Cet article est corroboré par divers autres parus depuis des mois. J’ai déjà lu que Goldman Sachs faisait circuler les titres de Wall-Street d’une de ses filiales vers une autre pour créer une illusion de marché. Regardez les volumes des transactions sur Wall Street et vous verrez qu’ils ne font que baisser depuis mars alors que les cours montent. Tout cela sent la manipulation à plein nez. Il en est de-même sur les marchés des métaux précieux où ces mêmes banques ont concentré 25% des ventes à termes afin de maintenir les cours bas. Une hausse brutale de l’or aurait un effet catastrophique sur le dollar.
Le spectacle va venir de la Chine. Depuis 6 mois leurs diplomates ont averti les américains qu’ils ne devaient pas jouer avec leur monnaie. Comme les US s’en contre-fichent les chinois viennent d’annoncer officiellement qu’ils pourraient faire défaut sur les produits dérivés sur les matières premières. La riposte est trés bien joué car ce marché ne concerne que les grosses banques de Wall-Street et un défaut chinois leur ferait perdre des sommes colossales. Ceci-dit, ce marché est suffisamment cloisonné pour que la manoeuvre n’ait pas de répercussions sur le reste du système financier. Il en serait autrement si les chinois décidaient de vendre leur bons du trésor.
Les chinois viennent aussi de réclamer leur or à Londres et on verra si effectivement les vendeurs à découvert peuvent livrer ou si cet or a déjà été vendu 3 fois en cachette ce qui causerait une faillite totale du système.
Je lis souvent vos liens vers Nouvelle société que je trouve intéressants. Cependant il manque toujours la date des articles. Je pense que c’est important pour la compréhension. Quant on lit « il y a 6 mois... », ou « .. le G8 a décidé que... » il manque la date pour ce replacer dans le contexte.
Il semble que le transfert technologique ne soit plus un gros problème. Le chiffre d’affaire est devenu l’unique objectif. On perd un Mica de façon rocambolesque mais on peut gagner des S-300 en toute légalité.
Pourquoi EADS ne veut-il pas des russes ? En terme d’avions de transport il me semble qu’ils offrent la meilleure solution mondiale au meilleur prix et en terme de missiles leur réputation n’est plus à faire.
L’article ne parle pas des retombées économiques du contrat brésilien qui risquent d’être insignifiantes pour la France. Même si les sommes en jeu sont importantes, elles seront générées à l’étranger par des sociétés mixtes implantées à l’étranger avec des ouvriers, des cadres et des ingénieurs étrangers. Seul un petit quarteron de spécialistes français seront envoyés au Brésil. Ce marché d’armes devient une misère hyper-concurrentielle. Les russes en sont réduits aux mêmes expédients, ne vendant des Sukhoï aux indiens et aux chinois que s’ils sont fabriqués par le client. Ce ne sont pas de bonne affaires.
A contrario on est incapable d’imposer aux chinois la fabrication en France de slip et de chaussettes avec transfert technologique complet pour accepter de leur acheter. Curieusement pour des produits aussi anodins les vendeurs internationaux sont protégés par l’Union Européenne et les accords de l’OMC. Par contre, pour la haute technologie qui demande 30 ans de RD il n’existe aucune protection. Nos gouvernants ne travaillent plus que dans l’intérêt du tiers-monde et ne défendent pas l’intérêt des français.
J’aime bien cette présentation trés synthétique. Elle laisse cependant dans l’ombre deux facteurs qui ont permis la titrisation.
Le premier sont les agences de notation. Une banque taiwanaise ou un fond de pension n’ira pas acheter des titres qui ne soient pas couverts par une notation AAA tout simplement parceque c’est écrit dans leur mode de fonctionement, dans la fiche produit qu’ils distribuent aux épargants. Il y a donc à la base une arnaque montée avec la complicité des agences de notation qui ont surqualifié les produits titrisés.
Le second est la dérégulation votée par les politiques et qui permet de ratisser de plus en plus large sans aucune précaution. Les prêts sans garantie à des gens insolvables étaient interdits jusqu’à ce que Clinton et les suivants retirent les garde-fous l’un aprés l’autre.
Les produits dérivés que vous citez sont quand-même basés sur des valeurs réelles mais on est maintenant passé à l’échelle supérieure avec les trackers. Que penser d’un tracker sur indice (Cac40 par exemple) qui offre un effet de levier ? Là on est en plein monde virtuel. C’est comme cela que l’on draine des milliards sur le marché des matières premières avec des trackers revolving qui font que l’investisseur a la sécurité de ne jamais recevoir un coup de fil lui demandant à quelle adresse doivent êtres livrés les 40.000 barils de pétrole dont il est propriétaire.