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Hakim I.

A force de n’être considéré chez moi nulle part, je finis par me sentir chez moi partout...

Tableau de bord

  • Premier article le 30/12/2005
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Derniers commentaires



  • Hakim I. 28 novembre 2007 14:11

    Article le plus objectif que j’ai pu lire jusqu’ici sur Avox. Quand aux commentaires, je me délecte de voir autant de personnes qui ne voient le monde que comme un élément gravitant autour de leur petites personnes.

    Bosser dans un contexte international m’a appris une chose, ce n’est pratiquement qu’en france que l’on blâme quelqu’un de différent de soi pour les difficultés de nos vies. Et si intégration il doit y avoir, cette caractéristique qu’on retrouve chez pas mal de jeunes en banlieue font d’eux des Français.

    Pourquoi en arrive-t-on la ? Qui a vécu dans une cité comme celle de Villiers le Bel, Sarcelles, Mantes, Gennevilliers, etc, sait que jusqu’à début 90, la présence policière était quasiment nulle. « Laisser les s’entretuer ces métèques » qu’on se disait. Seulement voila, il fallait bien qu’un mode de vie s’instaure, et ce mode de vie s’appelle la loi du plus fort. Plus on l’est et plus on survit. Oui survivre, c’est bien le mot. Quand on habite à peine à 2Km du centre ville et qu’on entend des gamins dire « On va a la ville » tellement c’est difficile de s’y rendre vu le manque de transports/infrastructures.

    Vous parlez de dealers qui roulent en cabriolet ? OK, vous avez raison, mais la question n’est pas de se demander pourquoi on n’arrive pas a les arrêter... Il s’agit de comprendre pourquoi on ne les arrête pas. La plupart des petites frappes qui arrivent a sortir par magie des gardes à vue sont des indics. On les laisse vaquer a leurs petits Business pourvu qu’ils arrivent a fournir des informations assez importantes pour permettre à l’inspecteur de la BAC de « démanteler » un « réseau » assez gros qui l’aidera a demander sa mutation hors des banlieues sensibles.

    Le sentiment d’appartenance national... réveillez vous et soyez réaliste. Si on nous avait dit dès le départ que la France voulait appliquer la préférence nationale plutot que la loi républicaine, on n’aurait pas revendiqué les mêmes droits que les les français non colorés. Nous ne sommes pas des enfants pour nous faire croire que la « liberté égalité et Fraternité » était pour tous. Elle est ou la petite astérisque et les petites lettres en dessous du contrat ? Petite anecdote :A 14 ans je me suis fait confisquer mes pétards et feux d’artifices du 14 Juillet par un agent de police qui me disait « Le 14 Juilet c’est pas pour vous ». Moi qui suis d’un naturel soft, imaginez le genre de dégats que peut faire ce genre de réplique à un jeune qui imprime tout comme un programme initial. Croyez vous vraiment qu’un être humain avec toute la fierté que cet état implique allait s’accrocher à la jambe d’un pays qui ne veut pas de lui ?

    Je dévie, je préfère arrêter là, je dois retourner bosser.



  • Hakim I. 27 novembre 2007 21:51

    Je pense qu’il nous réserve aussi un moyen de faire rejaillir le sursaut nationaliste en France le jour de la fête musulmane de sacrifice du mouton... mi décembre...



  • Hakim I. 23 novembre 2007 16:40

    Oh ca j’en sais rien, dans quelques coins de France, (par exemple le nord du 92) il y a une forte concentration de personnes d’origine berberes du souss, et je n’ai vraiment pas l’impression que la langue disparaisse...

    Il est vrai que la scolarisation des filles dans les campagnes se développe petit a petit, mais il y a des coins ou cette mentalité subsiste. Le village de mon pere par exemple est tres reculé, et il y a encore pas mal d’anciens qui pensent qu’une femme instruite c’est dangereux.

    Aussi, si vous avez l’occasion de vous rendre dans les campagnes la bas au temps des labours, vous remarquerez que pratiquement seules les femmes travaillent la terre avant les semailles. Les hommes sont pratiquement tous allés à la ville (dans ma région, c’est tiznit) pour travailler. A cause de ces difficultés, les autorités ont du mal a rendre effective l’obligation de la scolarisation des enfants...

    A part ca, ca fait plaisir de voir qu’on est pas seul sur le net smiley. Mon pere ne m’a pas appris le berbere, j’ai du l’apprendre par moi même ma mere étant arabe (comme on dit la bas, la mere est la première institutrice). Il existe des bouquins supers si ca vous interesse.



  • Hakim I. 23 novembre 2007 14:04

    On pourrait comparer l’Afrique du nord avec l’Iran avant son changement d’alphabet s’il y avait un alphabet commun avant l’arrivée des arabes, ou même que les populations avaient été instruites. Ce n’est pas le cas. En plus, la turquie et l’iran n’ont pas autant de dialectes parlés. Dans un pays a plusieurs dialectes, il serait plus judicieux et enrichissant de favoriser le bilinguisme. Un peu comme en Belgique (j’avoue avec ce qui s’y passe en ce moment, ce n’est pas le meilleur exemple)



  • Hakim I. 23 novembre 2007 13:55

    Cet article me semble coller avec le point de vue d’un bèrbère du rif... Historiquement, il y a trop de rancune (justifiée mais après tant d’années il y a prescription) de la part de cette partie du Maroc envers les arabophones pour émettre des propositions objectives et réalistes.

    Oui, seul 1/3 du maroc est arabe (non berbère) ou arabophone. Oui télévisuellement cette partie du pays n’est pas assez représentée ,sans oublier que la redevance récupérée des factures d’eau et éléctricité est payée par tous... Bonjour l’équité.

    Seulement, il faudrait au dela du fait que , je vous cite :« Cela signifie que les locuteurs de la langue de Saint-Augustin resteront exclus du paysage audiovisuel tant qu’ils ne maîtriseront pas celle de Mahomet. En d’autres termes, ils s’arabisent et s’assimilent ou ils se désintègrent et disparaissent. » se demander pourquoi peu de berberophones ne sont pas bilingues, je ne pense pas que ce soit par choix nationaliste.

    Le problème c’est surtout que le pays manque d’écoles, et la population rurale est trop occupée à gérer le manque d’eau et la misère pour y envoyer leurs enfants. Sans oublier, (et il ne faut pas le nier), qu’une mentalité archaïque empêche les filles de s’instruire.

    Ce que vous appelez arabisation n’est en fait que l’apprentissage d’une langue qui sera le socle de la cohésion du pays. L’identité berbère n’est aucunement menacée, au contraire. Par exemple dans le souss, les cours de tifinaghe (écriture berbère) ont passé la porte des écoles primaires, alors même que cette langue n’avait auparavant pas d’alphabet. Plus le temps passe et plus les identités sont honorées. Le seul hic vient du manque de moyens pour l’éducation.

    Votre sentiment pourrait etre justifié pour l’exemple algérien qui avait carrément interdit la pratique de l’amazighi sur la place publique, ce qui est tout bonnement scandaleux.

    Ah au fait... De quelle assimilation parlez vous ? Le Maroc est un florilège de cultures... on passe d’un pays a un autre en moins de 100 km... On ne peut pas parler d’intégration ou d’assimilation à une culture commune qui n’existe pas vraiment... vous ne pensez pas ?

    Les berbères du souss (dont je suis originaire) ont a mon sens trouvé un équilibre entre l’attachement à leur identité et l’apprentissage nécessaire de l’arabe.

    Bref voila mon point de vue... un peu brouillon, désolé c’est un commentaire entre un sandwitch et une canette en pleine pause déjeuné smiley.

    Salutations.

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