L’État humilié dans ses mairies, ses préfectures, ses commissariats. Les Français effrayés et exaspérés par cette rage qui défigure leur pays de sa violence hideuse. Les policiers à bout, valeureux mais débordés. Les commerçants désespérés après les pillages. Les journalistes menacés et agressés. L’immeuble d’Europe 1, CNews et le JDD directement attaqué…
Dans les flammes de cette journée noire, c’est tout un système de valeurs qui est parti en fumée. Sous les cendres : des décennies de lâcheté, de conformisme, d’aveuglement. Le mépris de toute autorité qui donne à l’individu son sentiment de toute-puissance. Le ressentiment historique, social, culturel qui alimente les pulsions révolutionnaires. Une justice indulgente avec le délinquant, intraitable avec les braves gens. Le privilège incompréhensible de ces milices d’extrême gauche qui cassent, brûlent et tuent impunément. Une immigration incontrôlée dont une partie se dresse contre le pays qui l’accueille. Une école décervelée. Un mouvement politique qui, de Mélenchon en Bagayoko, fait volontairement monter la fièvre Robespierriste. Un personnel politique - les nuances de socialisme qui nous gouvernent depuis quinze ans -, coupable de légèreté, de cécité quand ce n’est pas de complaisance. Les remontrances d’Emmanuel Macron à une police jugée pas assez « empathique » avec ceux qui l’attaquent aux boulons, pavés ou mortiers d’artifice resteront comme une tache indélébile. Celle d’un pouvoir qui assure combattre les folies de La France insoumise tout en cédant à la première difficulté à ses intimidations idéologiques, quand ce n’est pas, comme ce fut le cas, en 2024, en faisant élire ses candidats à l’Assemblée nationale.
Si l’ultragauche, les délinquants, les pilleurs peuvent en quelques heures mettre la France sens dessus dessous, c’est d’abord parce qu’une monarchie technocratique enivrée d’elle-même a méthodiquement arasé toutes les protections morales, sécuritaires, culturelles, économiques qui permettent à une société de tenir debout. Les idiots utiles de Jean-Luc Mélenchon portent le keffieh mais aussi la cravate.
L’ancien président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré s’est montré critique envers la volonté d’Emmanuel Macron de pouvoir répondre au Congrès, avertissant qu’on « ne joue pas avec la Constitution ».
« Les Insoumis ne viennent pas, disent +il ne répond pas à notre discours du coup on ne vient pas+ eh bien hop, on réforme la Constitution et je vais venir vous répondre », a déclaré M. Debré sur franceinfo. « Ce sont des coups, des coups politiques. On ne joue pas avec la Constitution », a-t-il ajouté. ......... >>