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Aujourd'hui retraité je suis un ancien syndicaliste (qui a été délégué du personnel) et qui est militant du NPA. Mon parcours militant est jalonné de combats qui m'ont marqué.... Mai 68, qui correspond à l'époque où j'étais un tout jeune travailleur de 19 ans, la mort de Pierrot Overney assassiné devant les grilles de chez Renault, la lutte des Sonacotra, l'assassinat de Mahmoud hamchari, d'Ezzeddine Kalak et d'autres militants Palestiniens, le conflit Talbot contre le syndicat fasciste CFT-CSL pour parvenir au CPE puis aux grèves contre la "Réforme" des retraites....
 

Tableau de bord

  • Premier article le 05/02/2013
  • Modérateur depuis le 21/08/2015
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Derniers commentaires



  • jaja jaja 16 mai 2008 21:03

    A supposer que le droit de grève soit légalement limité (et il faut se battre pour qu’il ne le soit pas) lorsque les travailleurs en auront suffisamment ras-le-bol ils se mettront en grève en se foutant éperdument des lois votées par les privilégiés au pouvoir, inspirés par leurs maîtres du CAC 40.

    Il y aura moins de grèves mais elles seront plus dures et plus violentes... Et auront de fortes chances de s’étendre comme une traînée de poudre.

    "Notre" démocratie représentative, si chère à F. Lyon, n’est que foutaise et manipulations où comme le disait je ne sais plus qui "Riches comme pauvres ont un droit égal à coucher dehors".. Par contre pour se nourrir correctement, se loger, se vêtir, se soigner et avoir une vie sociale harmonieuse c’est une autre affaire...

    Eh oui ! s’il n’y avait que des crétins comme F Lyon en face de nous, la Révolution se ferait dès demain ! Je rappelle par ailleurs à ce Monsieur, qui nous appelle sans cesse au respect des lois et qui défend mordicus la légitimité "nos" soi-disant représentants politiques, qu’en France le racisme n’est pas une opinion mais un délit !



  • jaja jaja 16 mai 2008 20:59

    A supposer que le droit de grève soit légalement limité (et il faut se battre pour qu’il ne le soit pas) lorsque les travailleurs en auront suffisamment ras-le-bol ils se mettront en grève en se foutant éperdument des lois votées par les privilégiés au pouvoir, inspirés par leurs maîtres du CAC 40.

    Il y aura moins de grèves mais elles seront plus dures et plus violentes... Et auront de fortes chances de s’étendre comme une traînée de poudre.

    "Notre" démocratie représentative, si chère à F. Lyon, n’est que foutaise et manipulations où comme le disait je ne sais plus qui "Riches comme pauvres ont un droit égal à coucher dehors".. Par contre pour se nourrir correctement, se loger, se vêtir, se soigner et avoir une vie sociale harmonieuse c’est une autre affaire...

    Eh oui ! s’il n’y avait que des crétins comme F Lyon en face de nous, la Révolution se ferait dès demain ! Je rappelle par ailleurs à ce Monsieur, qui nous appelle sans cesse au respect des lois et qui défend mordicus la légitimité "nos" soi-disant représentants politiques, qu’en France le racisme n’est pas une opinion mais un délit !

     



  • jaja jaja 16 mai 2008 20:14

    Les salariés du privé sont davantage sous le joug que les fonctionnaires. Débrayer n’est jamais facile dans "l’entreprise libérale" où la démocratie est toujours absente et la menace de licenciement omniprésente.

    C’est de la part des dirigeants la gouvernance par la peur...



  • jaja jaja 15 mai 2008 21:30

    "Analyse très pertinente, d’autant que Besançenot, a quand même par un certain coté la sympathie de Sarkoléon."

    Alors que la gauche et la droite couchent ensemble et se vautrent dans les délices du "libéralisme", qu’il soit social ou non (lire toujours et encore le vieux capitalisme) la "sympathie (supposée) de "Sarkoléon" pour Besancenot, mériterait d’être davantage explicitée par l’auteur de ce post...

    Que la droite se serve de Besancenot pour ses petits calculs politiciens, peut-être et alors deux hypothèses sont valides :

    1) Besancenot est dans le coup et n’est qu’un traître aux idées qu’il défend publiquement et à ceux qui le suivent.

    2) Il profite avec raison des contradictions opposant deux fractions plus ou moins rivales de la classe politique pour mener à bien son projet révolutionnaire et entraîner dans les luttes le plus de gens possibles.

    A chacun son choix. L’avenir tranchera...

    Certains qui ont favorisé tel ou tel à un moment donné s’en sont terriblement mordus les doigts bien plus tard... Les exemples sont nombreux..... Regardez en Orient par exemple...



  • jaja jaja 14 mai 2008 18:55

    Inventer le socialisme du XXI ème siècle est donc bien la tâche de l’heure. S’il n’est pas basé sur l’égalité sociale et économique entre toutes et tous, lui aussi ne sera qu’illusions et se trouvera tôt ou tard aux mains d’une nouvelle classe dirigeante et exploiteuse.

    Les critiques du marxisme ne sont pas nouvelles. Certains avaient prévu l’avènement du capitalisme d’État en URSS (Anton Ciliga, pour donner un exemple)

    La critique la plus intéressante du marxisme et des diverses formes de socialisme, dont l’anarchisme, que j’ai pu lire est sans nul doute celle de Jan Waclav Makhaïski, Polonais de naissance, dont les écrits ne se rapportent qu’à la Russie et à ses révolutions.

    Nous ne disposons que d’une petite partie de ses textes car Makhaïski n’a publié qu’en Russe et la seule traduction existante est celle d’Alexandre Skirda : « Le socialisme des intellectuels ».
    Né en 1866 et plusieurs fois emprisonné sous le tsarisme la santé de Makhaïski s’en trouve gravement altérée et il meurt en URSS en 1926.

    En 1899, il s’en prend au marxisme et au socialisme sous toutes leurs formes. Il utilise alors comme référence historique les journées de juin 1848, lorsque la République démocratique fit mitrailler la fine fleur du prolétariat parisien, pour démontrer que les prolétaires avaient bien plus d’ennemis que le Manifeste communiste de Karl Marx ne voulait bien en compter.
    Ces ennemis ce ne sont pas seulement les capitalistes, propriétaires des moyens de production, mais aussi toute une fraction de la bourgeoisie, soi-disant démocratique, acquise en apparence à la cause ouvrière, mais qui défend en réalité des intérêts économiques et historiques bien distincts de ceux des ouvriers.

    Cette composante « démocratique » de la bourgeoisie correspond pour Makhaïski à un phénomène socio-économique lié à l’évolution industrielle de la société. L’essor formidable du machinisme provoque la naissance puis le développement d’une nouvelle couche de travailleurs qualifiés et compétents : techniciens, ingénieurs, scientifiques, gestionnaires et administrateurs, lesquels, en se joignant aux notables déjà en place, avocats, journalistes, professeurs et autres gens de plume, contrôlent et gèrent toujours davantage la vie sociale et économique, sans pour cela disposer des leviers de commande détenus par l’oligarchie industrielle et financière.

    La position de cette nouvelle classe est vulnérable. Bien qu’elle participe et profite de l’exploitation capitaliste elle reste à la merci de l’arbitraire des « ploutocrates » ; aussi a-t-elle tendance à se rapprocher des prolétaires et, même, en apparence, à défendre leur cause.
    Cela lui permet d’une part de se dédouanner du rôle qu’elle joue dans leur exploitation et d’autre part de mieux monnayer ses services auprès de ses employeurs, tout en gardant en tête le projet de s’y substituer.

    L’expression politique de cette classe est, selon Makhaïski, le socialisme qui : « dans ses attaques contre l’industriel ne touche en rien aux honoraires du directeur et de l’ingénieur » et «  laisse inviolable tous les revenus des mains blanches en tant que salaires des travailleurs intellectuels » Makhaïski en déduit : « Le socialisme du XIXèmè siècle n’est pas, comme l’affirment ses croyants, une attaque contre les fondements du régime despotique qui existe depuis des siècles sous l’aspect de toute société civilisée, de l’État. Ce n’est que l’attaque d’une seule forme de ce régime : la domination des capitalistes. Même en cas de victoire, ce socialisme ne supprimerait pas le pillage séculaire, il ne supprimerait que la propriété privée des moyens matériels de production, de la terre et des fabriques... »

    Il poursuit ensuite : « L’expropriation de la classe des capitalistes ne signifie nullement encore l’expropriation de toute la société bourgeoise. Par la suppression des capitalistes privés, la classe ouvrière moderne, les esclaves contemporains, ne cessent pas d’être condamnés à un travail manuel durant toute leur vie ; par conséquent, la plus-value nationale créée par eux ne disparaît pas, mais passe dans les mains de l’État démocratique, en tant que fonds d’entretien de l’existence parasitaire de tous les pillards, de toute la société bourgeoise. Cette dernière, après la suppression des capitalistes, continue à être une société dominante tout comme auparavant, celle des dirigeants et gouvernants cultivés, du monde des mains blanches ; elle reste le possesseur du profit national qui se répartit sous la même forme que maintenant : honoraires des travailleurs intellectuels ; puis grâce à la propriété familiale et à son mode de vie, ce système se conserve et se reproduit de génération en génération »

    Pour Makhaïski, la théorie marxiste ne peut donc mener qu’au « Socialisme d’État », basé sur la propriété collective des moyens de production, mais pas des produits qui, eux, sont toujours répartis, selon Marx et Lénine eux-mêmes « selon le travail » ! C’est-à-dire que les critères de classes déterminent toujours, sous le socialisme, la répartition des richesses produites par la société.

    Le marxisme éblouit d’autant plus la « société cultivée » qu’au XIXème siècle, lorsqu’il apparaît, les prévisions apocalyptiques de Marx sur la paupérisation absolue de la société capitaliste, supposée amener, à terme, la majeure partie de la population à se transformer en manoeuvres miséreux au service des industriels, n’ont pas encore étées démenties par l’histoire.


    Inquiète comme elle pouvait l’être à cette époque, l’intelligentsia était toute disposée à suivre l’enseignement marxiste. Les choses ont bient changé depuis qu’elle a pu constater que le capitalisme possédait suffisamment de ressources et de capacité à se regénérer pour lui apporter la prospérité et le rang qu’elle entend tenir dans la société. Ne me contrediront pas sur ce point beaucoup de nos ex-chefs soixante-huitards reconvertis en chantres du capitalisme et de l’impérialisme américain...

    Bien sûr, pour berner les masses, on promettra la venue, certes lointaine, du communisme où tous jouiront également des produits de la société. En attendant, la première étape, fortement inégalitaire, serait, paraît-il, inévitable et c’est évidemment elle que tous les régimes marxistes mettront en pratique.
    La plus-value tirée du travail ne se trompera pas de poches et tendra à satisfaire les désirs et besoins de la vraie nouvelle classe dirigeante.

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