La résolution de Schrödinger pour l’atome d’hydrogène et pour les atomes monoélectroniques fait apparaître 3 paramètres de quantification : n, l et m. L’expérience nous fait en rajouter un quatrième, le spin. Cependant, il est très important de noter que nous ne connaissons finalement rien des atomes polyélectroniques, car l’équation de Schrödinger associée est insoluble. Pourquoi n’y aurait-il pas d’autres quantifications qui nous sont pour le moment inaccessibles. Alors, dès qu’on s’attaque aux molécules, les approximations vont fuser, évidemment.
Il faudrait d’abord savoir ce qu’on nomme « phénomène quantique ». En réalité, tout processus d’absorption et d’émission d’ondes électromagnétiques est par essence « quantique ». C’est d’ailleurs en étudiant le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène que l’on a atteint l’existence de ce phénomène.
La photosynthèse est évidemment liée à l’absorption d’un photon par l’ion Mg2+ complexé par une structure tétrapyrrolique. Le magnésium excité se relaxe avec libération d’énergie chimique sous forme d’ATP.
Plus généralement, dès qu’il y a possibilité pour une structure d’exister sous la forme de plusieurs états quantiques (par exemple splitting dû à l’interaction d’un dipôle magnétique et d’un champ magnétique, dipôle lié au spin nucléaire ou électronique) il y a possibilité d’absorption et d’émission d’une onde électromagnétique, et il y a possibilité d’accord électromagnétique entre deux structures dipolaires.
Pourquoi alors chercher des complications (solitons dont il faudrait donner la définition par exemple), alors que la cellule regorge de composés paramagnétiques donc de dipôles magnétiques. Certains même ont une durée de vie conséquente, par exemple le monoxyde d’azote, dont on vient de montrer, dans les 25 années qui nous précèdent, l’extrême importance biologique.