@jakem 2/2 —Pour Jean-Luc Mélenchon, les événements qui se déroulent actuellement en France, devant les lycées, auraient donc « un arrière-goût raciste ». Même dans un mouvement lycéen, il lui faut donc intégrer la notion de race. Voici, pour être complet, son message posté sur X : « Les lycéens en mouvement sont inoffensifs. Le gouvernement Lecornu a ordonné la répression. Cette férocité est irresponsable avec un arrière-goût raciste évident. Pas touche à nos jeunes. Élus et militants insoumis interposez-vous partout où vous le pouvez ».
De quoi parle-t-il, au juste, en évoquant le biais « raciste » de cette « répression » ? Vise-t-il directement la police républicaine qui, pour lever les blocages de lycées et mettre fin aux troubles, a recours à la force ? S’il y a abus de la force, on espère évidemment que les autorités compétentes prendront les mesures qui s’imposent. Mais qui, en dehors de la gauche insoumise, voit dans la police une milice mue par le racisme ?
Qui peut imaginer un instant Sébastien Lecornu ordonner « une répression » avec de telles arrière-pensées ? Quel républicain normal, en outre, voit dans ces lycéens brûleurs de poubelles des « noirs » ou des « Arabes » ? Qui oserait avoir une approche racialisante, sinon Jean-Marie Le Pen en son temps, d’un mouvement lycéen représenté par des jeunes de toutes origines ? Vivons-nous, si l’on se fie aux écrits du leader insoumis, dans un régime raciste ? Que de questions !
Place, donc, à une affirmation : le candidat de La France insoumise cherche à réveiller les instincts ethniques les plus profonds en vue d’une lutte permanente, totale, qui relèverait plus de la revendication identitaire que sociale, du particularisme que de l’universalisme. En somme, la lutte des races plutôt que la lutte des classes. Et, à la fin, Mélenchon en tire un bénéfice électoral…
1/2 -Le Point, article de Saïd Mahrane, le 30 sept. 26 :
En dénonçant un « arrière-goût raciste » dans la réponse policière aux blocages de lycées, le candidat LFI à la présidentielle choisit une nouvelle fois de lire le conflit social à travers le prisme racial.
Pour Jean-Luc Mélenchon, nous sommes à Soweto en juin 1976, lorsque des étudiants noirs ont manifesté contre l’introduction de l’afrikaans comme langue officielle de l’enseignement. La répression fut terrible. Pour disperser la foule, la police a tiré à balles réelles, faisant plusieurs morts. Pour Jean-Luc Mélenchon, nous sommes à Los Angeles en 1992, lorsque des émeutes éclatèrent dans les quartiers noirs de la ville après l’acquittement de quatre policiers, qui avaient passé à tabac un automobiliste. Là aussi, la répression fut féroce.
@jakem 3— Le Méluche a affirmé que « le Hamas est un mouvement de libération nationale ».
4— L’Opinion, le 9 oct. 25 , Gaza : Mélenchon aurait-il la paix honteuse ? Après avoir bâti toute sa stratégie sur la dénonciation d’un « génocide » depuis les européennes de 2024, le leader insoumis peine à saluer une « pax americana » qu’il perçoit comme une mise sous tutelle occidentale des Gazaouis.
5— Le Figaro, 26 juin 26 : Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé possible de questionner le caractère terroriste des massacres du 7-Octobre, lors d’une intervention en soutien au militant d’extrême gauche Anasse Kazib, qui devait être jugé jeudi à Paris pour apologie du terrorisme pour avoir célébré la « résistance palestinienne » le jour de l’attaque sanglante du Hamas en Israël. S’exprimant lors d’un rassemblement de soutien organisé devant le tribunal de Paris, Jean-Luc Mélenchon a fait un long développement pour contester l’inscription dans le droit pénal de la notion « d’apologie du terrorisme » décidée pendant le quinquennat Hollande.
6— Le Monde, 9 oct. 23 : En renvoyant dos à dos le Hamas et le gouvernement israélien, La France insoumise s’aliène ses partenaires. Malgré des appels en ce sens, aucun chef de parti n’assume pour le moment de faire éclater la Nupes sur ce sujet.
C’est une question secondaire au regard du séisme géopolitique que représente l’attaque du Hamas contre Israël, mais la gauche française y a trouvé des raisons de se scinder. La Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) est même passée près de sa fin, dimanche 8 octobre. La violence des images des prises d’otages et des exécutions de civils israéliens par le Hamas auraient pu mettre les gauches d’accord. Le Parti communiste français (PCF), défenseur, au printemps, d’une résolution visant à entériner le terme de « régime d’apartheid » pour Israël, a qualifié samedi, dans un communiqué, ces attaques d’« inacceptables et injustifiables ». Les Verts ont condamné des « actes terroristes », le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a fait savoir sa « condamnation totale de l’attaque lancée ce matin par le Hamas », ajoutant que « le terrorisme n’est pas la justice ».
1—En France, relate ce journaliste suisse, le principal parti de gauche évite de qualifier de “terroristes” les attaques du Hamas contre Israël, suscitant une indignation qui continue d’enfler. L’affaire traduit les graves tensions au sein de la Nupes et, pour l’heure, sert surtout Marine Le Pen.( Courrier international, 12 oct. 23)
Comme le Qatar, la Turquie, l’Algérie, la Tunisie, des parts importantes des populations de Cisjordanie et de Gaza. Ce sont des références solides !
2— TF1+, 12 oct. :Depuis samedi et les premières attaques lourdement meurtrières du Hamas sur le sol israélien, Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise s’illustrent négativement de par leur ambiguïté au sujet de ce drame. Ce mercredi, c’est depuis Bordeaux que la figure majeure du parti d’extrême gauche s’exprimait dans le cadre d’une conférence autour de la sortie de son nouveau livre. L’occasion pour les journalistes de Quotidien de poser certaines questions autour de ce sujet brûlant d’abord aux militants de La France Insoumise, puis à Jean-Luc Mélenchon, qui apparaît une nouvelle fois provocateur. Le Hamas ne semble en tout cas pas être pour lui en une organisation terroriste.