Je ne m’intéresse absolument pas aux prérogatives du monde scientifique mais à ce qui a été publié ou est en cours de publication scientifique. Si l’on tente d’effectuer une bibliographie sérieuse (démarche normale me semble-t-il) sur le thème que vous abordez, on est absolument submergé par les références. Il faut du temps et des connaissances pour identifier les grandes lignes directrices des travaux menés, or vous ne proposez rien moins que "une révolution dans la pensée plus que dans les bricolages moléculaires", alors je dis (par une longue expérience)...soyons modestes.
Bon...M. Dugué, vous nous gratifiez d’une de vos visions...qui s’arrête à la colchicine, il ne faut pas pousser, d’autres molécules ont été développées depuis avec des cibles différentes (connaissez-vous Pierre Potier et son équipe, par exemple...), mais je ne vais pas épiloguer, cela ne sert à rien. Il existe des milliers de chercheurs qui travaillent sur ce problème dans le monde et bien entendu il y a des théoriciens qui explorent toutes les voies possibles, sont-ils donc tous des incompétents ? Si la majorité de vos articles est d’une lecture agréable et intéressante, vos articles scientifiques gagneraient à être un peu plus "modestes"...me semble-t-il, mais je peux me tromper.
"L’aspect en trompe-l’oeil" concernant la réforme de l’Université est un qualificatif qui me convient tout à fait.
Pour avoir participé durant un mandat à la gestion (volet recherche) d’une université moyenne et mesuré la complexité administrative de la tâche, le nouveau partenariat public-privé qui constitue l’un des points importants de la réforme du 10 août m’est toujours apparu extrêmement flou dans sa définition...Il est pourtant sensé apporter un "souffle nouveau".
Les blocages soulignés par l’auteur sont les premiers signes des difficultés non prévues par la réforme quand on aborde le sujet : domaine public - domaine privé. Le résultat pourrait conduire à un fatras assez désolant. Il fallait une réforme au pas de charge comme c’était dans l’air du temps, plutôt que d’approfondir avant de proposer...le bilan à venir pourrait être sévère.
@ l’auteur. C’est toujours un immense plaisir de vous lire. Toutefois permettez-moi de n’être pas d’accord sur "notre Vercingétorix national". Il s’avère que je contemple le plateau de Gergovie de ma fenêtre (c’est vrai)...enfin les historiens ergotent sur sa localisation géographique exacte. Ce jeune chef gaulois magnifique assez bien représenté par Bartoldi sur la place centrale de Clermont-Ferrand, franchissant à cheval un guerrier mort, me semble en décalage total avec notre guide actuel plutôt lourd et pesant.