Les parlementaires légifèrent la plupart du temps sur des questions auxquelles ils ne comprennent rien. En matière de nouvelles technologies ils sont IGNARES, et du coté de l’exécutif c’est la même chose. Idem pour l’écologie véritable. Nous sommes gouvernés par des ignorants !
@Arthaud Pourtant, c’est bien les boulots d’ « expert » qui prospèrent à tombeaux ouverts .. Eh oui, experts auprès des tribunaux, auprès de l’administration, etc... D’ailleurs une fois qu’elle a nommé un ’expert’ l’Administration estime que le problème est résolu et le fait savoir d’une façon tapageuse. Ces soit-disant ’experts’ sont en général des militaires ou des fonctionnaires en retraite qui sont payés pour faire des ’rapports’. Mais pas n’importe quels rapports, le plus souvent des rapports de commande. Le bon expert remet à son commanditaire (magistrat, haut fonctionnaire) un rapport ’gris’ signalant la réalité des faits, des opinions, et un rapport ’blanc’ qu’il signe et qui est exactement ce qu’on lui a demandé à l’avance. Si l’expert ne joue pas le jeu il est ’puni’, en n’étant plus jamais délégué, il perd son fromage, c’est tout. En général pas besoin de faire un dessin. Les experts ne connaissent en général rien et ne comprennent dans le domaine où ils sont censés enquêter, les vraies pointures, spécialistes reconnus, ne veulent pas se compromettre, il en va de leur réputation. J’ai transmis à un expert (faisant une enquête d’impact sur l’environnement) des documents scientifiques en langue française venant de suite et du Canada en rapport avec le problème posé. Autant dire qu’on n’en trouve nulle trace même sous la forme d’une simple mention dans le rapport final, mais le gars a dû sentir le vent du boulet dans la mesure où il émet quelques petites réserves sur lesquelles le Préfet saute pour surseoir. Tout cela est parfaitement hypocrite et nul n’est besoin dans un tel cas d’experts d’aucune sorte. Ces gens grassement payés ne sont que des couvertures permettant au décisionnaire de se couvrir, de dire qu’il s’est entouré d’avis compétents, et éventuellement de décharger sa responsabilité.
@Fergus j’en ai connu également dans le privé Je n’en doute pas. Les boîtes quand elles grossissent se comportent de plus en plus comme des administrations et ’travaillent’ conjointement avec elles. La solidarité des Grandes Écoles joue, un tel est cadre sup. dans l’Administration et son copain manager d’une banque ou dans les BTP. On se rend des services et pour noyer le poisson on ’externalise’ les fromages. Ainsi une boîte privée peut-elle offrir une sinécure à un citoyen lambda (majuscule) sur recommandation d’un politique ou d’un fonctionnaire. Mais tout cela c’est donnant donnant, un service pour un autre, quelques emplois fictifs contre un marché juteux, et ainsi de suite . C’est la vie quotidienne d’une république bananière.
@Fergus Pour ce qui concerne les boulots bidons, nous touchons là à la face moderne du féodalisme, le clientélisme. Cela existe depuis la nuit des temps ... Il ne s’agit pas de payer un individu pour faire quelque chose, mais de récompenser quelqu’un pour service rendu, d’acheter un silence, etc... C’est la forme moderne de la corruption (voyez les pratiques de la Mairie de Paris, du Parlement, etc.., etc...). Là il n’y a pas de boulot ’à la con’, Si Madame Fillon déprime ce n’est pas pour raisons strictement professionnelles. Généralement les titulaires des emplois bidons ne se plaignent pas, pour vivre heureux ils vivent cachés. Ce qu’on sait peut-être moins c’est que ces pratiques sont très répandues dans la haute administration, la diplomatie. Des tas de gens ont un bureau avec leur nom sur la porte et personne dans le service ne les a jamais vus. Leur existence est seulement attestée par quelques signatures d’arrêtés, nul ne sait à quoi ils ressemblent. C’est l’équivalent des ’charges’ de l’Ancien Régime.
@Fergus Bonjour, ce n’est parce qu’ils ont atteint leurs limites qu’ils sont sur ces jobs. Çà c’est vous qui le dîtes ! L’ouvrage de Peter décrit bien la dépression souvent associée au syndrome du dernier poste. Remarquons que tous les boulots au bas de l’échelle sociale, ceux que personne ne veut faire, sont utiles et productifs. Pour atteindre un boulot à la con (le rêve pour beaucoup) il faut donc s’élever tant soit peu dans la hiérarchie. La dépression peut venir de l’impossibilité de réaliser un autre rêve : « Occuper un emploi encore plus à la con, mais mieux rétribué » . Dans ce cas nous sommes bien dans un banal syndrome du dernier poste, pas la peine de développer une théorie.