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Citoyen en observation passionnée du comportement des masses sociales au travers de comportements individuels et de l’acte politique. Comment la masse s’approprie-t-elle une idée ? Peut on parler de physiologie de la societé lorsque la raison et le sens sont couverts par une poussée idéologique quasi "hormonale" qui occulte parfois le bon sens et bâtit ses murs et ses limites sur la désignation d’un " ennemi " ?

Activités : Musique / Afrique / Ecriture
 

Tableau de bord

  • Premier article le 10/11/2008
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Derniers commentaires



  • GRL GRL 12 février 2008 10:59

    Merde , je m’étais félicité de la nouvelle il y a quelques jours à la radio ... çà fout les boules , pourtant , il y avait bien un type de chez Airbus qui annonçait un carburant sans émissions de CO2 . il a fait tout un baratin. Faux espoir et pub pernicieuse visiblement . Cà Dérange , tu es sur de l’info ?



  • GRL GRL 11 février 2008 17:19

    Moment de colère.

    Ok , Pallas, je t’ai déjà lu dans d’autres interventions, sans intervenir. Si aujourd’hui , la colère te gagne. Alors c’est le moment de nous rappeler qui nous sommes pour tous ici . Nous ne sommes qu’une toute petite partie , un avis , simplement une unité, au milieu de gens qui interviennent ou publient , mais surtout Pallas , au milieu de lecteurs anonymes, des centaines et des centaines de lecteurs anonymes.

    Essaies si tu peux , de continuer à dire les choses que tu penses , toi. Ne fais pas parler les autres en toi, dis, existes, témoignes et mets ta voix ici ou là, quelque soit la qualité d’expression que tu as. Existe. Car à mon avis , la situation que tu dénonces est quelque chose qui se passe parfois sans que les interessés se rendent compte de la portée de leur propos, de leur attitude générale. Cà lit Voltaire et Rousseau, mais, mais, çà hésite à faire parler l’homme ou la femme qui est derriere.

    Si les choses doivent changer dans les esprits, c’est en mettant de toutes petites pierres à cet immense édifice. Ce sont les lecteurs qui se reconnaitront, et c’est bien là l’essentiel. Car dire tout ceci sur des sites où tout le monde est déjà convaincu, n’a que peu d’interêt , tu en es conscient.

    Ici , il y a de tout , en termes d’avis, de tout, et beaucoup de gens encartés dans des partis, il faut les inviter à reflechir tout en reconnaissant en nous même que certains sont bien disposés à le faire, et c’est le cas, souvent , mais simplement qu’ils s’abritent derriere la culture et des réferences sans faire parler ce qu’ils ont dans le coeur. Et les cultures peuvent s’opposer , certes , mais les coeurs parlent la même langue , lorsqu’on veut bien les écouter.

    Ici , ça reste un peu intello, un peu, mais on s’en fout , c’est fait pour qui veut y venir , intello, cultivé ou pas. Tu as donc ici ta place et chaque banlieusard aussi, surtout dans cet article, c’est mon avis de toute façon.

    Appliquons nous et continues, quel que soit ton avis.

    Encouragements , GRL

     



  • GRL GRL 11 février 2008 16:42

    Ton commentaire est une preuve de plus à mon argumentaire , plus haut . Je soutiens , le débat est toujours , toujours faussé, par le simple fait que l’on ne laisse pas les habitants des banlieues s’exprimer eux mêmes, avec leur mots , leurs formules. On solutionne pompeusement à leur place, on crée le problème et la solution, on nage dans la mélasse, en fait . 

    Alors même si la qualité de la formule, l’orthographe ou le style ne conviendrait pas à certains, le début d’une vraie solution se trouve à l’intérieur du message de ceux qui y vivent , en banlieue , d’une part , et d’autre part , de la prise de conscience entrainant la volonté de tous les autres à les rencontrer, et de commencer à unir la France par des actes plus citoyens.

    En ce qui concerne la France des quartiers plus aisés , Pallas , tu as dit l’essentiel pour moi. Le premier geste de la population de ces quartiers consiste à aller y faire un tour , en banlieue , en cité , pour se rendre compte et ne pas parler dans le vide. Tu y vis , j’y ai vécu un temps , mais combien , combien d’entre nous n’ont jamais mis les pieds là bas ? Combien d’entre nous dénoncent le cynisme , l’hypocrisie des politiques à ce sujet mais n’ont jamais fait la démarche d’y aller, pour comprendre cet important problème ? Et paradoxe , ce seront les mêmes qui dénoncent , mais gobent la télé à chaque fois lors des propagandes faites autour de chaque déferlante de violence.

    Allez y tous, y faire un tour, en banlieue vous verrez bien, pour la plupart de quoi il s’agit. le destin des banlieues est le destin de la France, c’est indivisible. Quand cette idée là sera t elle mûre dans les esprits , quand ?

    Oui , Pallas , à mon sens , tu as bien raison de dire celà , parce que c’est une grave réalité de notre pays.

    GRL

     



  • GRL GRL 11 février 2008 14:57

    C’est vraiment l’histoire d’un France qui manque étonemment de courage. On ne pourra bientôt plus alimenter aucun effet d’annonce sur ce sujet , tant celui ci a suscité de promesses et de discours hypocrites. Pourtant les amis , la continuité implacable de ce processus prouve la même chose , et de plusieurs façons :

    Tout changement notoire de la situation des banlieues ne tient évidemment pas dans la décision d’un président mais dans celles que tout un chacun en France peut prendre , par altruisme , ou bien par un consciente nécessité débarrassée de la "peur du pauvre", la nécessité de se dire que ces millions de gens , quel que soit l’état dans lequel il se trouvent aujourd’hui , font partie du pays et que notre destin est lié au notre.

    Ceci se prouve par la continuité d’une attente des français sur la question , alors que la plupart d’entre les français vomissent encore sur toute la composante immigrée d’une communauté de familles de plus en plus pauvres, vomissent de fait sur une culture plurielle, sur l’état de fait , vomissent en quelque sorte sur une partie de leur propre destin. Les discours du président sont par leur nature encore là pour agiter la marionnette d’un certain " on s’occupe de tout mais surtout , bons français , ne changez rien !". Et cette marionnette est celle qu’adorent regarder tous ceux pour qui le lourd et triste constat par lequel seules les mentalités du pays entier pourraient inviter toute cette jeunesse à se dégager du béton, ... est encore impossible. C’est l’avoeu de l’impuissance remis à table une fois de plus.

    Ceci se prouve également par le refus de donner publiquement et régulierement la parole aux gens des quartiers afin de les laisser eux même définir leur problèmes seuls et leurs attentes eux même , et ce au vu de tout un peuple, dans le témoignage et non dans le rapport privé que l’on adaptera à sa volonté. C’est un manque de courage d’un peuple duquel les présidents qui s’enchaînent ne peuvent encore se résoudre à entrouvrir pour nous tous , la porte de l’entente . La solution est dans l’autre camp , la solution est dans le camp de la France des villes et des campagnes , celle qui a le choix d’unir sa volonté à une démarche ou attendre qu’un ènieme plan échoue, faute de n’etre que le budget d’une bonne conscience au rabais.

    Celà se prouve par l’unique campagne de peur du banlieusard , de peur de la jeunesse , mise en place de manière efficiente dès 2001, campagne qui a éloigné les possibles des deux Frances , à se comprendre et travailler ensemble, campagne télévisuelle , essentiellement , qui a propulsé le ptit flic à l’affiche pour les uns apeurés , et propulsé les machines à laver du toit des immeubles vers la voiture du même petit flic pour les autres instrumentalisés , qui a encore contribué à nous diviser. Non , Jamais , le président n’a eu le courage de dire à la France entière , de faire l’effort de considération et de reconnaissance qui s’impose, parce que si le nabot comme son prédecesseur ont pu gouverner , c’est en partie grace à la peur qu’ils ont pu distiller jusqu’au fond des campagnes. On peut dire tout et son contraire , mais pas sur cette question car ce serait vendre la mèche politique. 

    Non , on ne résoudra rien , rien avec du fric et les yeux fermés , rien sans courage des deux cotés , nos destins sont liés , et chaque regard tourné vers ses pieds , chaque dialogue vers des réponses toute faites , sont des regards et des mots qui s’ignorent ennemis de la France mais qui ont fait et font encore leur méticuleux travail de sape , relayé aujourd’hui par la réponse de la banlieue en terme de violents partis pris.

    Chaque frein à la rencontre des deux mondes est une charge pour tout le pays, chaque peur panique installée en monsieur madame ou mademoiselle , est un frein au développement du pays. Parce que nos destins sont liés, parce que nous sommes à l’écriture des dernieres pages d’un livre qui racontera bientôt l’histoire d’une France qui a échoué dans l’intégration de tout ceux dont les aïeuls se battaient pour un pays qui n’étaient pas le leur , reconstruisaient un pays qui n’étaient pas le leur , et se voyaient refusés la moindre considération dans un pays qui, une fois libre et reconstruit de leur mains, était tout de même devenu un peu sinon totalement le leur. Cette histoire serait alors celle du mépris.

    On doit , nous devons tous , ce message de reconnaissance publique , franc et sans détour , à plus de la moitié de nos pauvres. L’ouverture du discours de la réconciliation , commence par un "merci" car il sera impossible de ne pas reprendre l’histoire commune ... à l’endroit où nous l’avons laissée.

    Mais ce merci ne vient pas , et devient de plus en plus difficile à donner au fur et à mesure que, de chaque coté des deux Frances , les générations nouvelles perdent le contenu historique , perdent les raisons de la continuité , de l’entente, pour ne garder que peur malaise et ne recevoir pour ceux dont nous parlons, que la mise au ban et le fats discours.

    Alors de mon coté , c’est tranché, oui, mais en réaction à l’hypocrisie d’un ènieme plan banlieues, si l’on a encore quelque chose dans les côtes et quelques souvenirs , on ne peut qu’etre tranchant. 

    Merci de votre lecture.

    GRL



  • GRL GRL 6 février 2008 13:45

    Salut Imothep , salut à tous.

     

    Bien , il me semble ici que nous touchons du doigt les raisons d’une impasse , celle de deux dimensions de la culture , et à l’origine de ces deux dimensions , d’un instinct ancestral tout à fait humain.

    1 ° ) Exorciser l’horreur du passé , accepter l’inacceptable , avancer , tourner les pages de l’histoire d’une communauté.

    Les guerres et les films : La culture cinématographique de la seconde guerre mondiale jusqu’à nos jours a completement illustré , notament chez les américains , cet incontournable besoin de romancer l’horreur du vécu pour la rendre acceptable aux yeux de tout un peuple d’une part , mais aussi , aux yeux de la communauté internationale. Ainsi , avons nous vu des tonnes de réalisations autour du massacre des indiens d’Amérique , puis , autour de la guerre de secession , puis de la guerre de 40 et de ses horreurs , autour du débarquement de Normandie , mais aussi autour de la guerre du Viet Nam , de celle contre le communisme , et ainsi de suite jusqu’aux épisodes récents des défaites américaines , qui sans ces innombrables réalisations cinematographiques, témoignages , commémorations , expositions , n’aurait jamais pu accepter sa condition de perdant , et plus tard encore , celle de génocidaire ( indiens ) ou d’agresseur universel ( plus de 40 interventions armées depuis la seconde guerre mondiale ). La culture est ici la version romancée des faits qui permet à la societé de continuer à avancer sans accumuler la culpabilité et le sentiment de défaite. Elle est tres importante , en particulier pour ce pays , qui a aussi fait d’elle un axe de sa politique. Elle est importante pour tous les pays ayant à tourner une page lourde de son histoire , ayant à surmonter un traumatisme social. La spécificité américaine ou encore occidentale tient alors a sa capacité à fabriquer du cinéma avant les autres , c’est son média premier. D’autres pays ont développé ceci avec d’autres moyens. Il y a beaucoup d’autres exemples.

    2°) Développer le courant culturel comme un " drapeau " . Fabriquer le liant qui permet à des hommes et femmes de se réunir pour militer sur un ensemble de valeurs , trnascender le message pour gagner les esprits , développer des courants où certains se reconnaitront et pourront s’associer

    Assembler les gens autours de valeurs ou d’idées , d’une idéologie au sens large est une des missions premieres de la culture , non pas ici pour réparer la blessure d’un passé , mais pour coaguler les difficultés du présent et éviter ainsi la mort d’une societé par lyse celluraire , individualisation de la misère , mort de la solidarité. Nos banlieues "difficiles" en sont un exemple incontournable , dans les années 90 , au travers du mouvement hip hop. Qu’est il , ce mouvement, ces textes déclamés en langage codé , pour qui est il fait ? Avant tout pour les gens issus d’une même conditions , c’est un acte de survie sociale , cela veut dire , " voilà qui nous sommes , vous nous reconnaîtrez à notre culture , et sur le marbre de celle ci , voilà toute l’injustice de notre condition , voilà la raison de ce que nous sommes , et l’écrit de notre souffrance " . La culture Hip Hop a commencé par prendre le rôle de la peau d’un corps social en train d’éclater , et il a fonctionné , fonctionné comme un drapeau identitaire . Fringues , vocabulaire , gouts musicaux , et tant d’autres choses se sont cristallisées autour d’un mouvement artistique de départ , afin de donner une identité à ceux que l’on ne voulait accepter dans le ventre de notre propre culture. Pour ne pas mourir , ils ont créé la leur , ils ont décrié , milité avec celle ci.

    3°) D’autre part , la culture peut servir aussi à l’attaque . Elle permet aussi , selon les périodes historiques , de s’opposer à d’autres cultures dont la bête sociale aura diabolisé les us et coutumes. Elle permet d’affirmer à un Autre " tu n’es pas de ma culture " . Elle permet de faire un tri sur la base d’un " avec nous " et d’ un " contre nous ". C’est la phase dangereuse de l’utilisation de la culture , et elle s’inscrit en argument à peu pres à l’origine de toutes les guerres opposant deux systemes de valeurs , opposant deux cultures. Le temps n’est plus alors aux réalisations artistiques , mais aux discours et aux écrits, à la politique de propagande. Et ceci est un instinct humain que l’on retrouve sous une forme ou une autre à divers moments de l’histoire. Les artistes , les journalistes , les gens de lettre sont d’ailleurs souvent persecutés et parfois tués , preuve que leurs créations sont autant d’armes de propagandes dangereuses pour ... une dictature en place par exemple .

    En bref , la culture n’est pas ici une fin , mais un moyen. Par contre on differenciera les cas où elle sert à affronter la douleur ou l’injustice , des cas où elle sert à différencier les opposants aux régime et à les écarter de la societé . La culture est dans ces dimensions là , engagée , et la révolte a toujours été , de La Fontaine , de Molière à Gainsbourg , son terreau d’inspiration. Même les tableaux que vous citez étaient analysés sur le plan des valeurs et de l’idéologiquement correct , toute la culture est ainsi empreinte de messages politiques et repousse ainsi les limites des conventions , pousse le monde à changer et à oser dans la poursuite de son histoire. 

    Merci de votre lecture , GRL

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