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JC. Moreau

JC. Moreau

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  • Premier article le 07/02/2007
  • Modérateur depuis le 15/02/2007
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Derniers commentaires



  • JC. Moreau JC. Moreau 25 avril 2009 14:34

    @Sisyphe

    Relisez l’article avant d’y coller instinctivement votre doxa, et vous verrez que mon article parle moins du racisme des agresseurs que du sentiment d’impunité qui les caractérise (l’un des agresseurs se vantant d’ailleurs sur la vidéo d’avoir déjà été en garde à vue « la dernière fois »).

    Je sais que, par votre nature mythologique, vous avez vocation à refaire toujours le même chemin, mais rien ne vous interdit de changer de caillou de temps à autre. Enfin, chacun sa façon de vous imaginer heureux, hein ?



  • JC. Moreau JC. Moreau 25 avril 2009 13:01

    @ Gazi Borat,

    Le rapport de force inégalitaire est ce qui définit l’état de nature, mais il n’est qu’une composante parmi d’autres de la dictature, laquelle se caractérise avant tout par l’absence de contre pouvoir, ou autrement dit par l’institutionnalisation de l’arbitraire. Bref, l’inverse d’un Etat de droit.

    Pour un salarié, le droit du travail tend précisément à atténuer l’inégalité économique entre l’employeur et le salarié par le biais d’une norme, et même si la période actuelle démontre que ce droit est à moderniser, il n’en reste pas moins que si le monde du travail n’est pas une dictature, c’est précisément parce que ce droit du travail existe et que les salariés y ont recours contre les décisions parfois arbitraire de leurs employeurs.

    Je compte sur votre intelligence pour interpréter la phrase qui vous chagrinait tant, à la lueur de ces précisions que je m’étonne d’ailleurs d’avoir eu à formuler,



  • JC. Moreau JC. Moreau 25 avril 2009 10:38

    @Pie 3,14

    Quand vous parlez du « bon sens » de Gazi , à quoi faites vous faites référence au juste :

    - A sa relativisation de la délinquance au prétexte qu’elle existe depuis longtemps ?
    Croyez vous véritablement que la récurrence des délits les rend moins répréhensibles ?

    - Au fait qu’il assimile le racisme anti-français à une conséquence logique et légitime de l’incapacité de la société française à intégrer certains individus issus de l’immigration ?
    En inversant ce raisonnement, on pourrait tout aussi bien légitimer le racisme à l’égard des populations issues de l’immigration en leur reprochant de ne pas savoir s’intégrer, ce qui a d’ailleurs été le discours dominant jusqu’au milieu des années 80, et dont on sait qu’il n’a pas oeuvré pour la paix sociale, c’est le moins que l’on puisse dire.

    - Au fait qu’il suggère implicitement que les délinquants sont représentantifs des populations issues de l’immigration, en ce sens que la délinquance d’une minorité serait une réponse naturelle au sort qui aurait été réservé à la majorité des français d’origine étrangère ?
    C’est oublier un peu vite que la grande majorité des personnes issues de l’immigration, malgré le racisme dont ils ont été victimes, ont choisi de répondre autrement que par un racisme à rebours aux injures et aux épreuves subies.



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 avril 2009 20:15

    @Nicopol

    Comme l’a fort justement évoqué Lerian, vous avez exposé mieux que moi ce qui fait le ressort principal de cette affaire, notamment par votre analyse de l’injure et de sa signification à géométrie variable selon l’attachement plus ou moins grand à la notion de peuple.

    Pour les raisons évoquées dans l’article, je ne peux cependant totalement partager votre point de vue par rapport aux poursuites engagées par le jeune homme. Je vous concède bien volontiers, et je l’ai d’ailleurs précisé dans l’article, que le droit à l’oubli est naturel. Mais en l’occurrence, lorsque la victime fait primer ce droit à l’oubli sur celui de la réparation de son propre préjudice, je crois sincèrement que cette disproportion entre la volonté de poursuivre les diffuseurs de la vidéo et l’hésitation à poursuivre ses agresseurs nous désigne un mal profondément enraciné.

    Cordialement,



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 avril 2009 19:52

    @ Gazi Borat,

    Vous avez dit clichés ?

    "

    BOBIGNY (AFP) — La Cour d’assises de Seine-Saint-Denis rend son verdict dans le procès des trois auteurs présumés des violences ayant provoqué la mort, le 27 octobre 2005 à Epinay-sur-Seine, de Jean-Claude Irvoas, employé d’une entreprise d’éclairage public venu photographier un réverbère.

    Agés de 22 à 25 ans, ils sont jugés pour "vol accompagné de violences ayant entraîné la mort" et un quatrième jeune, de 21 ans, pour complicité. Le verdict est attendu dans la soirée.

    Dix-huit ans de réclusion ont été requis jeudi contre l’auteur principal de l’agression mortelle et 5 à 12 ans de prison contre trois autres jeunes renvoyés depuis mardi à Bobigny.

    Jean-Claude Irvoas, 56 ans, employé d’une société d’éclairage public, photographiait des lampadaires pour le compte de son entreprise au détour d’une balade en famille quand il a été pris à partie par deux, puis trois jeunes gens, le quatrième restant à l’écart. Ce 27 octobre 2005, en plein après-midi, il tombe sous les yeux de sa fille après un violent coup de poing à la tête asséné par Benoît Kusonika, 25 ans, qui s’était rendu à la police après douze jours. M. Irvoas décèdera quelques heures plus tard des suites d’un traumatisme crânien provoqué par sa chute.

    Kusonika, décrit comme réservé, élevé dans des principes stricts, a asséné "de nombreux coups« , pas seulement le »coup fatal" qu’il revendique, a estimé l’avocat général en requérant contre lui la plus lourde peine, pour « vol suivi de violences ayant entraîné la mort », un crime passible de la réclusion à perpétuité.

    Cette violence a été « facilitée » par son état (nuit blanche, alcool et de nombreux joints de cannabis fumés). Il a agi « aveuglé par sa haine des flics », a expliqué Camille Hennetier, car M. Irvoas s’était présenté par « naïveté » comme un policier de Nanterre pensant que cela « découragerait ses agresseurs ». Soulignant la « contradiction » entre le nombre de lésions relevées sur le corps de la victime (au moins neuf hématomes profonds autres que ceux causés par la chute) et les déclarations des accusés, l’avocat général s’est dit convaincu qu’ils « ne disent pas la vérité ».

    Hormis Kusonika, qui admet un seul coup, les autres nient avoir frappé le père de famille.

    Se fondant sur « les seuls éléments incontestables » du dossier, la vidéo-surveillance, par moments rendue inexploitable par des feuillages ayant masqué la scène, et les expertises médico-légales, Mme Hennetier a estimé que Samba Diallo, 24 ans et Icheme Brighet, 22 ans, "ont aussi dû porter coups de poings et pieds« , dans l’intention »plus prosaïque et crapuleuse" de voler l’appareil. Elle a demandé contre eux 12 années de prison.

    Contre Sébastien Béliny, 21 ans, le « guetteur » resté à l’écart de la scène, qui comparaissait libre, elle a requis 5 ans pour « complicité ».

    Selon Mme Hennetier, M. Irvoas a été "un intrus sur le territoire" de ces jeunes d’Epinay, dont deux vendaient du cannabis dans la rue du drame à Orgemont, un quartier « sensible », "supermarché de la drogue« . »Vous avez décidé ce jour-là qu’il était un hostile", a reproché Me Frédéric Champagne, avocat de la famille, à Samba Diallo, le premier à s’être élancé derrière la victime.

    Mais la compagne et les deux enfants de la victime, a insisté l’avocat, "ne sont pas venus faire le procès de la cité et des banlieues« , »il n’y a pas d’amalgame dans leur tête« .

    De la banlieue, la famille endeuillée retient »les 800 messages de compassion" laissés sur un cahier à la mairie d’Epinay.

    Si la famille a apprécié les « regrets » formulés au procès par les accusés, a souligné Me Champagne, elle a en revanche « mal vécu » le récit du « premier réflexe » de Sébastien Béliny et Samba Diallo, après leur fuite, d’aller « acheter une console de jeux » et d’y jouer. "Au même instant« , pas très loin, »des urgentistes regardaient un autre écran, celui du contrôle des organes vitaux de M. Irvoas, déjà en état de mort cérébrale"

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