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Citoyen en observation passionnée du comportement des masses sociales au travers de comportements individuels et de l’acte politique. Comment la masse s’approprie-t-elle une idée ? Peut on parler de physiologie de la societé lorsque la raison et le sens sont couverts par une poussée idéologique quasi "hormonale" qui occulte parfois le bon sens et bâtit ses murs et ses limites sur la désignation d’un " ennemi " ?

Activités : Musique / Afrique / Ecriture
 

Tableau de bord

  • Premier article le 10/11/2008
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Derniers commentaires



  • GRL GRL 29 janvier 2008 16:15

    C’est le contrat social qui est en jeu , oui , et oui aussi , je pense entendre votre plaidoyer. Mais je me demande si au travers de toutes ces dérives , n’est pas , par manque de vraies solutions qu’on en est arrivé à autant d’hypocrisie. Ce n’est pas pour discréditer votre débat du tout en fait , mais peut etre pour continuer à dire , car je le dis ici assez régulièrement , qu’il tarde , uil tarde ce moment de pleine conscience que l’on aimerait tant voir émerger en France. Il tarde et tous les débats partiels n’auraient plus raisons d’exister si la responsabilité pouvait enfin se partager. Vous vous plaignez de la dérive d’une institution , je la pose en conséquence de la dérive d’une population.

     

    Vous aimeriez voire l’éducation nationale honorer fierement le contrat social , je réponds que l’aspect social de son contrat est un résultat et le contrat qu’une part du moyen permettant de créer ce résultat . Il manque le principal , il manque l’envie de deux Frances de patrager le destin d’un pays , deux Frances qui sont dos à dos, dont une tient le contrat social dans les mains et l’autre , le contrat moral dans les poings , et que ces deux Frances , si elles n’ont pas vocation à vivre ensemble , ne pourront faire en sorte que l’éducaton nationale puisse observer la clause de son engagement dans le contrat social , car l’on pourrait croire que c’est dans ses seules mains , mais celà ne l’est pas completement.

    Un contrat s’effectue entre des parties et l’une refuse violemment le contrat , alors l’autre renonce lentement à jouer le jeu. Trouver à qui la faute ? Est ce bien là alors le moyen de sortir du marasme et de retrouver une dignité si douloureuse à voir filer ainsi , çà , tout en partageant votre indignation , je me le demande ...

    GRL

     



  • GRL GRL 29 janvier 2008 14:35

    Merci Paul , de m’avoir répondu.

     

    J’ai bien conscience de la teneur du débat que vous lancez et de la réthorique de certains , Neuilly puisque vous en parlez , et nous reconnaissons ici un débat qui ne date pas d’aujourd’hui , mais , violences et accrochages augmentant , ce même débat est obligé de s’enfoncer toujours plus loin dans un hypocrisie qui arrive au bout de ce qu’elle peut donner ? Au bout car bientôt peut etre ( et même déjà selon moi ) certains incidents violents ne peuvent plus se dédouaner de leurs causes originelles . En ce sens je vous suis mais je voudrais aller plus loin.

     

    Mon désir , au travers de cette distinction entre deux mondes , si l’on puis dire , un en difficulté et l’autre perçu comme " monde de nantis " par les yeux du premier , est de donner l’occasion de comprendre , que ce débat ne peut trouver de solutions entre les deux parties pour une raison très simple. Il me semble impossible , pour un seul homme de placer la responsabilité , on va dire quelque part , c’est tres vague , alors on dira , sur les épaules d’une institution ou d’une autre. Pourquoi ?

     

    La première raison est que tout ceci est une terrible conséquence. Celle d’un abandon, celle de deux communautés qui pour une grande part d’entre elles , ont une histoire en commun , mais dont la reconnaissance et les bénéfices potentiels de cette période d’histoire ont été reservé à la " France des français " et pas à l’autre. C’est le point de départ. Je ne vais pas réecrire l’histoire que vous connaissez certainement mieux que moi mais dire simplement ceci. Trois générations ont passé . Les petits d’aujourd’hui , ceux qui posent problème sont une conséquence de tout ce que la France ne veut pas voir en face. Sauf que de leur coté , ils sont , au bout de la troisième génération, entrai de perdre , et celà est capital pour parler de responsabilités , de perdre les liens historiques qui définissent ce qu’ils sont , les laissant dans un immense besoin de réferences identitaires d’une part , et dans la pauvreté ( dans laquelle tant les ont rejoint ) d’autre part.

    La faute , elle , est diluée sur quasiment un demi siècle au jour d’aujourd’hui , et je constate qu’on en est toujours à essayer d’appuyer sur la tete de quelqu’un alors que la seule chose à faire , que l’on soit un Neuilly ou un autre , est de leur donner la parole d’une part , de leur poser des questions , mais surtout , d’aller à la rencontre d’un monde qui est notre "part nationale abîmée" , et le considérer comme monde à part entiere avec ses valeurs , ses codes , et y découvrir ses diverses composantes afin de rassurer les mômes sur l’opinion qu’ils nous savent porter sur leur système. ... Nous les considérons comme des sauvages , et celà est la première erreur. Je tente d’expliquer pourquoi on se trompe à ce sujet.

    Mais pour vous répondre , les deux aspects sont liés et la responsabilité ne peut à mon sens etre jetée là où là alors que toute la France doit accepter en son sein , le fait que des enfants grandissent sur les ruines de l’histoire de nos père . De la reconnaissance , et nous le verrons peut etre , moins de violence et plus de débat et de tete à couper. C’est montre responsabilité à tous , sans exception.

    Merci à vous , GRL



  • GRL GRL 29 janvier 2008 10:16

    @Morice , sur ce terrain là , je ne peux que créditer . C’est tellement évident qu’il y a une véritable culture de la violence au travers de la télé. Tu peux y rajouter le cul aussi , le rabaissement de la femme . C’est une dimension bien de chez nous , qu’ils n’ont absolument pas inventé. On critique souvent le voile , la burka et autres conditions imposées par l’homme à la femme dans des societés musulmanes, mais la pornographie à outrance et la femme objet , celà vient d’où ? Et par quel biais ? Bien de chez nous et par la télé , donc oui , de quoi s’y perdre pour des jeunes qui comme tous les jeunes sont en proie à la découverte du sentiment amoureux , et qui bouillonnent de testostérone , comme tous les jeunes garçons de leur age .

    @Paul , je vous renvoie à mon post , posté tard il est vrai , afin que vous réagissiez si vous le désirez. En effet , je n’y parle pas d’éducation nationale , le débat s’étant tout de même engouffré dans cette voie là , mais des enfants et des ados. Ce que je cherche à y dire , c’est qu’un petit des quartiers refusant d’entrer dans la structure de l’enseignement, n’en est pas moins structuré sur d’autres bases que les notres, et je pense qu’une des bases de l’echec du cadre adulte ( prof ou autre d’ailleurs ) est d’etre submergé par cette violence , ce qui l’empeche de comprendre que ce qui est en jeu lors de bouffées de violences est peut etre bien plus profond qu’il n’y parait, dès lors que l’on admet, qu’un enfant, si il est arrivé jusque là vivant et en bonne santé, est quand même en réference à un système de valeurs qui l’a protegé jusque là, dans lequel il se réfere inconsciemment et donc, que ce n’est qu’un etre "sauvage" dans les yeux d’un adulte dépassé par sa propre peur.

    J’aurais aimé en discuter avec vous.

    GRL.



  • GRL GRL 28 janvier 2008 17:35

    Désolé pour le pavé, pas aeré du tout . Mais l’editeur m’a voracement bouffé les sauts de ligne.



  • GRL GRL 28 janvier 2008 17:11

    Salut à tous , Salut Paul.

    Je suis assez sensible au commentaires de Pallas ... et suis assez surpris qu’il soit pour l’instant moinssé car il ouvre sur ce débat une dimension qui est à mon sens capitale pour envisager ce qui se passe autour de ce problème.

    Ce dont il parle , l’animalité qu’il y a en nous et son incroyable résistance aux structures , témoigne de plusieurs choses criantes , m’est avis.

    Vous avez là des enfants qui ne font pas la différence entre eux même et des adultes. Ils sont capables pour certains , en eux même , de basculer dans la violence au moindre affront , et seront capables de prendre le risque de frapper un adulte. Déjà , à ce moment là , quels sont les signifiants que l’on peut trouver pour s’expliquer celà , si l’on considère que dans la réalité , un adulte dispose souvent de la force suffisante et du potentiel autaoritaire suffisant pour ... simplement se défendre et éviter celà ?

    Premier point, pour avoir vu des jeunes exploser à la moindre pécadille , à la moindre adversité ou résistance , il m’est apparu que ces enfants étaient soudain débordés,submergés,par une rage,qui les rend tout rouges,qui déconnectent le langage structuré de leur possibles, qui envahit tout l’enfant de colère. C’est, depuis la vision de l’adulte, quelque chose d’impressionnant, parce que la colère primale et la violence habite alors ... un enfant. ... ce qui met cul par dessus tête, la définition idéalisée de l’enfant selon "l’adulte social" l’adulte structuré pour la vie en communauté , oui , cul par dessus tête.

    Deuxième chose, toute demande d’assiduité au cours, demande d’attention pendant les cours, injonction de politesse, injonction au respect du professeur, voire, de l’adulte, toute sollicitation, douce ou ferme, dans le
    but de recadrer l’attitude d’un enfant à l’interieur d’une structure relationnelle et sociale est très souvent le déclencheur de cette bouffée de colère. L’appel vers la structure sociale et le respect de SES valeurs ( et non pas le respect tout court , m’est avis ).

    Troisième point, l’enfant en prise à la colère semble effectivement se rattacher à une autre structure sociale plus " primaire " qui régit les problématique par la loi du plus fort et donc , par l’affrontement ...
    tendant à faire apparaître le jeune comme une sorte d’animal sauvage indomptable... et ici se situe à mon sens un piège . Ce piège , est celui de ne pas voir comment, l’adulte tuteur, professeur, parent même, car les violences ne se font pas qu’à l’école, comment l’adulte qui est alors agressé verbalement, défié, insulté ou parfois frappé, est à son tour dépassé par la teneur hormonale des évenements et ne peut interpreter à son tour, dans ce processus, qu’un comportement " sauvage ", " animal ", donc violent ... sans explication , gratuit. Hormonalement dominé, dépassé, la testostérone etant le carburant des ados, celà peut trouver sens dans l’instant, sur le moment. C’est en effet de la sauvagerie.

    Mais après ?

    le simple fait d’etre dépassé signifie t il qu’il n’y ait rien d’autre à comprendre ? Doit on à notre tour, laisser la peur dicter nos interprétations comme nos réactions ? Le président de la république, il me semble, a fait certains amalgames en ce sens, en parlant à plusieurs reprises de "prédateurs et de proies" dans le cas de violences dont on explique mal les causes, mais surtout, des violences qui marquent les adultes comme marque un acte terroriste, au fer rouge, comme de la violence gratuite. Ici , un point très important à soulever, m’est avis. Car nous savons très bien que dans la peur , point de raisonnement, de reflexion et
    de sagesse. Donc point d’espoir de mieux, tout simplement.

    Et alors plutôt que d’opposer "civilation et barbarie", et prouver ainsi son inaptitude à continuer à reflechir, je pose la question ainsi : N’y a t il pas dans ces bouffées de violence, un appel soudain d’une AUTRE structure et d’AUTRES codes, auquels l’enfant se réfère inconsciemment et brutalement, tout à coup, et par protection ?
    Protection pourquoi ? Parce qu’il serait tout à coup, mis en danger d’aller dans le sens d’une structure non voulue par sa structure originelle ? Parce qu’il sent qu’on l’y attire, l’obligeant tout à coup à renoncer à tous les elements structurants qui l’ont construit lui, tel qu’il est il est vrai , mais enfin , est ce que la tentative de rapprochement , d’integration vécue par l’école ne demande t elle pas d’abord à l’enfant d’abandonner son propre système de valeurs pour s’integrer dans un autre ? Un autre alors que la seule dimension sociale protectrice , nourricière est le système social qui l’a vu grandir ? un système dont on veut qu’il sorte, un système qu’il devrait quelque part abandonner dans les situations de "frottement" , et en particulier celles de recadrage, abandonner tout à coup ses seules réferences si pauvres soient elles , et se positionner alors , en tant qu’enfant, ado, dans une grande posture d’insécurité ?

    Qu’en est il de sa propre estime, dans les moments d’opposition alors que son propre systeme de valeurs, à ses yeux de gosse, et surtout dans son inconscient, est la seule dimension protectrice qu’il connaisse ?
    Ceci à mon sens est pas explicité par le gosse , il est trop jeune pour le dire clairement, il pourrait juste le signifier à des oreilles et des yeux attentifs , voire professionnels.

    Mais c’est notre propre dépassement qui fait de lui un sauvage dominé par son animalité à nos yeux. Il n’est pas un animal sauvage, mais la vérité est qu’il est encore un enfant et qu’il a besoin comme tout enfant d’avoir confiance en sa structure pour devenir lui même un adulte confiant en la vie.

    Et la scolarisation correspond alors à quoi ? Elle correspond pile à mon sens au moment où on lui demande de changer de structure pour en rejoindre une autre qui est, à l’interieur des milieux pauvres, tenue pour responsable de la condition de ses parents et de leurs difficultés. Il sait qu’il devrait y aller , aimerait pouvoir y aller , mais quelque chose le tient , le rappelle brusquement, car psychologiquement , je me fais cette idée là , la situation est trop dangereuse. Se renier , affronter le regard des autres dans un moment ou la soumission devrait etre de mise, et rejoindre un instant le monde " des autres " , est une figure de haute voltige qui laisse , face à son coté destructurant , effrayant, place à la bouffée réactionnelle que traduit la violence des mots du refus et des parfois gestes .

    A mes yeux non professionnels de la chose, se situe ici, une atriculation de ce problème, à savoir, quelques élements qui pourraient ouvrir une voie d’explication du moment où ... tout bascule , où l’enfant est soudain en refus , la situation retrouvant alors son sens propre, c’est à dire dépendant alors des personnalités engagées et de la teneur du débat.

    Voilà , tout ceci pour tenter de montrer d’une part que c’est avec les yeux de la peur que les adultes interpretent souvent la violence de ces mômes comme celle de "sauvages", comme si ils étaient adultes eux mêmes d’ailleurs, alors qu’en réalité ce sont des jeunes enfants en train d’effectuer un passage très délicat certainement tres effrayant que je tente de décrire ici. A savoir qu’entre le systeme de valeurs et l’éducation de gens considérés comme nantis, et le systeme de valeurs de ceux qui tiennent pour responsable de leur condition, le système des dits nantis, il n’y a pas de ... confiance , et donc il ne peut y avoir de respect.

    N’y a t il pas alors à developper, les arguments d’une confiance à tout d’abord retrouver entre nos deux mondes qui ne se REconnaissent toujours pas ?

    Merci de votre lecture.

    GRL

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