire reculer le droit français au profit du droit islamique, ou d’obtenir, tout au moins, que le droit français ne s’applique plus aux résidents musulmans, afin que le droit islamique seul leur soit appliqué exclusivement.
Or, dans le droit islamique la répudiation des femmes semble être licite, de même que la discrimination sexuelle.
Ainsi il y aurait deux catégories de résidents en France, auxquels deux droits différents pourraient être appliqués : le droit islamique pour les musulmans et le droit français pour les non-musulmans.
A partir de là nous devons faire très attention, car il s’agirait là d’une violation de la Constitution française et d’une violation de la souveraineté de la République sur son propre territoire. Il ne s’agit donc pas d’affaires sans conséquences.
La Cours de Justice de Lille a fort justement annulé un premier jugement laxiste qui avait accepté un peu trop vite la répudiation de la femme, et elle a contraint les deux époux musulmans à divorcer selon la loi française.
La Loi doit donc à présent déclarer illicite le port du voile en France, comme étant un signe de discrimination sexuelle contraire à notre Constitution, qui prohibe toutes les formes de discrimination.
De plus, il y a un point extrèmement important à tirer au clair et qui consiste à savoir si le port du voile est une prescription authentique de la religion islamique. Les musulmans ne sont pas très clairs à ce sujet.
Or il faudra qu’ils se mettent au clair, au moins à titre personnel et dans leur sphère privée, car l’interdiction du port du voile signifierait qu’ils devront abandonner un précepte de leur religion, si celle-ci impose effectivement le port du voile aux femmes.
En toile de fond à toutes ces affaires, où l’on voit des musulmans chercher à imposer la loi islamique au dépend de la loi française, il y a un immense point d’interrogation :
La religion islamique, si elle est la source authentique de ces conflits de droit fondamentaux, est-elle compatible avec la République ?
Il semblerait que non, car si celà était le cas alors les musulmans ne chercheraient pas à imposer le droit islamique en France.
Ces affaires de voile sont des coups montés, de même que l’affaire de la répudiation de Lille était un coup monté, dont le but est de faire reculer les lois de la République au profit de la loi islamique.
Ce qui tendrait à prouver, de façon particulièrement fâcheuse, que l’Islam est contraire à nos lois, qu’il s’y oppose et qu’il y a une incompatibilité manifeste entre les deux.
Si cette interprétation est exacte, alors il faudra en tirer toutes les conclusions et traiter l’Islam pour ce qu’il est vraiment, c’est à dire un corps étranger.
Si c’est là où les musulmans veulent en venir, ils ne nous laisseront alors pas de choix et devront en supporter toutes les conséquences.
Je crois que vous ne comprenez pas grand-chose aux lois françaises.
La Constitution de la République, qui est notre loi suprême, interdit expressément toutes les discriminations, quel qu’en soit le motif et quels qu’en soient les fondements, race, sexe ou religion.
Par conséquent tous les signes établissant une discrimination sont prohibés par la loi. Or le voile est un signe discrimanatoire, par définition, puisque seules les femmes sont tenues de le porter.
Il ne reste donc plus que deux solutions :
- Soit les hommes sont tenus de porter un voile, eux aussi, ce qui ferait disparaitre son caractère discriminatoire.
- Soit le port du voile est interdit à tout le monde.
Je souligne en passant qu’une femme ne pourrait arguer qu’elle est volontaire pour porter le voile, par exemple parce que sa religion le lui ordonne, car nul ne peut être « volontaire » pour violer la loi, ni « volontaire » pour subir une discrimination.
Cette affaire de voile nous rappelle d’ailleurs une récente affaire judiciaire à Lille, au cours de laquelle une femme musulmane avait prétendu être « volontaire » pour être répudiée par son mari.
La Justice a, fort à propos, annulé cette répudiation et contraint les époux à divorcer en conformité avec les lois de la République.
Et lorsqu’ils auront répondu à la question sans aucune ambiguïté nous serons en mesure d’en tirer un certain nombre de conclusions sur la compatibilité de l’Islam avec les lois de la République.
Autant le souligner tout de suite, afin qu’ils ne soient pas surpris.