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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 1er janvier 2008 16:07

    Re-bonjour Fanfan,

    Je me fais du souci. Je viens de m’apercevoir qu’à part mes remarques ironiques et générales, plus haut, sur la santé publique, j’avais oublié les références au tabac dans la littérature et surtout dans le cinéma, et occasionnellement dans les chansons (..du gris que l’on roule entre ses doigts...)

    Dans une ou deux générations tout ce passé n’aura plus de sens. Quel dommage. On ne ne pourra plus s’imaginer sans s’interroger les affreux jojos la clope au bec ourdir leurs terribles méfaits, ni voir John Wayne s’en rouler une sur son cannasson, ou encore rêver à Baudelaire parlant du « réseau mobile et bleu » et son fumeur de pipe. Que signifiera la tirade des nez de Cyrano et son « Lorsque vous pétunez, la vapeur du tabac vous sort-elle du nez sans que votre voisin ne crie au feu de cheminée ? »

    Tout cela paraîtra bien loin puisque ni le goût ni l’odeur, ni la magie du geste, nerveux ou apaisé ne seront plus là. Il ne restera que le chewing-gum ou la sucette, au choix... La fumée est-elle vouée au musée ?

    Alors, de grâce, fumez-en une petite, pour le souvenir.

    Cordialemement



  • Jason Jason 31 décembre 2007 12:07

    Prenons les choses gaiement si j’ose dire, sur le mode aigre-doux. Notre bonne république est soucieuse de notre santé voyons ! D’autant plus que ça finit par coûter cher à la Sécu. Entre les pauvres irradiés de cet hôpital en Lorraine, les amiantés, les pesticidés des antilles, les empoisonnés divers, les transfusés contaminés et tous ceux qui n’en peuvent mais, ça fait beaucoup de malheureux. Alors n’ajoutons pas les enfumés (qq. dizaines de milliers de victimes par an). Il ne restera donc plus que l’enfumage virtuel par nos politiciens... une occupation bien innocente, mais si nécessaire.

    L’état-providence commence à s’entourer de précautions, selon le bon principe énoncé à tout va. Alors la solution, il ne reste plus qu’à priser ou à chiquer. Pensez, la culture française va évoluer, on pourra chanter « j’ai du bon tabac » ou encore dire :« pose ta chique et fais le mort ».



  • Jason Jason 28 décembre 2007 20:41

    Merci, Ceri pour cet article. C’est proprement consternant ? Ou est-ce simplement risible ? Que les entreprises citées redorent leur blason, et ne s’engagent qu’à un minimum non contrôlable me semble clair. D’autant plus que personne ne leur demande un résultat quelconque. Mais, ce n’est pas la première fois que ce genre de pose publique, de mise en scène se produit. Les 100 dernières années ont donné lieu aux déclarations plus tonitruantes les unes que les autres. Et aujourd’hui, en feuilletant la presse internationale on en trouverait plusieurs douzaines par an.

    Non, ici, l’ONU a voulu faire du bruit, comme d’habitude. Pour moi, ces organismes internationaux ne servent qu’à justifier les appointements des fonctionnaires qui y travaillent et à faire croire au bon peuple que l’on s’occupe des problèmes en haut lieu. Il faut bien que l’imposture (comme tout le reste) s’internationalise. Ou se globalise, selon le vocable à la mode.

    Le message sous-jacent, ou métalangage de toute cette mascarade, c’est qu’il y a UN MONDE, et que tout se tient, qu’il existe des organismes mondiaux dialoguant avec les puissances économiques planétaires. Planète dont nous ne sommes que les « chétifs insectes, excréments de la terre »... Nous sommes bercés dans le bonheur par les rumeurs du monde. Merci ONU. Baisons les pieds des multinationales qui, dans leur infinie bonté vont semer sur les cinq continents les plus beaux exemples d’une touchante humanité. Amen.



  • Jason Jason 26 décembre 2007 17:59

    Bonjour, j’adhère en grande partie à vos arguments, ceux surtout de la fin de l’article.

    Au début, vous glissez toutefois vers un fâcheux relativisme moral. « C’est au vu de ses valeurs qu’il faut décider finalement de ce qui pour lui est bien et mal et donc juger de sa conduite. » Là, j’ai du mal à vous suivre. Car il existe des attitudes qui relèvent, disons, de valeurs morales, et qui sont valables en tous lieux et en tous temps. Il est fâcheux de confondre manifestations culturelles, traditions ou rites, et valeurs morales. Pour prendre un cas extrême, l’excision des jeunes femmes, ou leur asservissement sous couvert de traditions, de « cultures » ou de religion, sont unanimement condamnables, en tous lieux et en tous temps. Même si, dans certains pays, ce sont choses courantes. Diderot disait déjà, afin de prendre ses distances envers la société parisienne de son temps : « Moine à Paris, sauvage à Tahiti » (Supplément au voyage de Bougainville). Mais c’est là un cas de relativisme bénin, et dont il faut bien se garder d’abuser.

    En ce qui concerne l’Amérique, qui n’est autre que les Etats-Unis d’Amérique, et non tout un continent, comme me le rappelle souvent un ami mexicain, je n’aurais pas peur de juger les actions de ses hommes politiques et leur opportunisme sordide, selon les critères de ma culture. Le principe de non-contradiction, entre autres, peut servir utilement à démasquer les intérêts bassement matérialistes et l’impérialisme (domination sans partage par force ou par ruse) qui hantent ce pays.

    Vous dites : « On ne doit plus prendre pour acquis, ni surtout projeter l’image, d’une alliance monolithique entre Europe et Amérique ». Mais cela sera très difficile à éviter tant la mainmise des investisseurs sur l’économie des deux continents est étroitement imbriquée. Il existe bel et bien une dépendance de l’Europe vis à vis de l’économie des USA, dépendance au niveau d’échanges dans les deux sens. L’étroit mélange du politique et de l’économique, se servant l’un l’autre, empêche, de fait une séparation des deux continents, même si elle est souhaitable. Les manoeuvres persistantes, voire les menaces, de la part des USA, qui ont entouré les négociations avec l’Europe en matière de la vaste catégorie des services, visait entre autres à laisser dominer toute l’industrie de l’audiovisuel européen par les USA. Ajoutons la course aux OGM, les viandes aux hormones que les USA veulent imposer sur le marché européen, les subventions innombrables à la recherche et à l’industrie (Boeing) etc. Cela au nom de la libre concurrence. Ce dernier pays est à l’origine de nombreuses attaques économiques et culturelles contre l’Europe.

    J’adhère généralement à votre propos, mais le combat est, et sera, très difficile à mener et se situera sur des fronts très différents : politique, militaire, économique, culturel, technologique, etc. presque sur tout.



  • Jason Jason 26 décembre 2007 11:12

    @ swann et à ceri, Pour moi vous dites à peu près la même chose sur le fond. Swann oppose les idées aux soi-disant opinions de Ceri, ce qui est un mauvais procès ; et après, la conversation s’envenime. Il faudrait plus qu’un court article sur Agoravox pour arriver à des « vérités », si toutefois les faits discutés permettaient des conclusions claires. La politique, l’économie, la société, mêlent une infinité d’éléments conjecturaux, lesquels, quand on les discute, n’apportent que d’autres possibilités, disons 30 à 40% de faits mesurables et le reste en hypothèses. Votre différend est regrettable.

    Pour ma part j’apprécie l’information apportée par Ceri ainsi que la mise au point (malgré un reproche injuste) de Swann.

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