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JC. Moreau

JC. Moreau

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  • Premier article le 07/02/2007
  • Modérateur depuis le 15/02/2007
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Derniers commentaires



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 avril 2009 16:48

    @Gazi Borat

    Nous restons encore dans l’instrumentalisation...

    Les agressions existaient avant d’être diffusées sur internet au mépris de la loi.

    Les images issues de systèmes installées dans les lieux publics ne sont pas destinées à être livrées en pâture pour servir un discours politique dont vous souhaitez faire la promotion. Elles sont à la disposition de la justice, et non du voyeurisme, même lorsque celui-ci se pare d’une vertueuse « dénonciation citoyenne ».

    Les agressions existaient avant d’être diffusées,elles étaient déjà dénoncées avant, et il a fallu que ces images soient diffusées pour cette dénonciation devienne audible. C’est semble-t-il ce dernier point qui vous chagrine le plus. Mais libre à vous de considérer que la médiatisation de l’agression est plus grave que l’agression en elle-même.

    Ensuite, la question soulevée par l’agression et ses suites est sociale bien avant d’être politique, raison pour laquelle vous ne trouvez dans mon article à une quelconque forme de surenchère pénale. En d’autres termes, vous me prêtez une discours politique qui n’est pas le mien.


    Je doute que vous appréciiez le fait que votre famille vous voient accoster une prostituée sur le périphérique ou que votre employeur vous voit vous promener alors que vous vous lui avez déclaré le matin même être malade.

    C’est ainsi..

    Un exemple où la personne supposée se plaindre de la diffusion des images n’aurait pas eu un comportement répréhensible aurait été plus indiqué... Une fois ramenées à l’agression du noctilien, vos comparaisons font désordre.

    La victime qui subit vos foudres parce qu’elle ne rentre pas dans votre jeu malsain n’est « acteur » qu’à la suite d’un délit, celui de la législation régissant la diffusion de telles images.

    J’ai du mal à voir où est le jeu malsain, à moins qu’il ne soit devenu particulièrement immoral de porter plainte contre ses agresseurs. Et encore une fois, le fait que le jeune étudiant ait été victime d’une agression ne fait pas ensuite de chacun de ses actes un modèle à suivre aveuglément.

    Il n’a, ni demandé à être agressé, ni même à ce que les images de son agression ne serve à une propagande rance d’extrème droite destinée à faire monter ce « fameux sentiment » d’insécurité.

    Effectivement. Mais dans le premier cas, il a estimé qu’il n’avait pas à intervenir dans le processus judiciaire, tandis que dans le second, il a immédiatement décidé d’être partie prenante des poursuites judiciaires déjà engagées par la RATP après la diffusion des images. Si vous avez une explication plausible pour expliquer son sens des priorités, je suis preneur, cela me permettra peut-être de m’endormir ce soir avec la sensation de laisser un monde moins désespérant que je ne l’ai trouvé en me réveillant.

    Au fait, quelles ont été les suites judiciaires de cette agression sur lesquelles votre article n’est guêre prolixe ?

    Pour être plus prolixe sur le sujet, il aurait fallu qu’il soit mensonger... Le procès des agresseurs n’a pas eu lieu (trois sur quatre avaient été interpellés peu après les faits et placés en garde à vue pour ouverture d’une information judiciaire). Aucune information sur une éventuelle détention préventive.

     Pour vous faire une idée du quantum de la peine qui leur sera éventuellement infligé, sous réserve des ajustements liés à l’éventuelle minorité de certains des agresseurs, et en prenant en compte qu’il n’y avait pas « violence avec arme », je vous laisse faire la comparaison avec l’histoire relatée ici.

    Ce à quoi il faut ajouter la suspension du policier (suite administrative plus que judiciaire, d’ailleurs) suspectée d’être à l’origine de la fuite, qui devrait bientôt passer en Conseil de discipline.

    Ceci étant dit, si vous ne souhaitez pas comprendre que le propos de mon article n’est pas de faire appel à une politique plus sécuritaire mais à une société civile moins résignée, ce qui implique une implication personnelle, et par là j’entends physique, de chacun contre ces agressions, je crois que nous allons l’un et l’autre perdre notre temps inutilement.

    gAZi bORAt



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 avril 2009 15:24

    @Hubert Bonnisseur de la Bath

    Au risque de vous décevoir, je ne vois pas en quoi instaurer une « nationalité en sursis » résoudrait quoi que ce soit. D’une part, une telle mesure constituerait pour le coup une véritable discrimination et un non sens juridique, puisque la sanction ne serait plus la réponse qu’appelle un crime ou un délit, mais la sanction d’une « qualité » partiiculière d’un délinquant (qualité qui résiderait si je suis votre raisonnement dans sa filiation...) D’autre part, sur un plan plus prosaïque, peut-on sérieusement croire que l’invention d’une nouvelle sanction aurait un quelconque effet à partir du moment où les victimes elles-mêmes cessent de porter plainte ?



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 avril 2009 15:11

    @morice

    Fort heureusement, le monde n’est pas aussi binaire que celui auquel vous aspirez (déduction faite à partir de la lecture occasionnelle de vos articles).

    Pour vous présenter la chose autrement : le fait que la victime n’ait pas porté plainte contre ses agresseurs résulte de deux hypothèses possibles, et qui ne sont pas nécessairement exclusives l’une de l’autre :
    - Soit le jeune étudiant est un humaniste exceptionnel, pardonnant à ses victimes et considérant que les hypothétique remords de ses agresseurs serait un plus cruel châtiment qu’une sanction pénale
    -Soit le jeune homme, plus simplement, n’a pas osé porter plainte àl’époque par peur des représailles.

    Ensuite, que cela vous plaise ou non, il est tout à fait possible que la seconde hypothèse justifie la première. Par ailleurs, une seconde lecture de l’article vous permettra, peut-être, de comprendre que mon propos n’est pas de reprocher à la victime d’avoir eu peur, mais d’amener à s’interroger sur le fait que cette peur soit encore si courante dans un Etat de droit.

    Ceci vous ayant été, je relève avec un certain amusement mêlé de dépit ( et oui, que de sentiments contradictoires....) que vous associez naturellement la notion de courage au fait d’injurier. Ce qui vaut tous les discours.



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 avril 2009 14:34

    @ Gazi Borat

    D’une certaine façon je crois qu’il me faut vous remercier d’avoir ouvert le bal. Je vais vous répondre point par point

    Encore ?


    Ca sent le réchauffé...

    Un phénomène courant quand la maison brûle.

    Les agressions ne sont pas un fait nouveau, les bandes non plus... Des Apaches aux Blousons Noirs puis aux Loubards, le premier niveau de la criminalité organisée n’est pas né au XXI° siècle.

    Tout comme la pédophilie, l’inceste et le viol... leur pratique récurrente les rend-il plus acceptable ? Cherchez dans un code pénal, vous les trouverez encore en bonne place dans le catalogue des tabous odieusement imposées par la société.


    Oui mais voila, grâce à la vidéosurveillance et à internet, le petit peuple peut s’effrayer grâce à un « snuff movie » habilement diffusé.

    Le phénomène, visible, devient insupportable.

    Visible, le phénomène devient surtout un témoignage embarrassant pour qui croit encore que l’insécurité est un « sentiment » , une affabulation de prolos. Visible, il renvoie également la population face à face avec ses contradictions, et la confronte aux dangers de la résignation.

    A quand alors des attouchements pédophiles en direct, une scène d’inceste en live, un viol devant la caméra ?

    Chiche ! Curieux de voir alors à l’aide de quels seront vous essaierez encore de relativiser.

    Oui mais, voilà, cette vidéo tombe à pic pour tenter de faire diversion aux résultats clamiteux de notre économie que les promesses pharamineuses de Mr Sarkozy n’ont pas permis d’éviter.

    Alors on nous ressert le bon vieux spectre de l’Insécurité.

    Quatre spectre, quatre… Mais dans le fond, ce sont des ectoplasmes, je vous l’accorde.


    A noter qu’ici, curieusement, ceux qui exploitent cette vidéo ne peuvent guère se placer en défenseur des victimes, comme à leur habitude, car celui qui fut la cible du tabassage refuse son instrumentalisation.

    Et c’est bien ce qui fait tout l’intérêt de cette affaire. Elle montre à quel point la résignation est entrée dans les moeurs, la victime ayant manifestement considéré qu’il était plus urgent de poursuivre les diffuseurs de la vidéo que les agresseurs, les témoins virtuels plutôt que les coupables.


    Qu’a cela ne tienne, il est régulièrement sali par tout ce que le net compte comme orphelins du Front National.

    C’est à ce moment du débat, j’imagine, qu’il me faudrait exhiber quelque preuve irréfutable de ma moralité politique et pleurer ma vertu outragée ?
    Salir la victime, dites vous ? Le jeune noctilien n’est pas une « victime » lorsqu’il engage des poursuites contre des sites internet. Il ne subit pas les plaintes, il les engage de son plein gré : c’est un acteur à part entière, libre de ses actes et susceptible d’être critiqué en conséquence.
    VIctime, il ne l’était qu’au moment de l’agression, et pour ce que l’on a pu en voir, je doute que les agresseurs aient véritablement été des nostalgiques du FN.



  • JC. Moreau JC. Moreau 24 avril 2009 14:31

    @ Gazi Borat

    D’une certaine façon je crois qu’il me faut vous remercier d’avoir ouvert le bal. Je vais vous répondre point par point

    Encore ?


    Ca sent le réchauffé...

    Un phénomène courant quand la maison brûle.

    Les agressions ne sont pas un fait nouveau, les bandes non plus... Des Apaches aux Blousons Noirs puis aux Loubards, le premier niveau de la criminalité organisée n’est pas né au XXI° siècle.

    Tout comme la pédophilie, l’inceste et le viol... leur pratique récurrente les rend-il plus acceptable ? Cherchez dans un code pénal, vous les trouverez encore en bonne place dans le catalogue des tabous odieusement imposées par la société.


    Oui mais voila, grâce à la vidéosurveillance et à internet, le petit peuple peut s’effrayer grâce à un « snuff movie » habilement diffusé.

    Le phénomène, visible, devient insupportable.

    Visible, le phénomène devient surtout un témoignage embarrassant pour qui croit encore que l’insécurité est un « sentiment » , une affabulation de prolos. Visible, il renvoie également la population face à face avec ses contradictions, et la confronte aux dangers de la résignation.

    A quand alors des attouchements pédophiles en direct, une scène d’inceste en live, un viol devant la caméra ?

    Chiche ! Curieux de voir alors à l’aide de quels seront vous essaierez encore de relativiser.

    Oui mais, voilà, cette vidéo tombe à pic pour tenter de faire diversion aux résultats clamiteux de notre économie que les promesses pharamineuses de Mr Sarkozy n’ont pas permis d’éviter.

    Alors on nous ressert le bon vieux spectre de l’Insécurité.

    Quatre spectre, quatre… Mais dans le fond, ce sont des ectoplasmes, je vous l’accorde.


    A noter qu’ici, curieusement, ceux qui exploitent cette vidéo ne peuvent guère se placer en défenseur des victimes, comme à leur habitude, car celui qui fut la cible du tabassage refuse son instrumentalisation.

    Et c’est bien ce qui fait tout l’intérêt de cette affaire. Elle montre à quel point la résignation est entrée dans les moeurs, la victime ayant manifestement considéré qu’il était plus urgent de poursuivre les diffuseurs de la vidéo que les agresseurs, les témoins virtuels plutôt que les coupables.


    Qu’a cela ne tienne, il est régulièrement sali par tout ce que le net compte comme orphelins du Front National.

    C’est à ce moment du débat, j’imagine, qu’il me faudrait exhiber quelque preuve irréfutable de ma moralité politique et pleurer ma vertu outragée ?
    Salir la victime, dites vous ? Le jeune noctilien n’est pas une « victime » lorsqu’il engage des poursuites contre des sites internet. Il ne subit pas les plaintes, il les engage de son plein gré : c’est un acteur à part entière, libre de ses actes et susceptible d’être critiqué en conséquence.
    VIctime, il ne l’était qu’au moment de l’agression, et pour ce que l’on a pu en voir, je doute que les agresseurs aient véritablement été des nostalgiques du FN.

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