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Georges Yang

Le plaisir d'énerver les autres est une satisfaction sans borne !
Rien ni personne n'est respectable a priori
Citoyen français vivant de moins en moins en France.
Entre Nairobi Kampala et Paris, mais me tenant au courant de l'actualité !
Médecin vivant dans le monde arabe et en Afrique centrale et de l'est depuis 1976, actuellement le plus souvent à Kampala.
Iconoclaste aimant la peinture, l'art, la Littérature et la controverse, attaché à la défense des libertés individuelles, adepte de Nietszche, Machiavel et Jean-Marc Reiser.
Esprit libre, provocateur ironique et cynique dans le sens de Diogène, nostalgique de la liberté individuelle de plus en plus bafouée de nos jours. Hostile à toute pensée commune , car penser en commun n'est pas penser.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 24/05/2007
  • Modérateur depuis le 11/06/2007
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Derniers commentaires



  • Georges Yang 12 août 2009 16:01

    Les séries américaines ne sortent pas du néant, même si elles déforment la réalité et sont à la limite du simplisme. Elles veulent montrer en grossissant le trait, ce qu’est le système judiciaire américain. La France n’a pas encore atteint ce niveau de procédure pour des raisons multiples. D’abord notre pays possède un vieux fond catholique culturel. Aux Etats-Unis, les gens qui font l’opinion viennent des milieux protestants évangélistes et juifs. Les évangélistes pensent que s’ils ont raison, Dieu doit être obligatoirement de leur côté. S’ils plaident sans malice, ils doivent gagner, être reconnus comme victimes et de ce fait, être indemnisés au juste prix du préjudice. Le versant juif de la société américaine désire ardemment trouver une réponse aux questions les plus improbables, celles que les autres ne se posent jamais. C’est avant tout pour eux un exercice de style tel que l’on pouvait le retrouver dans une école talmudique de Pologne orientale au temps du Yentl d’ Isaac Bashevis Singer. La France, pays majoritairement illettrée jusqu’à l’époque de Jules Ferry ne s’est posée que tardivement ce genre de problématique. Le recours au juridique est donc un phénomène relativement nouveau pour nous. Notre pays n’a pas encore totalement intégré le système américain, loin s’en faut, même s’il glisse sur cette pente. Le plaideur américain est aussi un « gambler », c’est-à-dire un joueur de casino ou un spéculateur en bourse. Porter plainte est une opportunité de gagner gros, il faut donc s’en donner les moyens. Il n’y a pas encore en France d’interaction, voir de complicité flagrante entre les « lawyers » et les lobbies.



  • Georges Yang 12 août 2009 15:14

    Prenons deux exemples qui sans éclairer le débat vous remettrons, je l’espère les pendules à l’heure et vous dérideront un peu. On ne peut avoir en permanence recours à la justice.

    1. D’abord, votre voisin vocalise du Bizet en s’accompagnant à la viole de gambe de façon itérative et sonore. Cela vous gêne fort. Premièrement, vous essayez de l’amadouer. Parlez lui de votre vieux père qui geint sous morphine et sous la couette à cause de son cancer du pancréas. Si ça ne suffit pas, dites que vous avez du mal à vous concentrer sur votre traduction des Caprices de Marianne en bulgare. S’il n’en a cure, passez à l’étape suivante.

    Faites venir un orchestre serbe, accompagné d’un cochon vivant et qui jouera des cuivres sur le palier du dit voisin à quatre heures du matin. Quand les musiciens partiront, ils laisseront les déjections du suidé sur le paillasson du ténor ainsi que quelques mégots de cigares froids. Si malgré tout cela, vous n’arrivez pas à le ramener à résipiscence, cassez lui la gueule avec modération ! Dans ce cas, il est évident que pied-de-biche, barre à mine, haltère ou marteau n’ont pas droit de cité. Il faut savoir raison garder et éviter tout dérapage. Quelques pichenettes et une série de gifles appliquées du plat de la main doivent avoir raison de l’amateur de bel canto.

     2. Second exemple. Votre voisin laisse pousser des forsythias le long de la haie mitoyenne et leurs branches dépassent outrageusement. Le mieux serait de s’en foutre. Le forsythia ce n’est pas désagréable ! Mais si vous voulez montrer que vous existez, suggérer à votre voisin de planter des abricotiers ou bien des pruniers. Vous pourrez récoltez les fruits qui dépassent en toute légalité et si votre arrière-grand-père est encore vivant et possède une licence de bouilleur de cru d’avant 1954, vous pourrez en plus distiller.

    Si vous êtes vraiment gêné par les branchages, coupez les sans autre forme de procès. S’il le voisin blatère, lancez quelques cannettes vides de Kro, de Coca ou de Stella Artois, d’abord en 33cl, si besoin en demi-litres. Evitez les jus de litchi ou de mangues importés de Malaisie, le métal en est un peu dur et pourrait se montrer vulnérant. Si vous n’avez pas le mauvais goût de lester les récipients avec du plomb ou de la mitraille, vous ne risquez pas de blesser quiconque. Au cas où le propriétaire des arbres vous renvoie les projectiles, vous avez l’opportunité de reconstituer Guadalcanal ou la bataille des Ardennes selon la saison du jet dans le Meudon pavillonnaire. Ce n’est pas donné à tout le monde.

    Si enfin ça s’envenime, calmez le jeu. Soyez patient. Attendez les vacances et profitez d’une absence pour vous introduire dans le jardin d’en face et coupez les racines des arbres. En recouvrant de terre, on n’y verra que du feu et les arbres crèveront doucement. Regardez tout de même où vous mettez les pieds avant de sautez, le voisin ayant pu déposer des pièges à loup. Sauf, s’il a fait la guerre de Bosnie, il y a peu de chance qu’il ait enterré des mines antipersonnelles. 




  • Georges Yang 12 août 2009 14:59

    Malgré vos excès, je suis d’accord sur un point, il n’y a pas que les USA pour tomber dans la dérive, loi et psy. Malgré une toute autre approche, La France n’a pas non plus atteint le degré procédurier de l’Egypte mais les raisons sont comparables bien qu’hypertrophiées. Du Caire à la plus petite ville, l’Egyptien est un plaideur farouche. Le tribunal est le seul et dernier lieu où il peut se faire entendre du fait du peu de crédibilité en l’Etat ; c’est même le seul lieu où l’échange est possible, l’administration ayant failli. La justice y est certes corrompue, mais surtout pour les grosses affaires. Pour le tout venant, le plaideur s’y retrouve et n’hésite pas à y avoir recours. Le but du procès y est bien sûr la compensation matérielle comme partout, mais aussi le désir de reconnaissance, d’avoir le sentiment d’exister. Le citoyen égyptien pense que le politique au sens grec du terme d’implication dans la cité a failli et qu’il ne peut se retrouver qu’au tribunal. Seul le milieu judiciaire lui permet d’exprimer sa citoyenneté. Le Français ainsi oscille entre une vision télévisuelle des séries américaines et les soap opéras égyptiens. Seule la partition de la musique juridique est différente, car française.



  • Georges Yang 12 août 2009 14:53

    En effet, rien ne prouve que le soutien psychologique standard soit bénéfique. Des psychologues, minoritaires car crachant dans la soupe, considèrent que « moins on remue la merde » plus on a de chance de s’en sortir.



  • Georges Yang 12 août 2009 12:58

    La méchanceté et l’aggessivité sont les ferments de la culture et du progrès. A condition de ne pas être anonyme ! On se souviendra amèrement des lettres de dénonciations à l’occupant.
    Par contre, oublier le politiquement correct, invectiver, être sarcastique est un excellent moyen d’expression ;
    A force de respecter les autres, on ne se respecte plus soi même.

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