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  • Premier article le 17/03/2009
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  • FYI FYI 4 mars 2009 13:51
    				 				Il faut parler au Hamas ! 				 				

    Le 3 février, dans une interview à Soren Seelow du quotidien Le Monde, Jean François-Poncet, vice-président de la Commission des affaires étrangères et ancien ministre des Affaires étrangères, s’est de nouveau fortement exprimé pour un changement d’attitude envers le Hamas.
    				 				 				

    M. François-Poncet avait rencontré fin janvier, Khaled Mechaal, le chef du Hamas, au cours d’un voyage à Damas qu’il avait effectué en compagnie de la sénatrice Monique Cerisier-ben Guiga. Ce voyage était bien entendu « sensible ». Il a permis au gouvernement Sarkozy de sonder la direction du Hamas, juste après le début du double cessez-le-feu qui a mis fin au terrible assaut lancé par Israël contre Gaza. Des membres du gouvernement n’auraient pas pu eux-mêmes s’entretenir avec des personnalités liées à un groupement qui figure parmi les organisations terroristes. Mais, cette interdiction ne concerne pas une délégation sénatoriale ayant décidé de prendre cette initiative « en toute indépendance ».

    Pour M. François-Poncet « le Hamas est désormais ouvert au dialogue avec Israël et doit être considéré comme un interlocuteur à part entière ». « Nous avons rencontré Khaled Mechaal, le responsable de l’aile politique du Hamas », a déclaré l’ancien ministre, « l’objectif était de savoir où en est le Hamas, qui est manifestement devenu un acteur incontournable de la scène moyen-orientale et un partenaire dont on ne pourra pas se passer dans le cadre d’un règlement du conflit entre Israël et les Palestiniens. Le Hamas n’est plus le mouvement révolutionnaire et religieux que l’on veut bien décrire. Ce mouvement a aujourd’hui une audience réelle parmi les Palestiniens, probablement plus que n’en a Abou Mazen [Mahmoud Abbas], le Président de l’Autorité palestinienne. Le sentiment que j’ai eu est qu’il se situe désormais dans le cadre d’une négociation avec Israël. Le Hamas est encore sur la liste des organisations terroristes, mais nous avons le sentiment que cette phase de son développement est dépassée. »

    Questionné sur la nature « terroriste » des tirs de roquettes auxquels se livre Hamas, François-Poncet a plutôt considéré que ces tirs « s’inscrivent dans le cadre des échanges entre Israël et le mouvement palestinien à Gaza. Vous ne demandez pas si l’attaque israélienne à Gaza est terroriste. Il ne faut pas oublier que la trêve que le Hamas avait conclue avec Israël et qui a été dénoncée il y a trois mois, comportait la possibilité pour l’enclave de Gaza d’avoir des relations normales avec l’extérieur, or les Israéliens ont imposé un blocus extrêmement strict. Ce qui a incité le Hamas à ne pas renouveler la trêve et à commencer à envoyer des missiles. Il a eu tort, sûrement, mais cela fait partie du bras de fer qui se déroule au Proche-Orient. »

    Les deux sénateurs devaient aussi se rendre en Israël, mais cela n’a pas été possible. « Israël a très mal réagi à notre entretien avec M. Mechaal. Ils ont annulé tous nos rendez-vous car ils refusent pour le moment qu’on ait des contacts avec le Hamas. En agissant ainsi, Israël signifie clairement à tout le monde que ceux qui prennent contact avec le Hamas seront mis au frigidaire. Mais nous sommes dans une évolution », a déclaré M. François Poncet.

    « Aujourd’hui, ni la France ni l’Europe ne considèrent le Hamas comme un partenaire. Mais le moment viendra où tout le monde, à commencer par les Américains, sera obligé de reconnaître les faits. On parle de rassembler les Palestiniens, ce qui signifie réunir Mahmoud Abbas et le Hamas dans un gouvernement d’union nationale, qui est incontournable si on veut qu’un accord de paix tienne. Nous avons pris l’engagement de négocier avec ce gouvernement d’union nationale, or dans ce gouvernement, il y aura le Hamas. Ils sont des acteurs de fait. »

    Enfin, concernant la rengaine israélienne à propos de la charte du Hamas, qui prévoit la destruction d’Israël et qui permet à l’Etat hébreux de se dérober à toute négociation réelle de paix, M. François Poncet a répondu qu’ils en avaient parlé et que ce n’était pas un obstacle. « M. Mechaal l’a balayée d’un revers de la main. C’est une charte, comme celle que l’OLP a longtemps eue avant d’y renoncer. Il n’a pas parlé d’y renoncer, mais il ne s’y est pas non plus référée. C’est un stade qui me paraît aujourd’hui dépassé. »

    Cette charte n’est-elle pas incompatible avec le statut d’interlocuteur que vous reconnaissez au Hamas ?

    « A partir du moment où ce mouvement se situe dans la perspective d’une négociation, c’est forcément avec Israël. Certes, il ne se propose pas de reconnaître Israël. Mais le fait d’entrer dans une négociation serait difficile à comprendre s’il n’implique pas de reconnaître le partenaire avec lequel on parle. »

    Notons que la position du gouvernement va tout à fait dans le même sens. « Nous sommes prêts à parler avec Hamas s’il respecte les principes qui guident le processus de paix, à commencer par la renonciation à la violence ». Le 20 janvier, Bernard Kouchner avait qualifié le mouvement de possible « interlocuteur », surtout dans le cadre de la création d’un gouvernement d’Union nationale.



  • FYI FYI 4 mars 2009 12:49

    "C’est grace aux investissements des banques qu’ils ont pu remonter la pente. S’ils n’avaient du reconstruire sur leurs fonds inexistants, rien n’aurait bouge en 20 ans. Les investissments ont permi d’aller bcp plus vite."
    Les pays de l’Europe de l’Est ne font pas partis de l’euroland à ma connaissance, au lieu de demander des crédits aux banques de l’Ouest, pourquoi ne pas avoir créé votre propre monnaie de crédit, en créant les crédits nécessaires aux investissements que vous dites rentable ?



  • FYI FYI 4 mars 2009 11:44
    				 				L’UE et l’euro survivront-ils le week-end ? 				 				
    				 				 				

    Si le gouvernement français a pu éviter un risque systémique avec le sauvetage in extremis de Natixis cette semaine, la menace de faillite en chaîne qui vient des institutions financières des PECO (Pays de l’Europe Centrale et Orientale) risque de faire éclater aussi bien la zone euro que l’Union européenne elle-même.

    Le ministre allemand des finances, Peer Steinbrück vient de le reconnaître à demi-mot lors de la rencontre de Berlin en affirmant que des Etats européens « et pas seulement d’Europe de l’Est » pourraient rencontrer des graves difficultés de refinancement.

    Interrogé par Le Figaro, l’ancien secrétaire d’Etat allemand aux finances, Thomas Mirow, qui pilote actuellement le plan de soutien financier de la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) aux banques de l’Europe centrale, reconnaît que la menace est réelle et confirme que quelque 350 milliards d’euros (200 milliards d’euro pour le refinancement et 150 milliards pour la recapitalisation) sont nécessaires à très court terme pour éviter la catastrophe.

    « C’est très simple, dit-il, aujourd’hui dix ou douze banques d’Europe occidentale sont fortement engagées en Europe centrale et orientale, notamment des institutions autrichiennes, suédoises, françaises, grecques, italiennes et allemandes. Des faillites de filiales ou de banques à l’Est auraient sans doute un impact en zone euro ».

    Comme le note Les Echos, « avec environ 1000 milliards d’euros placés dans leurs banques, dans les Peco, les pays de la zone euro n’ont aucun intérêt à voir leurs voisins s’effondrer économiquement. Car ils ne tarderaient pas à suivre le mouvement ».

    En réalité, l’Europe de l’ouest risque de payer très chère la facture pour avoir créé une « petite Chine » sur sa frontière orientale, en concentrant essentiellement ses investissements sur la production, avec une main d’œuvre sous-payé, de biens de consommation - dont des voitures - destinés à être achetés par les consommateurs « rentables » à l’ouest.

    Comme en Espagne ou en Irlande, ce « boom » à l’est fut coiffé d’une vaste bulle immobilière et de titrisation à tout va. D’après les calculs de la maison de courtage japonaise Nomura, plus du quart des actifs bancaires dans les Peco pourraient se révéler « pourris ».

    L’effondrement de la croissance et de la consommation à l’ouest, entraîne la chute de l’est. Cependant, si elle n’est pas enrayée, la zone euro risque l’éclatement sans parler des tensions politiques qui risquent même de disloquer l’UE.

    Convoqué ce dimanche pour un déjeuner de travail informel en vue de préparer la réunion du G-20 qui doit se tenir début avril à Londres, les 27 chefs d’Etats et de gouvernements se voient rattrapés par la réalité.

    Car, à l’initiative de la Pologne, et à la grande surprise de la Commission qui veille à la cohésion de l’UE, un « mini-sommet » des Peco aura lieu à Bruxelles, quelques heures avant le sommet de « l’Union ». Si Bruxelles tente de minimiser le caractère exceptionnel de ce mini-sommet, la tension est palpable.

    La déclaration de Nicolas Sarkozy affirmant l’obligation des constructeurs automobiles recevant l’aide de l’Etat français de ne pas délocaliser leur production vers la République Tchèque, pays qui préside l’UE, n’est qu’un lapsus prégnant de vérités refoulées.

    Une fois de plus, il est grand temps de reconnaître que reporter à plus tard la réorganisation du système monétaire international, dans le vain espoir de pouvoir quand même sauver la masse colossale de titres toxiques qui restent dissimulés dans les bilans, est le chemin le plus sûr vers la débâcle.



  • FYI FYI 20 février 2009 17:35

    Dans une interview au quotidien Frankfurter Rundschau, l’économiste allemand Wilhelm Hankel [*] a appelé à un « abandon ordonné » de l’Euro et à la réintroduction des monnaies nationales. Longtemps marginalisé pour avoir annoncé que l’Union monétaire européenne était une utopie qui finirait par s’autodétruire, la tournure soudaine des évènements semble lui donner raison.

    Le Professeur Hankel a mis en garde contre une fuite en avant vers un gouvernement économique de la zone euro : « Politiquement, ce serait la fin de la démocratie dans les Etats européens : En lieu et place des constitutions et des parlements, nous serions dirigés depuis Bruxelles par un gouvernement économique ayant un pouvoir absolu et dictatorial. Un cauchemar ! ».

    « L’eurozone menace de se désintégrer. On le voit avec l’écart grandissant entre les taux [des bons émis par les différents Etats membres]. Le financement des Etats proches de la faillite va être de plus en plus coûteux. Sont concernés : l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, le Portugal et même l’Italie. Intérieurement, ces pays sont soumis à une très forte pression politique : pensez aux évènements en Grèce. Le chômage croissant met en danger la légitimité démocratique des gouvernements nationaux. Ils doivent faire quelque chose et ils n’ont que deux possibilités : soit les pays encore stable les aident en remédiant à leur pénurie d’argent par des garanties bancaires qui leur permettraient d’éviter la faillite, ce qui marche tant qu’il y a des pays ayant encore de l’argent ; soit les pays en difficulté doivent s’aider eux-mêmes en promouvant des programmes conjoncturels de création d’emplois, ce qui les obligerait à quitter l’euro tôt ou tard. »

    L’Euro empêche toute solution aux déséquilibres nationaux, a-t-il dit. « Une politique anti-crise doit tenir sur deux piliers : la politique monétaire et la politique financière. La Banque centrale européenne (BCE) centralise la politique monétaire et ne peut faire qu’une politique pour l’ensemble de la zone euro : les intérêts spécifiques des nations en sont exclus. D’autre part, la politique fiscale est bloquée par le Pacte de stabilité, qui réduit considérablement la marge de manœuvre des politiques budgétaires nationales. »

    Ces pays les plus durement frappés par la crise, explique Hankel, devraient déprécier leur monnaie, ce qui est impossible avec l’Euro. Et les taux de leurs bons ne cessent d’augmenter malgré la baisse des taux d’intérêts de la BCE.

    « On ne peut séparer Etat et monnaie. Les pays disposant de leur propre monnaie seront mieux équipés contre la crise que les membres de la zone euro. Comparez avec les Etats-Unis, le Japon ou la Suisse. » La BCE ne peut même pas imiter la Réserve fédérale, a-t-il expliqué, qui achète des bons du Trésor américain car le dollar reste une monnaie de réserve crédible alors qu’à sa place, l’euro s’effondrerait totalement. « L’euro ne peut être une monnaie de réserve internationale, car il n’y a pas de bons émis par un Etat européen. Il n’y a pas d’Etat européen. »



  • FYI FYI 20 février 2009 10:47

    "C’est ce que j’appele un discours responsable. Une autre ! Une autre !"

    1° Les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient indispensable
    2° On ne fait pas du neuf avec du vieux ...

    Essayez d’être constructif, et donc responsable smiley

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