Hallucinant que le CDL ait laissé passer un truc aussi faible. On n’y sent qu’une aigreur dégoulinante, des tentatives d’humour qui pour se vouloir assassines n’en sont que lourdes, et plus au degré du quintal que du kilo, le tout doublé après coup de la victimisation de l’humaniste incompris.
Bah après tout, si ça vous sied tant que ça de vous complaire dans vos clichés, libre à vous...
Faudrait quand même voir à pas avancer n’importe quoi parce que le sujet effleure la corde sensible. D’où tenez-vous ce chiffre de 30% d’immigrés illégaux censés venir exclusivement de Roumanie et de Bulgarie ?
D’autre part cet emploi du mot rafle à toutes les sauces commence à me sortir par les yeux, symptômatique qu’il est de la perversion intellectuelle de certains qui voudraient assimiler les expulsions au nazisme. Très à la mode ça, ce recours facile au nazisme dès que quelque chose est perçu comme de l’atteinte aux libertés. Y en a qui ont la mémoire courte.
Comme cet enfant ukrainien tombé, je trouve ça aussi triste que vous, mais c’est pas les forces de l’ordre qui l’ont poussé de là-haut. C’est un peu comme ces cas d’immigrés clandestins qui mutilaient femme et enfant afin d’apitoyer les gens...
La politique migratoire est un sujet très sensible, dont l’application dérange beaucoup d’entre nous certes, mais qui nécessite aussi de ne pas sombrer dans une exagération exaltée pour être appréhendé avec justesse.
Il est en train d’arriver au rugby ce qui est arrivé au football, et c’est bien triste. Le problème c’est qu’il est tout simplement impossible de l’empêcher : le rugby suscite de l’engouement, de plus en plus de gens s’y intéressent, donc de plus en plus d’argent y circule, est généré, et la spirale inarrêtable est lancée.
Comme les autres grosses marques Nike communique alors sur ce qui fait sa force. Et ça marche, les gens achètent. Comment le leur reprocher ?... Les valeurs d’esprit d’engagement et de compétition font partie de celles qui suscite l’engouement pour le sport. En bon communicant, le publicitaire ne fait que jouer dessus.
Débat épineux qui touche au cœur même de l’éthique. Bon article, Sylvain.
Je suis moi aussi assez scandalisé de voir que les expulsions doivent répondre à une logique d’objectifs chiffrés, de remontrance des mauvais élèves et surtout de rapports bureaucratiques énonçant fièrement le pourcentage de réussite. Parce qu’il s’agit d’humain, et que nul ne peut être inconscient de l’arbitraire de ces procédures qui reconduiront à la frontière des hommes et des femmes loyaux et seulement désireux d’intégration pendant que d’autres continuent à profiter du système de l’intérieur en toute impunité.
Et pourtant, il est impossible de rester les bras croisés. De ne pas renvoyer une image ferme du pays vis-à-vis de l’immigration clandestine. Tout comme il a été maintes fois prouvé que des régularisations massives et arbitraires auraient des conséquences désastreuses dont le prix ne vaut pas la satisfaction de certaines bonnes consciences.
Alors, où se situe le juste milieu ? Probablement dans un cas par cas réalisé le plus humainement possible. Les législations sont des textes d’organisation globale, la réalité humaine est souvent toute autre. Mais, si on fait du cas par cas, qui est réellement capable de définir avec objectivité et en connaissance du contexte, qui mérite de rester et qui ne le mérite pas ? Quelle proportion des expulsions peut se faire sans créer un sentiment d’injustice quelque part ? Et surtout, comment arriver à traiter en profondeur et avec une réelle considération, deux cents à quatre cents mille dossiers individuels ?
A mon sens c’est une question qui ne peut être entièrement résolue. On peut limiter la casse, pas l’empêcher. Il y aura toujours des idéalistes bien-pensants pour pointer du fascisme dans le refus d’accueillir tout le monde. Il y aura toujours, aussi, des nationalistes durs qui considéreront que tout clandestin doit être reconduit à la frontière quelles que soient les conditions.
Mais le gouvernement fait lui-même aveu d’impuissance en la matière. Si l’objectif affiché est de 25 000 avec le système actuel qui traite en gros, c’est qu’il n’a probablement pas les moyens de faire plus. Alors, comment résoudre au cas par cas, en conciliant l’humanité nécessaire mais aussi l’efficacité que sont censées justifier ces expulsions, un nombre de cas probablement plus proche de la tranche haute que de la tranche basse ? En décuplant le budget du ministre Hortefeux ?
Si quelqu’un a une réponse viable à cette problématique, j’ai hâte de le rencontrer.
Un gros boulot qu’on ne peut que saluer. Bel article informatif qui réussit en plus à éviter le piège du partisanisme, et salué comme il se doit par ceux qui ont compris que la vérité se situait dans les zones grises entre version officielle et théorie du complot mondial.
Outre les intérêts stratégiques et financiers on peut voir dans la discrétion occidentale sur le sujet une volonté, probablement inadaptée à la situation, de limiter l’anxiété populaire concernant ce grand pays d’Asie centrale qu’on nous présente surtout comme un allié loyal pour mieux masquer la poudrière qu’il est réellement. John Doe n’a pas envie d’entendre que le Pakistan, allié de circonstance peu sûr à la situation politique hautement instable, peut tomber à tout moment entre les mains de fondamentalistes hostiles avec sa cargaison de têtes nucléaires. Il en a déjà assez John, entre son cousin décédé en Irak et cet iranien barbu qu’on voit régulièrement sur Fox News et qui prépare de quoi faire sauter Israël. Faudrait pas qu’il panique et se mette à voter démocrate. Non, le Moyen-Orient est en voie de stabilisation et on y dispose d’appuis solides ; ça, c’est dit.
En maintenant dans une certaine ombre le véritable centre névralgique de la problématique islamiste, pendant que les projecteurs sont braqués sur ses voisins, les administrations occidentales prennent un risque. Qui sait comment la situation peut évoluer si la probable future administration démocrate US n’est pas aussi peu regardante avec Islamabad que l’équipe Bush ? Si le fragile fil qui tient encore Musharraf au pouvoir lâche ? Et comment ne pas envisager davantage, à la lumière des faits présentés ici, l’hypothèse d’un nouvel événement majeur déterminant pour le contexte géopolitique d’ici aux prochaines élections américaines, ainsi que l’ont prédit certains ?
En tout cas, bravo à l’auteur qui symbolise bien ici la conception que beaucoup se font du journalisme citoyen.