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JC. Moreau

JC. Moreau

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  • Premier article le 07/02/2007
  • Modérateur depuis le 15/02/2007
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Derniers commentaires



  • JC. Moreau JC. Moreau 18 juin 2009 16:48

    @ L’auteur, merci d’avoir lancé le débat !

    Le débat qui s’annonce au Parlement, ainsi que les consultations qui vont le précéder, vont poser une question tout à fait originale.

    En effet, l’interdiction du port du voile imposée aux élèves et aux enseignants de l’école publique ainsi qu’aux fonctionnaires trouve sa justification juridique dans la notion de neutralité du service public. En d’autres termes, il s’agit d’une justification « négative » destinée à assurer le pluralisme des opinions en restreignant le prosélytisme.

    Par exemple, lors de l’adoption de la loi du 15 mars 2004, qui dans sa génèse visait essentiellement le port du foulard islamique, il a été décidé au final d’interdire « le port de signes religieux ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ». En clair, la loi en elle-même était une mesure de pacification mais ne contenait en elle-même d’affirmation positive. Elle « incarnait » la neutralité.

    Tandis que dans le débat qui va s’ouvrir, le principe de neutralité ne pourra pas servir de fondement à une interdiction légale du port de la burqa. Car le principe de laïcité se décline en deux règles distinctes : principe de neutralité religieuse pour le service public, mais principe de liberté religieuse dans l’espace public.

    En d’autres termes, pour justifier l’adoption d’une loi interdisant le port de la burqa dans l’espace public, je ne vois pour l’instant que deux options :

    -Soit une affirmation sans détour de l’incompatibilité d’un symbole qui constitue une négation incarnée du principe de l’égalilé entre les hommes et les femmes, et qui constituerait par conséquent un première condamnation législative explicite d’une pratique radicale de l’Islam.
    [ En ce sens, les parlementaires pourront s’appuyer sur l’arrêt du Conseil d’Etat ayant refusé la naturalisation à une salafiste marocaine, ainsi que sur les récents arrêts « Dogru contre France » et « Kervanci contre France » rendus par la Cour europénne le 4 décembre 2008, lesdits arrêts ayant notamment estimé que « Le pluralisme et la démocratie doivent également se fonder sur le dialogue et un esprit de compromis, qui impliquent nécessairement de la part des individus des concessions diverses qui se justifient aux fins de la sauvegarde et de la promotion des idéaux et valeurs d’une société démocratique »]
    -Soit une solution en faux-fuyant, vide de tout signification positive, et qui consisterait à adopter une interdiction générale de dissimuler son visage dans l’espace public, comme c’est déjà le cas en Belgique.



  • JC. Moreau JC. Moreau 16 mai 2009 20:38

    @ Abdelkader 17

    Vous dites "L’heure est au philosémitisme, ça vous regarde de donner l’interprétation que vous voulez aux déclarations de Y Gouasmi, mais Svp arrêtez un peu avec cet argument et ces accusations constantes d’antisémitisme, ça devient ridicule et surtout contre productif.« 

    Il me semble pourtant avoir très clairement souligné que les propos de M Gouasmi pouvaient être interprétés de DEUX façons différentes, et avoir également expliqué pour quelles raisons, dans la première comme dans la seconde interprétation, ceux-ci me paraissaient dépourvus d’intérêt. En réduisant mon propos à une accusation d’antisémitisme envers le PAS, vous ne faites somme toute qu’user des grossières manoeuvres que vous dénoncez chez les autres. Bref, fidèle à votre parti anti on ne sait trop quoi, vous tutoyez les éoliennes.

    Ensuite, s’agissant de la question du traitement médiatique sur l’opération Plomb durci, je trouve l’argument de parti pris pro-israelien des médias assez fragile lorsque l’on sait que le nombre de victimes palestiniennes annoncées, que je sache, reflétait plutôt les estimations du Hamas que celles de Tsahal.

    Enfin, si quelqu’un pouvait m’en dire plus sur »ces sionistes qui se cachent derrière chaque divorce", je suis vraiment preneur ... même une explication vaguement théologique, à la limite, pourrait faire la blague.



  • JC. Moreau JC. Moreau 16 mai 2009 19:10

    @ Cosmic,

    Hmm Hmm Même pas encarté encore et déjà catalogué comme dissident, à peine à mots couverts... Dites, ce catéchisme de l’exclusion, ça va vous conduire tout droit à la fondation d’un PS bis repetita, non ?



  • JC. Moreau JC. Moreau 16 mai 2009 18:26

    @Abdelkader17,

    Bonjour,

    Dans l’un de vos commentaires, vous dites : "la parti anti sioniste à autre chose que du vent à vendre, il dénonce la mainmise du lobby sioniste sur les institutions de la république, c’est quand même un tout autreprogramme"



    À supposer que le P.A.S. ait un réel programme, il faut tout de même reconnaître que sa façon de présenter celui-ci est pour le moins déroutante. Je pense plus particulièrement à certains propos de Yahia Gouasmi, lequel n’hésite pas à soutenir par exemple, et ce le plus sérieusement du monde, que "derrière chaque divorce, il y a un sioniste".

    Alors je veux bien que l’on doive le rétablissement du divorce en France à Alfred Naquet, qui avait effectivement des origines juives. Mais tout de même, le réintroduction du divorce, c’était en1884 : un peu prématuré pour parler de sioniste ! Donc voyez vous, même en cherchant bien et loin, j’ai du mal à déceler autre chose qu’un vaste délire dans les annonces du PAS. Aussi je serais curieux d’entendre vos explications sur cette dénonciation du sionisme comme cause majeure de dissolution du lien conjugal. Ne serait-ce que par simple curiosité juridique.

    À titre subsidiaire, si vous pouviez également me toucher deux mots sur le fait que le même Yahia Gouasmi, vers la 24eme minutes de la conference de presse du PAS du 24/04/09, fait expressément l’ amalgame entre « les sionistes » et « le peuple juif » lorsqu’il fait sa profession de foi :
    « Nous sommes là pour libérer la France. Ce sont des paroles très lourdes qui n’engagent que moi, elle n’engagent même pas mes amis. Nous allons le combattre (le sionisme) ici en France. Si nous réussissons ici en France, et que nous révélons sa vraie nature, alors la Palestine sera libérée, alors la France sera libérée, alors l’Europe sera libérée, alors l’Amérique sera libérée, alors le monde sera libérée… C’est notre foi, nous le croyons.
    Nous avons une juste cause : c’est le Mal et le Bien, et nous représentons la partie du Bien. Pourquoi ? Parce que nous avons une nature humaine ! Lorsque nous voyons un criminel, nous disons que c’est un criminel. Vous, vous voyez les crimes que le sionisme a commis depuis 60 ans et parce qu’il y a eu quelque chose en Allemagne, avec une histoire, et bien sûr très lourde de conséquences pour le peuple juif, vous accepter tout ce qu’il fait ? »

    Dans la dernière phrase, c’est bien du « peuple juif » qu’il s’agit et non du sionisme, et qui est ainsi décrit comme le Mal à combattre, comme l’antithèse de la nature humaine.
    Alors peut-être me direz vous qu’il s’agit simplement d’une regrettable erreur de langage, et que Y. Gouasmi voulait simplement dire "Et parce que le peuple juif a souffert, vous accepter tout ce que le sionisme fait ?" Auquel cas cela signifierait, de façon implicite, que certaines choses peuvent être acceptées dans ce que fait le sionisme (sinon il n’y aurait pas lieu de préciser « et vous accepter TOUT ce qu’il fait ? ») et par conséquent, que l’existence même d’un parti exclusivement anti-sioniste n’a aucune légitimité, sauf peut-être celle d’un ressentiment qui peine à cerner son propre objet.

    Bref, dans la première comme dans la seconde hypothèse, le programme du PAS reste du vent. Ce qui ne me poserait aucun problème à titre personnel (le PAS ne serait pas le premier parti sans programme politique) si le vent en question,dans la première hypothèse, ne soufflait pas en direction d’une communauté déterminée.





  • JC. Moreau JC. Moreau 13 mai 2009 19:37

    @l’auteur

    Dans son rapport 2007, Frontex a recensé 163 903 entrées illégales en Europe. Un an plus tard, en 2008, ce chiffre est de175 000, soit une hausse de 9% sur une année, mais essentiellement due à une augmentation des interceptions en mer aux larges de l’Italie et de la Grèce. Précision qui a son importance, Frontex prétend se fonder sur des données fournies par les Etats membres pour établir ces chiffres.

    En France, on a ainsi détecté 5 748 entrées illégales, soit 3,5% du nombre total des entrées illégales en Europe. On est très loin des chiffres évoqués par Sarkozy en 2006. Alors ministre de l’Intérieur, il prétendait qu’entre 80 000 et 100 000 clandestins entraient sur le territoire national chaque année. Un chiffre 15 fois plus important que celui qui nous est rapporté par Frontex.

    Cette différence s’explique peut-être par le fait que Frontex, de ce que j’ai compris de votre article, ne prend en considération que les entrées illégales recensées. Tandis que les chiffres du ministère de l’Intérieur intègrent également une projection statistique des entrées illégales qui échappent à son contrôle.


    Autrement dit, la France détecte autant de sans-papiers que l’Espagne. Or, « la situation géographique de l’Espagne, “porte d’entrée” de l’Afrique, explique ce phénomène (l’immigration illégale) », comme en témoigne une note du centre Robert Schuman, un centre de recherche sur les questions européennes. Mais peut-on en dire autant de la France ? En effet, comment se fait-il que les chiffres de la France soient plus importants que ceux de l’Espagne alors qu’elle est nettement moins exposée, compte tenu de sa situation géographique.

    Une réponse possible à votre interrogation me semble être que, si l’Espagne fait figure de « porte d’entrée » de l’Afrique, la France semble bien placée (et la géographie aurait quelque peu tendance à me donner raison) pour occuper le rôle de « porte de sortie » vers la Grande Bretagne.

    Enfin, à propos de votre conclusion sur l’utilité de l’Agence Frontex, sa fonction ne se limite à l’élaboration de rapports annuels mais inclut également la coopération opérationnelle entre chaque Etat.

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