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JC. Moreau

JC. Moreau

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  • Premier article le 07/02/2007
  • Modérateur depuis le 15/02/2007
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Derniers commentaires



  • JC. Moreau JC. Moreau 26 avril 2009 20:16

    @ Marianne

    Vous parlez d’« un phénomène autrement plus complexe », mais je ne lis
    RIEN dans votre article qui explique le phénomène, pas même le commencement
    d’une explication.

    L’explication y est, mais vous n’avez pas su ou pas voulu la lire, étant donné que le premier facteur favorisant la délinquance réside précisément dans la tolérance individuelle à son égard. Les nombreuses réactions de déni après cette agression ne font malheureusement que mon conforter dans cette opinion.

     
     
     
    Pour vous la seule raison de son acte est que ce jeune n’est pas blanc et
    qu’il est raciste.

    Si vous relisez plus attentivement, vous comprendrez que le caractère exclusivement raciste ou non de l’agression est pour moi secondaire dans cette affaire - tout en estimant cependant qu’il est aberrant de nier cette dimension de l’agression - et que je m’intéresse en réalité plus au comportement ultérieur de la victime qu’aux motivations profondes des agresseurs.
     
     
     
    Vous ne vous interrogez même pas sur la question de savoir si ce racisme
    que vous lui prêtez : « sale français » (admonestation que je ne suis pas
    sûre d’ailleurs d’avoir entendu, la video n’étant plus disponible sur le
    net) est une réponse au racisme dont il est lui-même l’objet dans sa vie
    quotidienne.

    Au contraire. J’en suis même quasiment convaincu. Mais ce qui me distingue de vous, c’est que je considère qu’il ne lui suffit de croire que son racisme est une réponse légitime à celui qu’il a pu subir pour qu’il ait raison de le penser.
     
     
     
    C’est problématique car une des causes de son racisme est sans doute le
    vôtre.

    Commencez par trouver dans mon article ou dans mes commentaires de quoi étayer votre accusation.
    Sinon, à défaut d’éléments tangibles, il vous reste toujours la méthode Royal... Je vous écris le texte, vous gagnerez du temps :

    « Cher étudiant, au nom de la France blessée par votre agression, je tenais à m’excuser pour le racisme de JC. Moreau, lequel a commandé à votre tragique destin par ses pensées jugées impures et qui vous ont désigné à la vindicte légitime de vos agresseurs, elles-mêmes victimes auprès de qui je tiens, par la même occasion, à présenter mes plus sincères excuses pour la vive douleur que leur cause aujourd’hui le remords accablant qu’ils éprouvent d’avoir été contraints de commettre un tel acte malgré eux ».
     



  • JC. Moreau JC. Moreau 26 avril 2009 19:27

    @Wesson

    Bonsoir,

    À titre préliminaire, vous m’excuserez donc d’avoir insulté votre intelligence, tout en espérant que vous saurez reconnaître que votre réponse précédente, de par son laconisme excessif, ne suggérait pas véritablement que vous en soyez pourvu.

    Ceci étant dit, allons au vif du sujet.

    Ma « sensibilité » sur la délinquance, comme vous dites, elle est un brin inscrite dans le code pénal comme fondement du vivre ensemble.

    Ensuite, un comportement n’a pas besoin d’enfreindre une loi pour être immoral, de même qu’un comportement n’a pas besoin d’être une obligation légale pour être non seulement moral, mais encore souhaitable.
    Par exemple, selon l’article 223-6 du code pénal, le délit de non-assistance à personne en danger ne peut être reproché à la personne qui n’a pas tenté d’empêcher un crime ou un délit, dès lors qu’elle peut invoquer le fait que son action aurait présenté un risque pour elle-même ou pour un tiers. En clair, la loi n’oblige pas à défendre autrui au péril de sa propre intégrité physique.

    Faut-il pour autant en conclure que la loi et la morale interdisent de porter secours à autrui en cas de risque pour soi-même ?

    Bien évidemment non. D’une part, l’article 122-7 du même code accorde le bénéfice de l’irresponsabilité pénale à « (…) la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace. » Et d’autre part, l’article 73 du code de procédure pénale prévoit également que « Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement (les agressions de personnes), toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche ». Bref, défendre la victime d’une agression n’est pas une obligation légale, et pour autant, s’en abstenir est le plus souvent immoral si l’on considère que le risque invoqué est, dans la grande majorité des cas (ex : le déséquilibre entre les agresseurs et les passagers), un commode expédient pour maquiller son individualisme et sa lâcheté.

    Pour ce qui est de la victime, aucune obligation ne lui imposait de porter plainte contre ses agresseurs ou contre les diffuseurs de la vidéo. Et pourtant, elle a choisi de le faire contre les diffuseurs, et non contre ses agresseurs jusqu’à il y a peu.

    En d’autres termes, elle a fait un choix. Qu’il ait été dicté par la peur dans le premier cas, (ou si l’on retient votre théorie parce qu’il aurait estimé que son agression n’était pas si grave que cela) et qu’il ait été commandé par une volonté de lutter contre l’instrumentalisation de son agression, ne change rien à cette donnée fondamentale : la victime a fait un choix, et celui-ci nous révèle une échelle des valeurs particulières.

    Et là où tout devient exceptionnel et beau comme une démocratie, c’est qu’aucune loi ne m’oblige à la partager, et qu’il se trouve même une abondante législation pour m’autoriser à exprimer mon désaccord avec cette échelle de valeur, et que, plus heureux encore, aucune loi n’exige pour que mon propos soit légitime que je me sois au préalable fait passer à tabac.

    Enfin, pour conclure, vous commettez une grossière erreur en pensant que j’appelle à un Etat plus sécuritaire, alors que j’espère à l’inverse une société moins tétanisée par la peur et où, en conséquence, les individus cesseraient de déléguer à l’Etat l’exercice des droits* qui leur sont déjà reconnus en vue de défendre leur sécurité.

    * Afin d’éviter toute déformation de mon propos (je sens se profiler la dénonciation du fantasme milicien), j’insiste sur l’importance du cadre légal dans lequel doit s’exercer le recours à la force à titre individuelle.



  • JC. Moreau JC. Moreau 26 avril 2009 15:39

    @Marianne,

    Merci pour votre intervention, parfaitement symptomatique de l’idéologie brièvement analysée ici.

    Ps : Vous noterez d’ailleurs que, dans les commentaires vers lesquels je vous renvoie, ce ne sont pas tant vos arguments qui sont dénoncés que leur systématisation, leur prétention à expliquer à eux seuls un phénomène autrement plus complexe qu’un simple rapport de cause à conséquence entre condition sociale et comportement délinquant.



  • JC. Moreau JC. Moreau 26 avril 2009 11:09

    @ Wesson,

    Je vous propose de résumer l’idée générale de mon article dans un langage aussi épuré que peut l’être le vôtre, mais avec un contenu sensiblement différent :
    Il en va des individus comme des peuples : le moyen le plus sûr pour eux d’obtenir la paix, c’est de faire valoir leur droit.
    La formule est de Ihering et ne date pas d’hier, elle fait même, paraît-il, le socle des sociétés civilisées. Elle est d’ailleurs presque aussi vieille que celle qui consiste à dénaturer les propos de son interlocuteur pour éviter le débat.

    Il ne s’agit pas de dire que l’agressé est un con, mais que son comportement est révélateur d’une tendance sociale, d’un rapport à la justice à rebours de ce qu’il devrait être.

    Mais je vois que je retombe dans mes travers habituels, dans ce crime absolu d’exprimer une pensée en des termes soigneusement choisis. Pour vous, je vais donc faire un énième effort, afin que la forme ne vous dissuade pas de vous intéresser au fond :

    -Dans un cas l’agressé a hésité plus de 4 mois à faire valoir ses droits, dans l’autre il n’a pas hésité un seul instant. Si vous avez d’autres explications que les miennes pour expliquer ce curieux sens des priorités, j’en prendrais connaissance avec grand plaisir, ou du moins avec curiosité.



  • JC. Moreau JC. Moreau 26 avril 2009 10:46

    @Le Peripate

    Merci pour votre précieux commentaire.

    Si l’on pouvait encore en douter, en effet, plusieurs interventions démontre que la racaille est devenue l’agent historique sur lequel certains apprentis révolutionnaires ont jeté leur dévolu, depuis que le prolétariat les désespère du Grand Soir.

    Pour certains effectivement, « la condition de la racaille est le produit de l’ordre bourgeois ». Votre formule résume d’ailleurs parfaitement les 2 phases de la « logique » qui est à l’oeuvre :

    1° Tout d’abord, une confusion entre condition sociale et comportement individuel, le second étant dans leur raisonnement une conséquence obligée de la première

    2° Ensuite, sur la base de cette confusion qui elle-même repose sur la négation du libre arbitre, l’imputation de la responsabilité exclusive des comportements délinquants à l’« ordre bourgeois », lequel est lui-même remplacé dans leur raisonnement par tout ce qui de près ou de loin manifeste la moindre attachement à l’idée de communauté nationale.

    Remarquez, il est possible que cette méthode fonctionne pour amener au grand clash tant souhaité. A force d’ériger les délinquants en représentants des populations issues de l’immigration, explicitement à droite dans le discours répressif, implicitement à gauche par recours à l’argument sociologique, toutes les conditions sont réunies pour que le ressentiment entre communautés n’en soit que mieux exalté.
    La petite faille dans le raisonnement de ces révolutionnaires, qui sans doute n’ont jamais lu Georges Sorel, c’est que le mythe dont ils ont besoin pour s’insurger risque de les manger tout cru...

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