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Citoyen en observation passionnée du comportement des masses sociales au travers de comportements individuels et de l’acte politique. Comment la masse s’approprie-t-elle une idée ? Peut on parler de physiologie de la societé lorsque la raison et le sens sont couverts par une poussée idéologique quasi "hormonale" qui occulte parfois le bon sens et bâtit ses murs et ses limites sur la désignation d’un " ennemi " ?

Activités : Musique / Afrique / Ecriture
 

Tableau de bord

  • Premier article le 10/11/2008
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Derniers commentaires



  • GRL GRL 14 février 2008 11:59

    J’ai failli , mais failli verser un larmiche ... fff , c’est pas tous les jours çà alors.

    Bon, donc Lombardo , tout ce qui est opposé à Sarkozy peut etre regroupé dans une espece d’engence bobo ... L’auteur ouvrirait un grand sac et nous proposerait de tous sauter dedans ... même pas dans tes rêves, Lombardo. Le grand sac où tu mets tous tes "bobos" est celui des réponses que tu ne peux pas donner aux questions qui se posent au pays, t’as bien entendu là ?

    Du reste , tous les racismes et toutes les differenciations sociales se basent sur des absences de réponse comme les tiennes et la frustration qu’elles génèrent.

    Je te trouve pitoyable.

    GRL

    PS : Un petit tour sur ta fiche signalétique pour te dire que le tourisme est un loisir et l’immobilier n’est pas une activité. Encore un qui se croit actif en vacances et qui croit également que son pognon travaille à sa place !

    D’ailleurs , on se demande même comment un type peut etre assez bête pour écrire çà en regard de ses concitoyens qui dorment dans la rue ou dans une bagnole et qui nous crèvent de froid chaque année. Mon activité c’est l’immobilier , pfff , Lombardo , je ne sais pas si t’es bobo , mais vraiment , t’es pas beau !

     

     

     



  • GRL GRL 14 février 2008 10:16

    A mon tour de dire , extraordinaire ... on a beau l’écrire noir sur blanc , l’on vous répondra toujours quelque chose comme " oui mais personne ne fait rien " ... mais ce que je vous dis , c’est que le président ni personne d’autre n’y pourra rien tant que la France , tous les français , donc vous aussi je présume, auront fait cette démarche en eux. Combattre l’hypocrysie , c’est la combattre chez soi , en premier , et désolé , mais c’est ce tout petit mécanisme là , à l’échelle d’un propos qui démontre que l’on a pas encore compris qu’il y a un pas à faire , que tout un chacun a un pas à faire , de la façon qu’il jugera la meilleure , mais un pas à faire soi même , à inventer , mais pas attendre que son voisin s’en occupe.

    Allez visiter les quartiers, allez vous ballader, prenez la mesure de la réalité, essayez d’entrer en contact avec des gens là bas, de parler, et vous verrez que les revendications arriveront toutes seules en vous même. Un président est un déclencheur , peut effectivement lacher des directives , exprimer des voeux , donner une information libératrice de puissance, d’énergie populaire, c’est le pouvoir vertical.

    Mais la démocratie est ainsi faite , si le peuple se met à demander des choses avant tout précises, haut et fort, si le peuple a compris, si les citoyens font la démarche de se dire que tous ces gens ne peuvent en aucun cas rester dans cet état, si l’on refuse le petit chèque qui fait taire tout le monde pendant un an tout au plus, si tout celà devient clair dans l’esprit des français, n’importe quel président pliera. C’est l’aspect hoirizontal de ce que donne à mâcher l’os de la démocratie . Par le peuple , on avait dit par le peuple ! Et bien c’est qui le peuple ? Nous !

    On pourra toujours dire que c’est utopique, pour moi, çà revient aussi à entendre " ce n’est pas mon problème " ... et moi je tente de vous expliquer que c’est votre problème aussi, le mien aussi , celui de nous tous ! Alors on fait quoi maintenant ?



  • GRL GRL 13 février 2008 17:37

    Et donc en réponse à votre question , mon avis est non. Attendre un basculement d’un peuple qui possède ses revendications et peut conduire la prise de la forteresse , oui , mais ce n’est pas notre cas . Parmis ces jeunes , trop n’ont plus les moyens d’exprimer avec mesure et cohérence , ils n’ont que les poings.

    Rétablir un vrai dialogue , et un dialogue public au dimensions nationales, pour que dès maintenant , les deux Frances se réhabituent à parler ensemble, acceptent enfin de se rencontrer en l’état, dans une logique de consciente nécessité et de survie nationale. Si nous ne la trouvons pas , il n’y aura pas de 1789 romancée à souhait , et de petit gavroches dans les rues, non ce sera la boucherie.

    Qui , qui veut çelà , d’un coté comme de l’autre , ou encore qui croit dur comme fer en etre à l’abri ?

    Notre président fait des propositions dans une continuité de renoncement à une époque ou le renoncement consiste à donner son ventre au couteau , consiste à mépriser jusqu’à la mort. Qu’on se le dise, les jeunes en question, eux continuent de grandir et arrivent bientôt en âge de faire. Leur mental , leur conscience leur dira de faire quoi , à votre avis ?



  • GRL GRL 13 février 2008 17:12

    Sauf que dans le cas qui nous occuppe , celui la descendance des cités , des enfants du confinements social , la continuité de cette politique d’ignorance et de mépris est en train de bousiller des vies et des vies , des vies de jeunes dont la santé mentale est parfois terriblement affectée , faute en tout premier lieu de les avoir laissés se construire une identité, problème complexe dont je témoigne plus haut , mais qui commençait à trouver solution , par le seul organe d’interpénetration social dont on dispose quand le boulot n’est pas au rendez vous , la culture. Mais cette nouvelle identité a fait peur à la France et qui continue visiblement à faire peur. Cette idée là , précisément doit évoluer , c’est notre seule chance , militer pour que la France riche , pas l’autre , change en premier et ouvre ses bras à la France pauvre sur le plan identitaire, au lieu de fabriquer les monstres anonymes par laquelle elle se fera un jour manger. 

    c’est le pays entier qui devrait avoir honte , surtout à l’heure où le président revient à la charge avec une poignee de dollars de plus .



  • GRL GRL 13 février 2008 14:32

    @Pallas et aux autres

    D’accord avec tes arguments Pallas.

    Je ne suis pas né ni n’ai grandi en cité , mais , mais un jour j’y ai atterri et j’y ai vécu de 1995 à 2001. C’est dans cette période que l’on est passée de l’ère des cités plutôt calmes à celle des cités tres violentes , avec un tournant net dans notre cas à Toulouse, la mort du jeune Habib au Mirail qui a réveillé le premier vent de colère inter cités , qui nous a vus mis en quarantaine, encerclés de flics , privé de transports , et au couvre feu chaque nuit . De grands cortèges de familles partaient au matin travailler , à pieds , puisque plus de ligne 38 , et nous retrouvions la vie urbaine toute normale deux km plus loin , hors de la ceinture. A ce moment là , la cité avait marqué un point , la police perdu un gros morceau de la confiance qu’elle devrait susciter en nous, le jeune Habib avait été descendu par un flic , à froid , comme une bete , pendant qu’il tentait de voler une voiture. C’est ce que l’information a relayé apres enquete et toutes les tergiversations qu’on imagine devant un tel scandale. Et les cités avaient dit non , ensemble.

    Mais en 1995 , lors de mon arrivée :

    La remarque première , ce qui m’a touché d’entrée , le nombre de gueules cassées , ayant des pathologies psy ou / et des dépendances toxico , en proportion tout simplement inimaginable de l’extérieur . une simple question dans ce cas : Comment de tels endroits pouvaient réunir autant de fous , d’instables de gens qui , rien qu’en leur parlant , donnaient déjà le profil d’hommes et de femmes qui ne connaitraient jamais le monde stable, la vie en societé tel que le pays la voudrait , des gens qui avaient besoin de soins et qui n’en avaient pas toujours , ou bien par intermittence. Aide alimentaire , menu profits ici et là , abandon sanitaire, la misère. Ces fous ne l’étaient pas forcément avant de venir ici , ils l’étaient devenus , devenus.

    La deuxieme chose qui m’a touché fut l’amour lorsqu’il est shooté au desespoir. Combien de nuits à ne pas dormir, paumés, à refaire le monde, à se raconter l’histoire des uns et des autres, oui , dans les milieux multiculturels , on est tres curieux de l’origine , l’histoire des uns et des autres. D’où viens tu , tes parents ils étaient où , et pendant la guerre , et apres la guerre , oui , on parle politique , tout de suite, tres vite . Les gens des cités , des banlieues , ont pour beaucoup d’entre elles , à cette époque , une grande connaissance de leur histoire, une identité qu’on accepte de placer au milieu de celle des autres quelle qu’elle soit , et à cette époque là , on ne parlait de confession que du bout des lèvres , ou sinon , pas du tout. Mais l’on rêvait tous notre vie, ensemble , dans les nuits rassurantes , rassurantes de se dire qu’ils dorment tous en ville , alors nous faisions notre petit bout de chemin nocturne , enfumé , bétonné certes , mais ce petit bout de chemin indispensable à tous ceux qui n’ont pas de projets mais que des rêves, et dans les yeux des uns , des autres, il y avait de l’amour, même dans la colère, même dans la folie, l’on allait parler et mettre des couleurs pour que tuer le gris béton , on allait tous donner le plus d’émotions de nous même , en paroles mais aussi en gestes de solidarité des uns envers les autres , et surtout en respect de la différence. Nous connaissions tous les familles de tout le monde et c’était plus qu’une fierté de se les présenter , çà donnait à nouveau l’occasion de témoigner d’un passé mouvementé, d’en témoigner avec amour , amour et douleur, pour ne pas oublier qui nos anciens sont et de quel moment de l’histoire nous sommes sortis , chacuns . C’est de la richesse , contée avec amour . C’est ce qui brillera à jamais en moi , dans un pays où l’on paye pour que nos vieux meurent loin de nous, où l’on abondonne l’individu dès qu’il ne sert plus. Richesse , amour , ah , oui , et fierté aussi.

     

    La troisieme chose qui m’a touchée , c’est la période de déculturalisation , d’écrasement culturel , et bientôt médiatique , qui allait voir en quelques années , le hip hop des poètes laisser place à celui des marchands, la culture urbaine , produit de la rencontre , liant possible d’une entente espoir , tuée , les rappeurs intelligents se voyant dévalorisés au profit des plus idiots , la culture Gangsta tuant le formidable élan old school revival , tuant le travail des monstres de culture que l’on rencontre dans les cités, de ceux qui ont contribué à sauver le vinyl , tuant les références du parler vrai , du parler fort , de la poésie acrobatique, l’industrie du disque et le circuit de la promotion faisant alors une vraie campagne d’assassinat culturel, favorisant l’image du bandit plutôt que les messages vrais émanant des quartiers. Ils furent précédés ou relayés , je ne sais , par les vendeurs de fringues de sport , qui observaient déjà les manies vestimentaires pour adapter des collections " branded " , faisant alors des jeunes , de vrais panneaux publicitaires ambulant pour Nike , Addidas et la clique. Récupération et buisness , tuant le produit culturel de nos rencontres déjà complexes à réaliser , tuant le lien et les mots qui travaillaient à ce que l’on se rencontre et à ce que l’on s’accepte en paix , tuant l’espoir , et touchant de plein fouet , les plus jeunes, les jeunes ados. Criminels ont été les marchés du disques et leur choix de l’époque , criminels , et à mon avis , volontaires. Le bandit était soudain respectable , le caïd valorisé , la grosse chaine et le flingue aussi , la grosse caisse et le cul , bref , tout ceci , ils l’on vu dans la télé les jeunes , lorsqu’ils ont vu les premieres personnes issues de leur milieu dans la télé , c’était pour représenter çà, ... alors qu’il y avait tant d’autres choses , tant d’autres belles choses à montrer ...

    Vous croyez vous tous , qu’on résout çà avec du fric  ? Ces petits lachers d’argents sont messieurs dames , ce qu’un monde hypocrite donne d’une main , pendant que de l’autre , il fabrique des fous , il tue des cultures , détourne des messages , se sert de la misere pour en gagner encore plus. Eux , les habitants des quartiers , sont les victimes d’un monde de salauds , je le pense et vous le dis . On leur a bouffé l’âme et certains sont devenus des monstres , le coté obscur de l’hypocrisie d’une France et de ses discours , le coté obscur d’une France dont ils font à jamais partie, comme vous , vous tous !

    Vous croyez pouvoir les payer pour qu’ils se taisent , maintenant , naïfs , naïfs ceux qui le pensent . 

    Merci de votre lecture

    GRL.

     

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