De fait, vous me donnez raison. Raison de croire que la forme de votre pensée est le reflet du fond de votre bêtise. Quelque part vous dîtes qu’il est très difficile pour un pauvre d’obtenir un crédit, ailleurs vous vous moquez de ceux qui n’osent pas entreprendre. L’ouroboros de la pensée libérale qui justifie par un sophisme sont droit à l’autorité, à l’aliénation. Qui prend un risque ? Le riche avisé qui s’endette voyant l’inflation débarquer ou le pauvre demeuré qui n’a rien vu venir et qui est de toutes façons trop peureux pour demander un crédit qu’il n’obtiendra jamais ? Pour toutes ces raisons, je me fiche de vos arguments, qui n’ont d’autres motivations que de me faire avaler la pilule, la bleue, biensûr.
@ JL,
Loin de moi l’envie de vous emmener sur un terrain boueux. La comparaison s’arrête à la qualité que je vous reconnais. Désolé de l’ambiguité.
"...les riches avisés s’endettent massivement pour faire ce
qu’on appel de l’effet de levier , les pauvres au contraire ont beaucoup
de mal à avoir accès au crédit.«
Puis :
»En effet, j’anticipe personnellement une forte
inflation dans les années à venir (à cause notamment des liquidités
colossales déversées par les US sur les marchés et qui seront
certainement la cause de la prochaine bulle et donc de la prochaine
crise financière) et c’est pourquoi je me suis endetté jusqu’au coup."
Jusqu’au coup de bâton, oui, ça ne vous ferait pas de mal... Ou alors jusqu’au coût de votre vie de riche avisé qui spécule sur celle du pauvre demeurant. Tout comme vous ne vous êtes surement pas rendu compte de votre lapsus, vous ne comprendrez pas mon invective. Il est des évidences que l’on préfère nier.
PS : Bonjour JL. Je vous trouve un nez très affûté pour le ramassage des truffes.
"Le tambour : Quand j’ai dîné, il y a des fois que je sens une espèce de
démangeaison ici. Ça me chatouille, ou plutôt ça me gratouille. Knock :
Attention. Ne confondons pas. Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce
que ça vous grattouille ? Le tambour : Ça me grattouille. Mais ça me
chatouille bien un peu aussi… Knock : Est-ce que ça ne vous grattouille
pas davantage quand vous avez mangé de la tête de veau à la vinaigrette ?
Le tambour : Je n’en mange jamais. Mais il me semble que si j’en
mangeais, effectivement, ça me grattouillerait plus." Knock, Jules Romain.
Je n’ai pourtant aucun grief contre la science. J’en ai, par contre, envers les prises d’intérêt qui en modifient l’orientation. Une gangrène que l’on nomme profit, qui change la nature des choses et des gens. Un système, qui pour se préserver, utilise la ruse et le mensonge. Ce système favorise les découvertes endogènes, celles qui contribuent de maintenir sa structure en place. Et il rejette tout ce qu’il ne peut pas récupérer, soumettre à la règle du profit maximum. L’organisation des niveaux de complexité y est fortement hiérarchique, créant ainsi un couple soumission/dominance stable, mais ne laissant que peu de place à la dialectique.
Pour ces raisons, il est en train d’imploser. Nous assistons à sa dégénérescence, à ses derniers soubresauts d’orgueil...
« La comparaison avec l’amiante montre la vacuité de votre argumentation. L’amiante provoque des cancers, c’est prouvé, scientifiquement et incontestablement. Les travailleurs exposés à l’amiante ont tous développé ces maladies. Avez-vous une seule étude scientifique qui montre une relation entre une pathologie et l’exposition à de faibles doses ? »
Voici ce que répondis Annie Thébaud-Mony, directeur de recherche à l’INSERM à la question ;
En sous-traitant les risques d’irradiation, l’industrie nucléaire « jouerait la montre » pour sauver sa peau, selon vous ? (David Leloup, journaliste) :
"L’industrie nucléaire est jeune. Elle manque de recul sur les effets
sanitaires du travail sous rayonnements. En sous-traitant la
maintenance, elle organise de facto le non-suivi des travailleurs
extérieurs. Ceux-ci ont des parcours professionnels fort sinueux.
Beaucoup vont de centrale en centrale, sont intérimaires, changent
d’employeur après quelques années. Perdre la trace de ces travailleurs,
qui sont les plus exposés, c’est barrer la route à une enquête de cohorte,
c’est-à-dire un suivi médical sur plusieurs décennies d’une population
particulière. Or ces enquêtes sont cruciales. Ce sont elles qui ont
permis de démontrer la nocivité de l’amiante, par exemple. Ainsi, plus
longtemps sera maintenue l’incertitude sur les effets cancérigènes des
faibles doses de radiations, plus l’engagement mondial dans l’industrie
nucléaire deviendra irréversible."