Éditorial de V. Trémolet de Villers : « Face au RN, la procession de la G. la plus bête du monde »
Selon Camus, on reconnaît la bêtise au fait qu’elle « insiste ». Voilà des décennies que la gauche française a tout abandonné - l’école, la laïcité, la frontière, le travail - pour se consacrer à une unique cause : la lutte contre le RN. Elle pétitionne, vitupère, menace, manifeste sans jamais rien proposer d’autre qu’une vacuité navrante déguisée en antifascisme. À l’heure du bilan, c’est un triomphe : dans l’opinion, la gauche n’a jamais été aussi faible et le Rassemblement national, attractif. À croire que les « mutins de Panurge » chers à Philippe Muray sont devenus les meilleurs agents électoraux de Marine Le Pen.
Et pourtant, la gauche française insiste. Nous retrouverons donc, samedi, à Orléans, le cortège des militants socialistes, écologistes, Insoumis, communistes. Toute la gauche agglomérée à LFI avec Raphaël Glucksmann en spectateur comme au bon vieux temps du Nouveau Front populaire.
L’objet de cette mobilisation ? Le congrès du RN, qui se tient ce week-end. Faut-il comprendre que ce parti n’a pas le droit de se réunir en congrès ? Ou, pire encore, que sa seule existence mérite que l’on déplace 30.000 personnes ? Si l’on veut éviter la victoire de Marine Le Pen, le chemin le plus sûr, c’est de voter dans une urne, pas de marcher dans la rue. Principe élémentaire que la gauche française n’est plus capable de comprendre. Comment s’en étonner ? Elle a tout retourné : la police menace les délinquants, Israël est nazi, un homme est une femme, les autochtones sont des colons, la France souffre du libéralisme, la culture générale est une domination, le mérite, un privilège, la volonté populaire, une menace, la réalité, une illusion.
On pourrait en rire, si ce fanatisme vertueux ne légitimait pas, au nom de principes supérieurs, la destruction des biens et la violence sur les personnes. Derrière cette manifestation de vitrine, il y a des milliers d’activistes prêts à brûler, à casser, et même, on l’a vu à Lyon en février dernier, à tuer. C’est bien dans cette intimidation, ce harcèlement, cette agressivité des soi-disant « antifas » que la démocratie est directement menacée. Bête et méchant : la gauche processionnaire nous prouve que ce n’est pas incompatible.
Je veux préciser mes propos antérieurs. Je ne ciblais pas , ne critiquais pas les chiens, créatures vivantes dotées de sensibilité pour lesquelles j’ai beaucoup de considération, et qui sont mues par leur instinct, la fidélité à leur maître et la confiance qu’ils lui accordent.
Mon mépris s’adresse aux « prestigieux hûûûmanistes » qui ne régissent pas par instinct mais par leur intelligence supérieure qui est méconnue par ceux qui sont dotés du simple bon sens ; lequel est devenu inaccessible aux premiers.
Ils ont formaté eux-mêmes leur cerveau, ou accepté qu’on le fasse ; pas en échange de nourriture vitale mais par esprit de dhimmitude et de révolte adulescente allant jusqu’à la traitrise caractérisée. Une sorte de « frankensteinisation » cérébrale.
Ils professent une sorte d’idéologie juridictionnelle ( extensible selon les desiderata des Aliens et les tarés qu’ils ont choisi de promouvoir ) dont les articles-versets commencent, mentalement, par sublimation, par « Bismillah le Fureur ».
Rectification nécessaire à mon avis : le foutriquet n’est pas atteint de cécité, qui est une infirmité, mais
— d’aveuglerie ( j’avais cru inventer ce néologisme et l’employer pour désigner une cécité volontaire. Mais j’ai appris que l’ aveuglerie était une ancienne institution hospitalière ou une congrégation du Moyen Âge destinée à accueillir, loger et soigner les personnes aveugles. )