La banque n’a pas intérêt à dépenser les intérêts. mais à reprêter une partie des intérêts.
Les intérêts sont ainsi réinjectées (en partie) dans le stock de créance afin de le faire croître de manière exponentielle.
Les producteurs sont donc contraints d’emprunter les intérêts, jusqu’à ce que le montant remboursement dépasse celui des revenus.
Votre modèle décrit une économie complètement statique. L’économie réelle est au contraire dynamique, en changement permanent, avec des effets d’accumulation et d’appauvrissement.
@Sam D.
Le fait de payer de payer les intérêts en une ou plusieurs fois ne change rien à l’affaire. Comme dit gidmoz la banque pourrait très bien dépenser la totalité des intérêts avant les remboursements (même si elle n’a pas intérêt). Il faut résonner en stock de créances et en variation nette. A chaque instant des créances arrivent à terme et sont remplacées par des nouvelles (rotation).
Une banque n’est pas une entreprise classique. Le capital financier fonctionne différemment du capital productif.
Vous avez raison sur la thésaurisation. N’importe qui peut thésauriser une partie des ses revenus et empêcher ainsi les remboursements. En fait c’est ce qui se passe avec les comptes épargnes qui sont de véritables “parking monétaires”. Mais il n y a pas d’intérêt à le faire car ce n’est pas rémunéré.
@gidmoz
La valeur de la monnaie n’a rien à avoir avec la quantité émise.
Ce qui confère sa valeur à la monnaie c’est uniquement l’appréciation des produits qui sont valorisés dans cette monnaie.
La banque n’a pas intérêt à dépenser le montant intégral des intérêts dans l’économie. La seule façon de s’enrichir en dépensant c’est d’acheter du capital et le développer ce dont est incapable une banque.
Ce que va faire la banque, c’est s’approprier le bien d’autrui en exploitant l’impossibilité de rembourser les intérêts qu’elle n’aura pas créer afin d’obliger le producteur à lui vendre le bien qu’elle convoite. Pour arriver à ses fins elle accusera le producteur, incapable de trouver quelque chose qui n’existe pas, de mauvaise gestion. Les exemples pullulent dans l’histoire.
Donc, non, la banque n’a pas intérêt à monétiser complètement les intérêts dûs.
Quand on dépense on ne s’enrichit pas sauf si on est un créateur et que l’on achète du capital productif pour le faire fructifier, ce dont est incapable un usurier.
Encore une fois, la monnaie est une promesse de promesse à la production. La banque monétise les créances des producteurs. ou encore la contrepartie de la monnaie est le crédit à la production. Il n y a rien derrière la monnaie que le potentiel de travail et le génie créatif de la classe productive de la société.
Donc la valeur de la monnaie n’est que peu lié à sa quantité (la TQM est fausse). Ce qui confère sa valeur à la monnaie c’est uniquement l’appréciation des produits qui sont valorisés dans cette monnaie.
La valeur d’une promesse de patate (à fortiori d’une promesse de promesse) c’est la valeur de la patate et rien d’autre.
Je comprends votre argumentation. Dans un contexte de free banking et selon la doctrine libérale de l’efficience des marchés, une banque qui fait bien circuler sa monnaie de dépensant tous les intérêts dans l’économie devrait disposer d’un avantage concurrentiel.
Seulement cela ne suffit pas. Dans une économie capitaliste, Une banque, pour survivre, doit aussi grossir, c-a-d accumuler du capital. Le capital d’une banque est constitué essentiellement d’une partie du stock de créances qu’elle possède à son actif (le crédit social qu’elle s’approprie). Ses revenus sont essentiellement constitués par les intérêts qu’elle perçoit sur ce stock.
Rappelons également qu’une banque n’a pas de capital productif (ou très peu) mais du capital financier. Il n’y a donc comme dans le cas d’une entreprise industrielle d’investissement productif qui ont pour effet de remettre en circulation une partie du résultat.
Pour croître la banque doit augmenter ces actifs nets en mettant en réserve une partie de son résultat (constitué d’une partie du montant des intérêts perçus)
Deux stratégies s’offrent à elle :
Premièrement en cas de croissance de l’économie productive, la banque accorde de nouveaux crédits (dont le montant des intérêts) à la production. Les producteur sont donc contraints d’emprunter le montant des intérêts ce qui a pour effet de faire croître exponentiellement la dette.
Enfin en cas de stagnation ou de récession, la banque s’approprie ou met en vente (destruction monétaire) les collatéraux qui garantissent les créances es producteurs qui sont incapables de payer les intérêts manquants.
Dans tous les cas il n y jamais création intégrale du montant des intérêts.
L’argument qui consiste à payer de l’or pour les intérêts est a mon sens irrecevable quand on connaît la vraie nature de la monnaie aujourd’hui.
La monnaie bancaire est une créance de créance sur une production future (une promesse de promesse). La contre partie d’une créance bancaire négociable (monnaie bancaire) est une créance à la production. Ce qui fait la valeur d’une créance à la production (promesse) c’est a valeur du produit promis. Ce qui fait a valeur d’une promesse de patate c’est la valeur de la patate. Par conséquent ce qui fonde la valeur d’une créance de banque (monnaie), c’est la valeur de la créance à la production.
L’or jadis comme la monnaie centrale aujourd’hui ne sont que des collatéraux (réserves, garanties) qui sont exigées par les banques en pus de la contre partie pour annuler le risque inhérent au crédit.
Je crois bien avoir compris la métaphore de la banque sur l’île déserte avec un seul client. Mais je conteste le fait que la banque dépense ou investisse l’intégralité des intérêts.
Que pensez-vous du raisonnement suivant ?
Le but de toute activité capitalistique est l’accumulation : une partie du résultat est donc réinvestit en tant que capital nouveau.
Ce qui se traduit dans le cas d’une banque par prêter à nouveau une partie du montant des intérêts.
Une banque dans le cas général dégage un résultat positif (bénéfice). Ce résultat correspond à une partie des intérêts. Seulement contrairement à une entreprise classique, ce résultat ne correspond pas à des liquidités à l’actif de la banque, puisque les intérêts ne sont pas encaissés mais détruit en débitant le compte (au passif) de l’emprunteur.
Le résultat est donc mis en réserve non pas sous forme de trésorerie (pas de liquidités), ni investit dans un quelconque actif productif (une banque n’a pas de capital productif) mais en s’appropriant une partie des collatéraux (hypothèques) qui garantissent le stock des créances que la banque possède à l’actif. Il n’y a donc jamais création du montant des intérêts.
Comment croyez-vous que le crédit agricole a bâtit son immense fortune ? Et bien comme le faisait déjà les usuriers au moyen âge en expropriant de leur terre les paysans qui ne pouvaient payer les intérêts et pour cause : ils n’existent tout simplement as comme nous venons de le voir.
Cet article pose la bonne question… Mais selon moi les intérêts sont bel et bien manquants ! Voici ma tentative d’explication :
@gidmoz, @Sam D.
Les intérêts perçus sont purement et simplement démonétisés dans leur grande majorité.
Une banque n’investit pas (ou peu) dans du capital technique car elle n’en a pas besoin. Son capital c’est le crédit social (les créances à la production) qu’elle s’est appropriée.
Une partie des intérêts est effectivement dépensé en charges (salaires, dividendes, amortissements, etc..). Comme toutes les entreprises, elle doit dégager un résultat positif (bénéfice).Ce résultat elle ne l’investit pas en achetant des actifs réels, mais elle augmente ses fonds propres en s’appropriant une partie des créances qu’elle possède a l’actif et ce sans jamais créer de monnaie. C’est donc de la prédation pure et simple car de toute façon l’économie réelle est incapable, sur le long terme, de produire la valeur correspondant aux intérêts.
Le principe fondamental du capitalisme c’est l’accumulation. Accumulation veut dire qu’une partie du résultat (bénéfice) est réinvestie en tant que capital nouveau, ce qui donne une croissance exponentielle du capital.
Dans la sphère réelle, une croissance exponentielle du capital productif est impossible par construction( les arbres ne grimpent pas au ciel) Les périodes de récession succèdent aux périodes de croissance et aux longues périodes de stagnation, ce qui nous donne au mieux une croissance logarithmique sur le long terme.
Le crédit social est un actif immatériel qui ne peut être approprié par des intérêts privés. De par sa nature immatériel il échappe totalement a la logique de l’accumulation capitalistique propre au capital matériel (métaphore de l’oeuf et de l’idée). Le crédit social doit donc être contrôlé par l’état et distribué sous forme de crédit mutuel financé par l’impôt. Le crédit social ne s’accumulant pas, sa gestion ne peut générer de bénéfices.
C’est cette contradiction entre croissance financière exponentielle et croissance réelle logarithmique qui a l’origine des terribles crises qui déchirent l’humanité.
L’avenir de la croissance est dans le capital immatériel (logiciels, arts, connaissance, etc) ou le partage est la règle. Cette contradiction n’a donc pas fini de s’accentuer.