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  • gaiaol 31 décembre 2008 14:02

    tout le monde connait le memri et ses officines philbrasov...

    il est pourtant très clair aujourd’hui que la dernière attaque israelienne a été planifiée il y a déjà six mois ( hareetz). cette volonté guerrière a été prévue, orchestrée et menée selon les désirs des décideurs israeliens dès la moindre velleité d’insoumission des palestiniens. ils n’ont pu entreprendre tranquillement cette énième agression contre un peuple affaibli que parce qu’ils étaient assurés que les risques étaient dérisoires. laissez tomber la défense systématique d’une politique guerrière phil. allez plutot vous occuper de vos ouailles



  • gaiaol 31 décembre 2008 13:41
    								

    Par Tom Segev, Haaretz, 29 décembre 2008

    La chaîne de télévision Channel 1 a diffusé un montage intéressant ce samedi matin : ses correspondants intervenaient depuis Sderot et Ashkelon, mais les images à l’écran provenaient de la bande de Gaza. Cette émission, quoique involontairement, donnait le bon message : Un enfant de Sderot est le même qu’un enfant de la bande de Gaza, et toute personne qui nuit à autrui commet le mal.

    Mais l’assaut sur la bande de Gaza n’est pas redevable avant tout d’une condamnation morale : il exige quelques rappels historiques. La justification donnée pour cet assaut, tout comme ses objectifs, sont une répétition des mêmes hypothèses de base qui se sont avérées fausses à chaque fois. Pourtant, Israël les tire toujours de son chapeau, encore et encore, une guerre après l’autre.

    Israël lance des frappes sur les Palestiniens pour « leur donner une leçon ». C’est une hypothèse de base qui a accompagné l’entreprise sioniste depuis sa création : Nous sommes les représentants du progrès et des lumières, évolués aux plans rationnel et moral, alors que les Arabes sont primitifs, foules violentes et enfants ignorants qui doivent être éduqués et se voir enseigner la sagesse. Bien entendu par la méthode de la carotte et du bâton, comme le charretier le fait avec son âne.

    Le bombardement de la bande de Gaza est également censé « liquider le régime du Hamas, » en droite ligne avec une autre hypothèse qui a accompagné le mouvement sioniste depuis sa création : il est possible d’imposer un leadership « modéré » aux Palestiniens, leadership qui abandonnerait leurs aspirations nationales.

    En conséquence, Israël a toujours pensé que causer des souffrances aux civils palestiniens les ferait se rebeller contre leurs dirigeants nationaux. Cette hypothèse s’est avérée fausse, encore et encore.

    Toutes les guerres menées par Israël ont été basées sur une autre hypothèse, faite nôtre dès l’origine : nous ne faisons que nous défendre nous-mêmes. « Un demi-million d’Israéliens sont sous le feu », titrait la une de Yedioth Ahronoth sur cinq colonnes, ce dimanche - comme si la bande de Gaza n’avait pas été soumise à un long siège, qui a détruit pour toute une génération la chance de vivre une vie digne d’être vécue.

    Il est certes impossible de vivre chaque jour sous le feu des missiles, même s’il n’existe pratiquement aucun lieu sur terre où le risque terroriste est nul. Mais le Hamas n’est pas une organisation terroriste qui prend en otage les habitants de Gaza : Il s’agit d’un mouvement nationaliste religieux, et une majorité des résidents de Gaza adhèrent à sa vision. On peut certainement l’attaquer, et avec la perspective des élections pour la Knesset, cette attaque pourrait même produire une sorte de cessez-le-feu. Mais il y a une autre vérité historique utile à rappeler dans ce contexte : Depuis l’aube de la présence sioniste sur la terre d’Israël, aucune opération militaire n’a jamais permis d’avancer dans le dialogue avec les Palestiniens.

    Le plus dangereux de tous les clichés est celui disant qu’il n’existe pas d’interlocuteur à qui parler. Cela n’a jamais été vrai. Il existe même des façons de dialoguer avec le Hamas, et Israël a quelque chose à offrir à cette organisation. Mettre un terme au siège de Gaza et permettre la liberté de circulation entre Gaza et la Cisjordanie pourrait restaurer une vie normale dans la bande de Gaza.

    Dans le même temps, il vaut la peine de dépoussiérer de vieux plans élaborés après la guerre des six jours, qui prévoyaient que des milliers de familles de la bande de Gaza seraient réinstallées en Cisjordanie. Ces plans n’ont jamais été appliqués car la Cisjordanie devait être utilisé pour les colonies juives. Et ce fut là la plus dommageable de toutes les hypothèses de travail.

    Tom Segev est journaliste et historien. Classé parmi les « nouveaux historiens, » il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont été traduits en français, dont « 1967 : Six jours qui ont changé le monde », et « Le septième million : Les Israëliens et le génocide ».


    Publication originale Haaretz, traduction Contre Info

    							


  • gaiaol 31 décembre 2008 13:30

    Par Tom Segev, Haaretz, 29 décembre 2008

    La chaîne de télévision Channel 1 a diffusé un montage intéressant ce samedi matin : ses correspondants intervenaient depuis Sderot et Ashkelon, mais les images à l’écran provenaient de la bande de Gaza. Cette émission, quoique involontairement, donnait le bon message : Un enfant de Sderot est le même qu’un enfant de la bande de Gaza, et toute personne qui nuit à autrui commet le mal.

    Mais l’assaut sur la bande de Gaza n’est pas redevable avant tout d’une condamnation morale : il exige quelques rappels historiques. La justification donnée pour cet assaut, tout comme ses objectifs, sont une répétition des mêmes hypothèses de base qui se sont avérées fausses à chaque fois. Pourtant, Israël les tire toujours de son chapeau, encore et encore, une guerre après l’autre.

    Israël lance des frappes sur les Palestiniens pour « leur donner une leçon ». C’est une hypothèse de base qui a accompagné l’entreprise sioniste depuis sa création : Nous sommes les représentants du progrès et des lumières, évolués aux plans rationnel et moral, alors que les Arabes sont primitifs, foules violentes et enfants ignorants qui doivent être éduqués et se voir enseigner la sagesse. Bien entendu par la méthode de la carotte et du bâton, comme le charretier le fait avec son âne.

    Le bombardement de la bande de Gaza est également censé « liquider le régime du Hamas, » en droite ligne avec une autre hypothèse qui a accompagné le mouvement sioniste depuis sa création : il est possible d’imposer un leadership « modéré » aux Palestiniens, leadership qui abandonnerait leurs aspirations nationales.

    En conséquence, Israël a toujours pensé que causer des souffrances aux civils palestiniens les ferait se rebeller contre leurs dirigeants nationaux. Cette hypothèse s’est avérée fausse, encore et encore.

    Toutes les guerres menées par Israël ont été basées sur une autre hypothèse, faite nôtre dès l’origine : nous ne faisons que nous défendre nous-mêmes. « Un demi-million d’Israéliens sont sous le feu », titrait la une de Yedioth Ahronoth sur cinq colonnes, ce dimanche - comme si la bande de Gaza n’avait pas été soumise à un long siège, qui a détruit pour toute une génération la chance de vivre une vie digne d’être vécue.

    Il est certes impossible de vivre chaque jour sous le feu des missiles, même s’il n’existe pratiquement aucun lieu sur terre où le risque terroriste est nul. Mais le Hamas n’est pas une organisation terroriste qui prend en otage les habitants de Gaza : Il s’agit d’un mouvement nationaliste religieux, et une majorité des résidents de Gaza adhèrent à sa vision. On peut certainement l’attaquer, et avec la perspective des élections pour la Knesset, cette attaque pourrait même produire une sorte de cessez-le-feu. Mais il y a une autre vérité historique utile à rappeler dans ce contexte : Depuis l’aube de la présence sioniste sur la terre d’Israël, aucune opération militaire n’a jamais permis d’avancer dans le dialogue avec les Palestiniens.

    Le plus dangereux de tous les clichés est celui disant qu’il n’existe pas d’interlocuteur à qui parler. Cela n’a jamais été vrai. Il existe même des façons de dialoguer avec le Hamas, et Israël a quelque chose à offrir à cette organisation. Mettre un terme au siège de Gaza et permettre la liberté de circulation entre Gaza et la Cisjordanie pourrait restaurer une vie normale dans la bande de Gaza.

    Dans le même temps, il vaut la peine de dépoussiérer de vieux plans élaborés après la guerre des six jours, qui prévoyaient que des milliers de familles de la bande de Gaza seraient réinstallées en Cisjordanie. Ces plans n’ont jamais été appliqués car la Cisjordanie devait être utilisé pour les colonies juives. Et ce fut là la plus dommageable de toutes les hypothèses de travail.

    Tom Segev est journaliste et historien. Classé parmi les « nouveaux historiens, » il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont été traduits en français, dont « 1967 : Six jours qui ont changé le monde », et « Le septième million : Les Israëliens et le génocide ».

    Publication originale Haaretz, traduction Contre Info


  • gaiaol 31 décembre 2008 13:19

    mayo,
    Un parti islamiste radical a pris le pouvoir par la force à Gaza

    et depuis, alors qu’Israël s’est retiré en totalité de
    cette poubelle,

    des dirigeants nazislamistes se sont mis à tirer tous les jours, sans raisons, des « roquettes artisanales » contre des populations civiles situées à quelques kilomètres de là,


    pas la peine d’aller plus loin...

    pas par la force. par des palestiniens divisés par l’occupation

    c’est bien de traiter gaza de poubelle après l’avoir occupée, ruinée et rendue exsangue

    les "populations civiles" sont des colons surarmés qui savent très bien qu’ils n’ont rien à faire dans cette partie de la palestine.

    le reste je ne le lis meem pas.







  • gaiaol 31 décembre 2008 13:04

    virgule,

    des choses dites sur ce forum il y en a eu et il y en aura encore : de ierma, en passant par rex, adama, jacob, philbrasov et tant d’autres : bougnoules, rats, horde à chasser à coups de pied au cul quand il ne fallait pas tous les jeter à la seine... les réactions allant dans votre sens vont très loin dans la betise et dans la méchanceté. et vous meem en fait, en êtes un triste représentant.

     pourtant, personne n’a jamais eu l’idée d’aller voir la police, le ministère de l’intérieur ou la halde pour faire taire ces voix ; meem pas pris la peine de les effacer pour certains ;

    un dialogue est malgré tout un chemin d’évolution ; nous croyons que la liberté d’expression a, malgré vous et malgré tout, du sens ; ne serait-ce qu’en rééquilibrant l’égalité de la parole. il se trouve que nous sommes des citoyens tout comme vous le revendiquez, et nous l’utilisons aussi comme bon nous semble.

    et sur le fond il reste un os ; vous défendez avec force les positions qui ressemblent aux votres, tout en laissant se développer les insultes que vous meem distillez au fond de vos posts.

    dès lors comprenez que personne ne peut vous suivre puisque votre hierarchisation des insultes est à sens unique.et vos revendications autant de gémissements inutiles et contestables.

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