Les agences ont toujours constitué l’accès principal à l’info brute, les journaux se servant des dépêches comme matières premières dont ils faisaient le tri pour les pomper, les commenter, les complèter de temps en temps par un supplément d’enquête.
La presse papier souffre de multiples handicaps : elle arrive en retard (temps de fabrication et de mise en kyosque) par rapport à l’info dispensé par la télé. Il faut l’acheter, elle n’est pas gratuite. Il faut de surcroît se déplacer pour l’acheter. Les recherches sont difficiles et payantes. Il manque enfin la valeur supplémentaire de l’info que constituent les réactions et commentaires des lecteurs, article par article.
Quant aux journaux par internet, je n’y crois pas trop, sauf pour quelques titres qui sortiront du lot. Tout simplement parce que des habitudes de consommation "gratuites" se sont créées. Caricaturalement le seul choix stratégique possible c’est ou bien tout payé par la pub ou bien rien du tout.
Je ne suis pas du tout qualifié en exégèse de la bible et des évangiles. Ce qui me "gêne" le plus dans votre article est que la lecture de textes sacrés a essentiellement, pour moi, une portée individuelle... et très exceptionnellement collective. Elle peut dévoiler un sens pour soi dans un cheminement personnel. Et un sens parmi bien d’autres.
Les miracles relatés dans les évangiles, pour moi du moins, ont été rajoutés par les rédacteurs pour les besoin de leur cause. Ils ont eu recours au merveilleux comme dans les contes pour enfants. Pour autant, ces récits de miracle ont peut-être une signification. La "résurrection" de Lazare, impossible physiquement, signifie sans doute qu’un individu peut être ouvert, re- suscité, sorti de son ego, au seul contact d’un "maître", d’un être régénéré. C’est ce qui est censé se produire dans certains courants initiatiques ou d’enseignement, et cela se produit parfois aussi dans la vie de tous les jours quand la rencontre avec un être change le cours de notre vie, nous fait sortir d’une phase d’arrêt et de macération ou de pourrissement.
De manière générale, je m’en tiens le plus souvent dans l’approche de ce que je ne comprends pas à cette recommandation que font les soufis : "Ne crois jamais rien qui soit contraire au bon sens".
Je ne peux pas m’empêcher de trouver cette lecture de la résurrection de Lazare très alambiquée, très tirée par les cheveux. Chacun naturellement peut interprêter les textes de la manière qu’il veut ou qu’il peut, littérale ou symbolique, et leur donner le sens qui lui convient le mieux... jusqu’à délirer.
Autant je suis d’accord sur le commentaire, autant le mot "subtil" ne me paraît pas cadrer avec Redeker dont les raisonnements sont toujours à l’emporte-pièce. Je suis allé voir son papier. Que cet auteur le veuille ou pas, les faits sont archi-têtus, et seuls les faits comptent : depuis de très nombreuses années les vérités "officielles", à commencer par les vérités américaines, sont suspectes et doivent donc être approchées sous réserve d’inventaire. Il n’y a pas comme l’écrit Redecker "usage dément du principe du doute". Le doute est la seule réponse possible face à des politiques dont il est évident qu’ils sont les rois de la manipulation.