et d’ici là, quand on abordera les programmes, on verra ce qu’elle vaut sainte marine-jeanne d’arc !
La tradition consiste à répéter inlassablement à qui veut l’entendre que le FN n’a pas de programme, ce qui bien évidemment faux.
D’autre part ce type de sondage morcelé ne veut absolument pas dire que l’ensemble des 86% qui restent rejettent unilatéralement le FN de Marine Le Pen.
A ce stade là les estimations de 14% peuvent raisonnablement se traduire en 20% potentiel au niveau d’un premier tour au présidentielle.
En 2002 l’estimation de Jean Marie Le Pen était au tour des 8%, et concrètement cela s’est traduit au deuxième tour en 18%.
Donc, le FN sur un deuxième tour de présidentielle dans l’état actuel peut raisonnablement viser les 30%.
D’ici la présidentielle en estimations de vote Marine Le Pen peut également espérer approcher les 20%.
En cas de deuxième tour face à un candidat de gauche ce ne sera pas adéquation que lors du face à face avec Chirac, ainsi le FN peut espérer un report conséquent de l’électorat de droite ce qui l’approcherait très fortement des 50%.
Il faut bien comprendre ceci, c’est que la majorité des français quand bien même dubitatifs vis à vis de Sarkozy et de plus généralement de l’UMP, l’écrasante majorité des français ne veulent absolument pas d’un retour de la gauche.
Sarkozy avait très bien compris cela en prenant le risque de faire une campagne très à droite et qui s’est avérée payante.
Il faut bien voir une chose, c’est que si Sarkozy avait tenu une posture plus centriste il n’aurait peut-être pas été élu.
C’est très important d’estimer tous ce point afin d’avoir une vision claire ce que peut représenter le poids du FN si d’aventure il se retrouvait dans un deuxième tour.
Je sais bien que les électeurs de gauche peuvent avoir l’impression ou espérer que l’opinion publique fasse un virage à gauche dans la mesure où les français en aurait marre de la droite , mais ce postula ne s’avère pas forcément exact en terme de balance de contre pouvoir.
La raison en est que la majorité de l’électorat sarkosyste qui en sont revenu, lui reprochent bien au contraire de ne pas avoir été assez à droite comme ils l’espéraient.
Nous sommes donc assez éloignés d’un basculement à gauche.
La gauche à force de protéger son fond de commerce, et à force de clientélisme est définitivement tombée dans une impasse, dont elle peut difficilement sortir sans se renier, et renier son discours désormais éculé depuis 20 ans. C’est à dire une incapacité chronique à s’adapter à force de stratégie électoralistes.
Le mieux que la gauche peut espérer c’est l’élection d’un DSK ce qui ne changera pas grand chose sur le plan du sarkozysme, et qui ira dans le sens du mondialisme à marche forcée sous la baguette de l’ultra-libéralisme, des pouvoirs des lobbys de la haute finance.
Il y a aujourd’hui des mesures qui a terme sont absolument inévitables, mais qui seraient catastrophiques en terme de stratégie électoraliste, mais qui deviendront effectives juste après les présidentielles, que le pouvoir soit UMP ou PS, c’est à dire quelque soit le pouvoir en place ils vont porter la TVA entre 21 ou 22 %. Ainsi petit à petit toute l’Europe sera aligner sur ce barème, ce qui d’une manière ou d’une autre sera justifier sous le prétexte d’une TVA européenne, prétexte qui est dors et déjà débattu.
Il y a l’électorat traditionnel du FN dont une grande parti s’est fait enfumer par Sarkozy, mais il y a également depuis peu une tendance au rajeunissement de l’électorat FN.
J’avais eu vent il y a quelques temps que le FN devenait peu à peu à la mode chez les jeunes, ainsi j’ai fait au tour de moi ma petite enquête et il apparait effectivement qu’il y a une radicalisation chez de nombreux jeunes.
Cette tendance est assez marquée dans la mesure où beaucoup de ces jeunes sont issus de famille à tendance socialiste ou carrément socialistes, et d’autre part ils auraient plutôt le profil naturel de gauchistes, mais pour différentes raisons ils penchent du côté FN.
A mon avis vous connaissez la façon dont les journalistes travaillent.
Les journalistes lorsqu’il interviewent une personne se placent tous généralement sur le plan de la provocation, et prennent systématiquement le contre pied de leur invité.
Par exemple s’ils invitent un homme politique de gauche, le journaliste se met dans la peau de quelqu’un de droit et pose les questions en fonction, et s’ils invitent quelqu’un de droite font la même chose à l’envers.
Ce sont des techniques de communication qui permettent aux invités de sortir le meilleur d’eux-même.
Vous avez cet exemple sur i-télé avec Robert Menard qui fait très bien.
Il y a peu de temps sur Oui FM, ils avaient invité Francis Lalanne, le journaliste avait utilisé le même procédé et Lalanne a pété les plomb et s’est barré, totalement ridicule.
Mélenchon c’est exactement pareil lorsqu’il a insulté un jeune journaliste, sauf qu’il n’a pas remarqué que ce jeune journaliste à fait très bien son travail, c’est à dire qu’à mesure que Mélenchon l’insultait le journaliste le laissait s’exprimer, ce qui est le but dans une interview.
Vous avez parlé de « interrogatoire », en effet c’est exactement ça un interrogatoire très proche des méthodes policières sauf que là on ne traite pas forcément d’enquêtes criminelles.
Je peux comprendre que cela vous choque en ce qui concerne Xavier Mathieu, mais là aussi le but est que l’invité s’exprime, et la rudesse des questions va dans ce sens.
Il n’y rien de choquant là dedans.
Il existe des méthodes autrement plus choquantes, qu’il est nécessaire d’identifier pour comprendre ce qu’il se passe, où là on peut constater que le journaliste est idéologiquement impliqué en débordant largement de son métier en se plaçant comme juge et parti, je m’explique :
Vous avez certains journalistes qui posent quatre questions de suite, dont il font les réponses à la suite les unes des autres, afin de poser ensuite la cinquième question définitive.
Ça c’est une méthode fortement déstabilisante et agressive pour l’invité, dans la mesure où il doit revenir sur les quatre premières questions car le journaliste lui a fait dire ce qu’il n’a pas dit tout en explorant un domaine très vaste.
Ce type de technique est assez fréquent.
Pour ce qui est du journalisme en général, on peut discuter à plus forte raison du choix des sujets et de la forme avec laquelle on en occulte certains afin de le minimiser, et cela est éminemment politique, et c’est cela qui permet d’étudier les tendances et comment cela est orienté.
Par exemple, c’est très bien de parler des « Continental » et d’en faire une affaire nationale, mais ce que les gens n’arrivent pas à comprendre c’est que l’on isole un sujet en ce concentrant dessus, alors que le problème est bien plus vaste, sauf qu’à travers ça on occulte tout le reste.
En effet, peu de gens savent comment que l’on calcule le chômage dans ce pays, et c’est surtout pas les journalistes qui vont vous l’apprendre, et ne comptez pas non plus sur Mélenchon pour vous faire de la pédagogie là dessus.
Tout les mois ce sont 300 000 mille personnes qui perdent leur emploi, c’est à dire que nous sommes largement à plus de 3 millions de licenciement par an, autant de gens dont les syndicats et les partis de gauche se foutent totalement.
Ne comptez pas sur des gens comme Mélenchon pour venir pousser la larmichette sur ce type de phénomène, car ça c’est le système, et s’attaquer au problème en le prenant à la mesure de ce qu’il est, c’est s’attaquer au système, et ça personne ne veut le faire et très certainement pas Mélenchon car il en vie de ce système car c’est son fond de commerce.
A partir de là on voir comment le problème des « Conti » est instrumentalisé à des fins politiques et comment des gens comme Mélenchon se servent de cette affaire en attaquant fallacieusement les journalistes.
Voilà comment nous sommes en face d’une vaste hypocrisie de la part des uns ou des autres.
Le gros problème en France c’est l’emploi, et personne ne veut résoudre ce problème, les « Contis » servent juste à des gens comme Mélenchon à faire semblant en instrumentalisant un cas spectaculaire dont ils en ont rien à foutre.
Mélenchon fait peur à tes amis du FHaine, pluto Popu....
On n’a jamais vu un clown faire peur à qui que ce soit, et Mélenchon ne fait absolument peur à personne, il fait seulement rire.
Il y a très peu de temps on lui a même appris l’existence du diner du « Siècle » qu’il semblait totalement ignorer, ou même ce qui est le plus probable, faisait semblant d’ignorer.
Quand il aura fini d’aboyer il rentrera bien gentiment à la niche.